22/8/2008

[ Gaza-Sderot, le teaser ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:53

Un pré-version du site est accessible ici, et sera actualisée régulièrement jusqu’à la mise en ligne, prévue début octobre, pendant deux mois.

logo gaza sderot

Gaza-Sderot est une des premières co-productions internationales d’ARTE faite pour le web uniquement. Elle est sélectionnée pour le prix Europa 2008.

Unité de programme Alex Szalat, équipe web Arte France, Susanna Lotz.
Co-producteurs : Serge Gordey (Bo Travail), Alex Brachet (Upian), Arik Bernstein (Alma Films), Osnat Trabelsi (Trabelsi Productions), Abd alsalam M. Shehada (Ramattan)

[ Le 888 : l'ergonomie par Orange ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:18

Orange a propose à ses clients un service de boite vocale un peu pénible. Quelques impression d’un client Bouygues depuis 10 ans qui découvre son nouvel opérateur.

- On peut pour rigoler utiliser la commande vocale, ce que j’ai fait, par défi ou par jeu, je ne sais plus. Il suffit de dire “suivant“, et Hop ! on passe au message suivant. L’ennui, c’est que ça prend aussi tous les bruits ambiants. Tout à l’heure, me voila en train de rappeler un numéro alors que j’avais rien demandé (mais mes voisins à l’arrêt de bus, si). Voila une option à désactiver dès demain matin, sans compter que je me fais moquer par ma femme en train de parler à mon téléphone (”supprimer”, suivant”, “oui”…).

- Les messages sont classés par ordre chronologique d’arrivée. Pour une raison que j’ignore, l’écoute partielle (on passe par la commande vocale “suivant” ou le dièse) conserve le statut “nouveau” au message, alors qu’elle devrait logique le marquer comme lu. Résultat : à chaque nouveau message, je me tape tous les messages depuis le début. Ou alors, je dois supprimer.

- pour passer d’un message à l’autre, la touche dièse n’est pris en compte qu’après le “bip“. Chez Bouygues, on pouvait taper 6 dièses d’un coup pour passer directement au septième.

- la lecture des message commence par une annonce fastidieuse. J’ai mis en italique les mots en trop qui servent à rien : “Bonjour, vous avez 8 nouveaux messages. Message reçu lundi 18 à 22h35″. Cela n’a l’air de rien, mais à la longue, ces mots intercalés sans aucune valeur d’usage gaspille le temps d’écoute. Chez Bouygues, là encore, on faisait dans le concis : pas de formule de politesse, pas de “message reçu” à la con (pourquoi faire ? Au cas ou on ait reçu autre chose qu’un message ? Un poulet frit ? Un arbuste du Japon ?)

- le temps de lecture de la voix synthétique est atrocement long, entrecoupé de silences pesants. Chez Bouygues, pas de temps morts, pas de silences. Tout ça dans l’idée édifiante de faire gagner du temps à l’utilisateur.

Tout cela ne représente pas un préjudice gravissime. Mais le problème est qu’ici ce n’est pas le temps réel qui est problématique (ça se joue à quelques secondes), c’est le temps perçu par l’utilisateur, qui souffre de tous ces délais inutiles qui font baisser de manière drastique son confort utilisateur.

Bon après, hein, c’est sur que pendant ce temps, on n’est pas non plus au fond de la mine en train de pousser des wagonnets…

21/8/2008

[ Fast track / fin aout ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:56

> Lundi, je suis en congé paternité pendant 11 jours calendaires (à ne pas confondre avec les jours ouvrés, habituellement utilisés dans le monde de la RH, allez savoir pourquoi on ne les utilise pas UNIQUEMENT pour les congés paternité). Donc n’essayez même pas de m’appeler pour des trucs à base de réunions importantes, je serais surement en train de faire des trucs de papa, comme me décrypter des manuels de fixation de poussettes ou boire du Gewurtz avec du saucisson (quoi ? Si j’ai envie ?).

> Lundi, c’est aussi la conf de presse de rentrée d’Arte. On va annoncer plein de trucs bien, dont un docu-fiction de 40 webisodes diffusé sur MySpace à partir d’octobre. Plus d’infos très bientôt.

> Je soupçonne certains de mes vénérés amis de confondre Twitter avec del.icio.us, et ça m’oblige à pousser un cri d’alarme à la face du monde contre cette dérive regrettable. Donc résumons. Le mauvais usage du touitte consiste à bookmarker comme un gros flemmard qui a la flemme de bloguer en nous infligeant des tinyurl pourries. Le bon usage du touitte consiste à tirer astucieusement parti de la contrainte de format (pas plus de 140 signes), au besoin à l’aide de son mobile, pour raconter des purs moments de vécu qui servent à rien, des historiettes de bon aloi, et des pensées à la con qui passent au moment où on en parle…

> Sarkozy aux Invalides : “Jamais je n’ai mesuré à tel point la solitude d’un chef de l’Etat devant les responsabilités qu’il doit assumer“. D’accord avec Versac : ce mec est un gros blaireau indigne. Il ne peut pas s’empêcher de parler de lui à toutes les sauces. On en a rien à branler de ses drames intimes et de ses cas de conscience. Qu’il aille voir un psy au lieu de se répandre en flaque devant la nation.

> J’ai un BlackBerry depuis une semaine. Je m’étais promis de pas me faire niquer par la communication totale. Je me suis fait niquer.

12/8/2008

[ 20minutes.fr en grève ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:37

C’est vraiment l’été : chose rarissime, la rédaction web de 20minutes.fr est en grève depuis hier 18h, mais personne n’en parle nulle part… (il semblerait que Johan, le rédac chef -et par ailleurs un ami, même s’il soutient Clermont-, soit en conflit avec la direction).

[UPDATE, le lendemain : trouvé une brève chez Backchich, LePost et ASI, et un billet chez Embruns et Tertulia]

10/8/2008

[ Aux JO, il y a aussi des non-français ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:02

Ils sont d’ailleurs beaucoup plus nombreux, et ne serait-ce que pour des raisons arithmétiques, ils gagnent aussi beaucoup plus souvent. Mais les journalistes télé, eux, ne s’intéressent pas aux étrangers, ils ne parlent que de NOS athlètes à NOUS, pendant des heures, sous tous les angles…

Résultat : au lieu de profiter des résumés des compétitions et de connaitre les histoires des champions, on a droit à des kilomètres de banalités sur les médaillés de bronze français, avec l’avis des spécialistes français, des chroniqueurs français, de David Douillet, des entraineurs français et des journalistes français, des parents français, des voisins de palier français. En 48 heures de JO, grâce à Canal Plus, j’ai tout appris sur la vie des archers picards ou des pongistes bretons meilleurs espoirs de médailles, mais rien sur ceux qui ont gagné, les champions, ceux qui sont arrivés premiers.

Il n’y a strictement rien de sportif dans le travail des télés sur Pekin, mais une avalanche navrante d’empathie cocardière, et un respect lamentable de la loi de proximité maximale (affective, géographique, sociale).

Malheureusement, pas de trêve olympique pour l’information qui prend ses ouailles pour des gros cons. On s’évertue depuis des décennies à construire l’Europe, on parle de nouvelles citoyennetés, mais nos journalistes à nous sont restés scotchés à la IIIème République période Adolphe Thiers.

Les journalistes sportifs des JO sont d’horribles ultimes collabos nonnistes, leurs diatribes sentent le rance, et ils font des champions les VRP de leur médiocrité.

PS : Et on dit “Pekin”, pas “Beijing” :

“et pourquoi pas København, Praha, London, Roma, Beograd, Krung Thep, Lisboa, Athinai, Warszawa”

7/8/2008

[ La télé publique sur Twitter ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:22

Arte avait le sien depuis mars dernier, c’est maintenant à France Télévisions de lancer son Twitter à l’accasion des JO de Pekin (non, je ne dirais JAMAIS “Beijing:) ). Il sert principalement d’appel à des news publiées sur le site, mais les libellés informatifs ont une valeur d’usage réelle (même si ce serait parfait en 140 signes pile, faisons la fine bouche).

Jamais autant parlé de Twitter (un crypto outil de micro-blogging que j’affectionne particuliérement) que ces derniers temps… D’ailleurs, on vous prépare aussi un petit truc pour la rentrée… Avant de Plurker ?

5/8/2008

[ Cher M. Numericable, ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:34

Je me permet de t’écrire sur mon blog, car ton service après-vente est fermé à l’heure qu’il est, et ça tombe bien, car je doute que ton téléconseiller bengali aurait compris toutes les subtilités de mon registre véhément que ma rancœur décuplée par ma soif de vengeance contre ta gueule aurait pu produire.

Je t’écris pour te dire que je te conchies, toi et l’ensemble de tous les cadres et actionnaires de ta maison, passés et futurs. Ton réseau est une vaste bouffonnerie intergalactique, et si je ne me suicide pas sur le champs d’être abonné chez toi depuis 2000, c’est que j’ai décidé de continuer à vivre pour assister un jour je l’espère à ta faillite retentissante.

Cher Numéricable, je suis intimement persuadé que tu es la honte de l’univers des sociétés de service, et ce depuis maintenant une bonne décennie. Même le poivrot du “Balto” au coin de la rue sait que tu as depuis ta création changé 4 fois de nom (Cybercable, Noos, UPC, Numericable) à chaque trop plein de clients mécontents, la dernière crise se soldant par des émeutes dans les magasins et la semi-liquidation du personnel, après laquelle, paradoxalement, le service s’est amélioré pendant quelques semaines.

Cette période réfractaire me fut fatale, car c’est là que j’ai décidé de me réabonner à ton réseau de chiottes, peut-être sous le coup de puissants hallucinogènes, l’histoire ne le dira pas car je n’ai pas pissé dans un bocal (mais je m’apprête à le faire sur ton décodeur).

Je suis même parti de la boutique avec un décodeur numérique HD avec disque dur intégré, celui-là même qui me joue des tours aujourd’hui alors que le concert de Pink Floyd à Pompei passe sur ma chaîne, et qu’à la place je rédiges ce billet, je te laisse imaginer l’état de méchante transe dans lequel je suis.

Cela a commencé par des enregistrement impromptus de chaînes d’Extréme-Orient, au petit jour, provoquant des cocasses scènes d’incompréhensions dans mon ménage (”Chérie, c’est toi qui as enregistré des danses kalmoukes à 5h05 dimanche ????“). Puis cela a continué par de facétieux changements de langue des menus (”Chérie, c’est toi qui a mis le décodeur en Magyar ???“), suivi de joyeux moments de reparamétrages à l’aveuglette (”Tu crois que ça veut dire “paramètres” en Magyar ???“). Ah ah ah, qu’il est bon de rire parfois.

Enfin, nous sommes passés directement au stade de changement de chaîne pendant l’utilisation. Par exemple, on regarde un film terrible où le bandit d’honneur sur son lit de mort révèle le nom du traitre, c’est…. Boum : sur Virgin17, NT1 ou NRJ12 ! Ah ah ah, qu’il est bon de rire parfois.

A coté de tout ça, la désynchronisation d’une demi-seconde entre l’image et le son sur les enregistrements ou le différé transformant tous les programmes en téléfilms mal doublés sont des peccadilles.

Je passe aussi bien entendu sur les 67 euros TTC que je paie pour bénéficier en retour de tout cet assemblage hasardeux et hétéroclite de technologie, alors que tous tes concurrents sont en dessous de la moitié. Je passe aussi sur le fait que les meilleurs tarifs sont réservés à tes nouveaux clients, et pas aux débiles comme moi qui sont abonnés depuis la nuit des temps, selon un principe marketing datant de la nuit des temps, celle où les calèches devaient rouler, et où tes clowns d’ingénieurs ont du faire les choix techniques qui valent encore aujourd’hui.

Je passe aussi sur tes publicités putassières annonçant la fibre dans mon immeuble, que j’ai eu la faiblesse inouïe de prendre pour argent comptant avant de repartir sous le bras avec la yaourtière que tu prétend appeler décodeur, et qui me fait foirer le concert du siècle pile ce soir.

Je me permet donc, cher M. Numéricable, en guise de conclusion, de vouer à nouveau ta mère aux gémonies, et t’assurer que je prépare illico pour demain un petit florilège de patience rentrée pour parler aux méritants prolétaires à qui tu assignes la lourde tâche de rattraper au téléphone les conséquences désastreuses des grossières et misérables options stratégiques et techniques choisies par tes dirigeants indignes.

Sois assuré de mon plus cordial mépris, et du fait que je ne compte pas me désabonner, à moins que tu me rembourses les 10 années d’abonnements dilapidées chez toi. A la place, je vais diligenter un programme de publication hostile, où ma haine glaciale de ta purulente incompétence sera étalée le plus outranciérement possible. Et ne ris pas, je l’ai déjà fait il y a trois ans.

Pour ce soir, ne t’inquiètes pas, je vais me faire un bon DVD, et je vais d’ailleurs en récupérer d’autres dès demain car je penses que comme la dernière fois, tu va mettre au moins 3 semaines avant de rétablir la service, je comprend, c’est compliqué, les 35 heures, le mois d’aout, etc.

Et alors que le crépuscule est déjà tombé sur les toits de la ville, je vais m’endormir en me rappelant la première fois que j’ai eu un contact avec toi, en 2000, ton installateur agréé avait proposé de m’installer un décodeur internet pirate contre 200 euros en liquide (que j’avais décliné), et que je ne m’étais pas méfié, alors que le premier analphabète aurait perçu comme un léger souci dans la pérennité de ta boite.

Bonne soirée, donc, et que la listériose te pousse dans les bureaux pendant l’été.

Signé : le millionième conard de client qui comprend trop tard.

[UPDATE 15h57 le lendemain : Incroyable ! Moins de 24 heures après avoir écrit cette note, Numéricable M'APPELLE de sa propre initiative, et me propose de passer en boutique changer mon décodeur. Je vous tiens au courant du reste de la procédure. Je n'ose me réjouir, mais la bonne foi m'oblige à la signaler]. Ceci dit, au lieu de glander sur la blogosphere, ils feraient mieux de s’occuper de leur réseau pourri :) ]

[UPDATE 2 - 10h20 mercredi 13 aout : Problème réglé. La hot-line m'a rappelé lundi de sa propre initiative a nouveau, voyant que je n'étais pas passé en magasin. Ils m'ont envoyé un technicien qui -magie du mois d'aout ou du shaming - avait un créneau le surlendemain. Il est arrivé à 10h pétantes (pour un rendez-vous entre 10 heures et midi). il a changé la boiboite, m'a fait signer un papier, puis s'est eclipsé... A moi le canoë et la lutte gréco-romaine pour ma journée de RTT... J'ai même la VOD qui marche :) Moralité : un blog vaut mieux que eux tu l'auras à 3,67 euros la minutes. Et maintenant, on sait que Numéricable utilise Blogsearch...]

4/8/2008

[ On a quand même bien bossé #1 ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:11

ARTE Live Web, c’est plus de 250 programmes originaux tournés pour le web en un mois, dont la moitié de spectacles en direct et différés, une quinzaine de festivals, des dizaines d’artistes, un système de visionnage de vidéos perfectible mais monté en 2 semaines, des meta-données en français et allemand en temps réel, des moments de bravoure, des plantages, mais au final la satisfaction d’avoir plus appris en 4 semaines qu’en 4 mois.

En prime, un moment de grâce unique d’une artiste qui m’était inconnue jusqu’à ce soir : Buika. Tourné à Sud’Arles pour arte.tv.

Merci à José, Marc et ses équipes, Laure, Antoine, Nathalie, Audrey, l’unité de spectacles d’ARTE France, le service multimédia de Strasbourg, la 7video, ceux que j’oublie et et les nombreux producteurs pour nous avoir accompagné sur ce mois de juillet. La jauge est à 150 000 visionnages à fin juillet, et c’est pas fini.

26/7/2008

[ L'avenir de la télématique ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:08

“Aux USA la télématique a du mal à s’implanter, peut-être parce qu’on trouve plus d’ordinateurs personnels. Depuis septembre, grâce à un accord de partenariat entre France Télécom et US West, le Minitel et l’annuaire électronique sont en train de s’implanter dans la région de Minneapolis.”

Bernard Marti, directeur technique du centre commun d’études de télévision et de Télécommunications à Rennes, dans l’Humanité du 27 novmbre 1993 (chapeau pour la profondeur gratuite des archives).

Thx to Geekette.

25/7/2008

[ Lotus Domino, abération contemporaine ]

Nulle autre création humaine que Lotus Domino ne peut illustrer aussi efficacement la notion de spécifications inutiles et de faillite ergonomique. Et faire rire tes amis qui ont Gmail à la place.

La capture ci-dessous a été faite ce vendredi 24 juin 2008, à 1h10. Elle représente le menu déroulant s’affichant sous la commande “répondre”, lors de la lecture d’un mail (qui chez Lotus s’appelle “mémo”, allez comprendre).

Si comme moi tu es plongé dans des abîmes infinis de perplexité à la vue de ces choix pléthoriques, alors tu me rassures. Là où nimporte le plus minable des tâcherons de concepteur aurait avec raison opté pour deux boutons “répondre” et “répondre à tous”, le designer de cette interface homme-machine a voulu prouver que dans le binôme susnommé, force doit rester à la machine, et sans doute qu’il avait de plus grosses couilles que le premier venu.

Il a donc eu cette brillante idée d’encascader des choix d’un usage saugrenu, au cas où quelqu’un aurait l’idée encore plus saugrenue de s’en servir.

Car, même avec 42° de fièvre et une turista affectant notablement la faculté de raisonnement, on ne peut se figurer sérieusement qu’un usager va vraiment éprouver dans sa pratique l’une de ses options (ma préférée restant définitivement la “réponse à l’expéditeur avec historique de type internet“, qui a peut-être quelque fans dans la péninsule du Yucatàn, ça doit être pour ça que je peux pas comprendre).

Il y a également beaucoup à dire également sur les choix graphiques effectués par les équipes de développement de ce logiciel, principalement avant 1987, car selon toute vraisemblance tout travail sérieux a du être stoppé à cette époque.

On résumera ici la Dogma Lotus Domino en matière de design, vous allez voir, c’est assez succinct :

  • tous les pictos seront bannis, sauf trois : la corbeille (pour mettre un message à la poubelle), l’imprimante (pour le mettre à la poubelle aussi, non je déconne, c’est pour imprimer), et la flèche rotative (pour relever le courrier, ce que Lotus appelle réellement “mettre à jour la vue actuelle”, c’est plus simple). Ces pictos seront limités à 10 pixels de coté, grand max, c’est à dire plus petits que le pointeur de la souris, et en une seule couleur.
  • à la place des pictos, priorité sera donnée aux libellés en mode texte, tous redondants, écrits petits, et utilisant une terminologie exclusive à Lotus. Si possible, les termes utilisés pour désigner des choses seront différents dans la version Webmail (Domino) que dans la version client-serveur (Notes, oui, ça existe aussi) : par exemple dans un cas on parlera de “mémo”, dans l’autre “message”, pour désginer ce que l’humanité appelle “e-mail”.
  • le choix des couleurs se résumera à une : le beige pas beau.
  • pour ouvrir les “mémos”, le logiciel fera appel à un pop-up immédiatement bloqué par les fonctionnalités de protection contre les fenêtres publicitaires intempestives. Le délai d’ouverture sera réglé sur “très long”, pour laisser gouter à l’utilisateur le frisson de l’attente.
  • la saisie semi-automatique (ou auto-complétion) des adresses mails sera prohibée, et toute tentative de constituer un carnet d’adresses (et a fortiori de l’utiliser) sera découragée par des manoeuvres dilatoires (la première étant l’impossibilité de consulter ses contacts en mode distant).

Je vous laisse continuer ce catalogue, en rappelant qu’il n’y a ici que de l’authentique.

[UPDATE 24 juillet, 23h : je viens de pleurer de rire tout seul en lisant quelques unes des 80 raisons pour lesquelles "Lotus Notes Sucks", grâce à Padawan. Ne manquez pas cet extraordinaire "Poorly Designed Icons", ou le "Mail Message Shortcut Menu" ]

26/6/2008

[ Viteuf, again ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:47

Je suis à La Rochelle, au Sunny Side of the docs jusqu’à demain. Nous sommes sur la piste des contenus crossmedia de demain, et nous flairons deja des bonnes prises…

En attendant, pendant que je suis pas là, le site web part à vau-l’eau, il paraît même qu’on va bientôt avoir du Hip-Hop dessus, et qu’on demande aux internautes de faire le boulot tout seuls

23/6/2008

[ Télédéclaré ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:15

Ami impécunieux et imprévoyant, cher contribuable : demain c’est ta dernière chance, donc ce soir c’est ta fête.

Ce doit être la privilège de l’âge : ce soir, j’ai de l’avance dans ma déclaration de revenu. D’ordinaire, je m’attèle à la tâche aux alentours de 22h30, le soir de l’expiration du délai de la mort qui tue. Mais cette année, foin de procrastination, haro sur le dilettantisme procédural : je m’y prend la veille. 24 heures d’avance, ça ne m’est pas arrivé depuis un temps lointain, où les Ami6 et autres Accadiane peuplaient encore les routes pittoresques de nos provinces, et où les présidents de la République épousaient encore des gros tromblons.

Il faut avouer que c’est pas la mer à boire. Le plus long, c’est toujours de retrouver la déclaration papier, celle où figure 2 numéros nécessaires : le numéro de télédéclarant, et le numéro fiscal. Chez les gens normaux, c’est dans le classeur vert, mais chez moi, c’est quelque part, là, avec “les papiers”.

Ensuite, on peut s’attaquer par la face Nord à l’étape d’authentification du bousin en titane inviolable, avec l’https doré au carbure de tungstène.

Donc résumons nous, pour nos lecteurs suisses pour qui tout ceci n’est que facéties :

  • je me munis de 2 numéros envoyés sur une déclaration papier.
  • je me munis d’un 3ème chiffre (sur un autre document): le revenu fiscal de l’an dernier
  • je supprime mon précédent certificat (car il loge sur un PC aujourd’hui disparu)
  • je recrée derechef mon certificat. Cette étape est primordiale, elle permet à l’administration d’être certaine que c’est bien VOUS qui allez déclarer vos revenus, et pas QUELQU’UN D’AUTRE. Oui, je sais.
  • je remplis les champs demandés, et faisant attention à ne pas me tromper. Si j’ai des enfants non-morts, je les déclare, car je fais des sacrées économies. Si j’ai des enfants morts, outre que c’est pas drôle, et bien d’un strict point de vue fiscal, il vaut mieux que ce soit après 16 ans, et pour faits de guerre.
  • si j’ai des rentes viagères à titre onéreux, je dois déclarer une case en fonction de la date d’entrée en jouissance.
  • si je comprend rien à la phrase du dessus, c’est que je n’ai surement pas de rentes viagères à titre onéreux.
  • si j’ai rempli la case revenu des lignes DC, CH, TS, TR déjà soumis aux prélèvements sociaux sans CSG déductibles, je dois être vraiment chiant dans les soirées entre amis.
  • si j’ai rempli la case GO, j’ai surement voté Sarko (il s’agit des autres revenus distribués et revenus des structures soumises hors de France à un régime fiscal privilégié).
  • si j’ai rempli la case pertes de l’année 2007 sur cession de valeurs mobilières, de droits sociaux et assimilés, je dois surement avoir tout racheté un quart d’heure après avoir vendu, car je suis un petit malin.
  • si j’ai des droits d’auteurs à déclarer, je suis bon pour chercher où ça rentre, car y’a pas de case. Une fois que j’ai trouvé grâce au moteur de recherche interne, je garde mon calme.Par exemple, ci-dessous, le détail qui tue.

    mais cherche mieux, putain...

    Pour les téméraires ayant trouvé le formulaire 2041-GJ, ci-dessous, un grand moment d’humilité fiscale, au premier alinea.

    Liste des exonérations d'imposition concernant les droits d'auteurs

Une fois que j’ai fini tout ça, je repars guilleret jusqu’à la prochaine année fiscale de référence. En attendant, je range le papier bleu des impôts pour le retrouver dans un an. Avec “les papiers”…

PS : je précise tout de même pour les amis commentateurs que je suis assez attaché au principe de l’imposition sur le revenu, et que je supprimerais donc tout commentaire qui sous couvert de bonhomie interactive masquerait de sournois anti-fiscalistes primaires.

14/6/2008

[ Animer les commentaires ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:28

A défaut de publier régulièrement, j’en profite pour ambiancer un vieux post.

30/5/2008

[ Teasing #2 ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:45

Enjoy.


Summer of the 70s : James Brown
envoyé par arte

15/5/2008

[ "PNC aux portes..." ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:38

Vous avez remarqué ? Je suis pas souvent là. J’ai écumé un peu les cénacles d’experts : après Toronto, j’ai filé à Lucerne (Suisse) pour le sommet cross-média de l’UER. Et là, je pars à Cannes pour un petit festival de cinematographe.

 Aeroport de Francfort, jolie mois d'avril 2008

Je vous promet, à défaut de compte-rendu (projet qui s’apparenterait à de la science-fiction, en ce moment), une collection de liens qui déchirent dès que je met la main sur une heure de temps libre.

 

22/4/2008

[ A Toronto, pour Hot Docs ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:29

(Et non les Hots d’Or, c’est trop facile).

 

Je pars demain pour le Canada, invité à faire partie d’un groupe de professionnels des nouveaux médias chargés de donner leurs points de vue argumentés sur les travaux menés dans le cadre d’un "interactive boot camp" par 4 équipes de documentaristes. J’interviendrai également dans une table ronde intitulée "Who is who in the digital Docland", et j’appréhende quand même un peu d’aller si loin parler de sujets dont les contours sont récents pour moi entourés de plein de gens qui ont l’air assez calés (en clair, je flippe grave, mais ça ira mieux après).

Si vous avez des adresses à Toronto, au fait, je prend en commentaires. 

[UPDATE - 24 avril, 14h heure locale : ça y est, le panel est passé, je m'en suis sorti, malgré une assez intimidante brochette de réalisateurs et producteurs multimedias  qui parlaient en anglais trop vite] 

21/4/2008

[ I sHuD haZ wEar mAh SuNgLaSSes ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:41

68bis, la grande opération de retroblogging ouverte avec les petits gars de Fresh bat son plein sur arte.tv/mai68. Nous en sommes maintenant au stade des lolcatz pompidoliens, dont voici un de mes préférés (fourni participativement par Clément).

 

 

 

Rappel des objectifs de l’opération pour l’équipe web d’Arte :

- mettre en avant une chronologie des évènements, de manière vivante
- servir de relais à la programmation thématique sur Arte ("point fort" antenne)
- s’appuyer sur les ressources du réseau, et mettre en valeur la participation
- permettre aux visiteurs de s’approprier les contenus
- proposer une autre clé d’entrée dans les contenus, notamment audio-visuels
- trouver un angle inédit
- tenter une collaboration avec une équipe externe

Il s’agit d’une tentative, dont les contours s’écrivent aussi en cours de route. Ce projet a été monté très rapidement, et nous permet de tester nos capacités à s’organiser autrement et s’approprier un mode d’expression.

Quelques infos concretes:

- plate-forme Wordpress, blog design by blogagency (crédits complets ici)
- environ 3 billets par jour
- revue de web en continu via del.icio.us/ronez/68bis
- stats via Google Analytics. Nous utilisons weborama pour l’ensemble du site, mais nous ne disposons que d’un tag générique pour tout le dossier mai68. J’ai donc installé un comptage supplémentaire via l’outil de Google (résultats : 1 940 visites depuis mardi soir, et 51 sites référents, pour un total de 18 000 visiteurs uniques sur l’ensemble du dossier mai 68 coté FR).

Pour le wiki, le démarrage est assez soft : 588 VU depuis mardi. Peu de mises à jour pour l’instant, il est vrai le concept est loin d’être tout à fait grand public. Mais on persévère…

 

 

 

15/4/2008

[ Mai 68 sur Arte.tv ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:49

Pendant que je ne publiais pas sur ce blog, j’étais en train d’apprendre un nouveau métier. Voici en avant première deux petits projets lancés ce soir, à l’occasion de la première soirée mai 68 sur Arte.

> Le blog 68bis : on refait 68 avec les vrais faits historiques et sociaux, mais avec le web d’aujourd’hui. Un téléscopage narratif entre deux époques, à travers la plume alerte d’un dénommé François Mansot. Vous pouvez lire nos histoires, faire la vôtre, ou consulter les documents d’époques relus, revus. Bonus : on peut même s’abonner en RSS au vrai fil AFP de l’époque (un exclusivité). Sur une idée originale de Dom W et Chryde (Fresh media), produit par Arte France. 

> le lexique franco-allemand de mai 68, en wiki. Sur la base de 68 mots fournis par notre rédaction allemande et traduit, modifiez ces définitions, ajoutez les votres pour raconter en wiki mai 68 avec style.

 

25/3/2008

[ Les chronologies bizarres de l'information ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:53

Thierry Gilardi est mort ce soir, je l’ai appris sur Facebook.

C’était via la status line de Laurent.

Aujourd’hui, l’info chaude va plus vite que les médias, même les plus chauds : Lepost.fr est allé se coucher (Ben alors, Benoît, c’est quoi cette info minute par minute aux heures des bureaux :) ), et 20minutes a publié l’info dans les premiers, mais avec près de 3 heures de retard… sur Wikipédia, où quelqu’un a modifié la page à 19h25, soit 2h20 avant que Rolland Courbis n’en parle sur RMC au téléphone vers 21h45 (annoncé sur le site de la radio à 22h09).

Conclusion hâtive en forme de maxime à la con : l’info n’est jamais là où elle devrait, et moins tu la cherches là où elle est, plus tu la trouves. Et aussi la contre-maxime corollaire qui va avec : le web, c’est bien pour reconstituer la chronologie qui nous échappe…

(Une pensée pour Thierry Gilardi, d’une part parce-qu’il faisait son métier avec une forme heureuse de conviction, et une absence honorable de mauvais gout dans une discipline qui n’en est pas exempte, et d’autre part, parce-que ses proches doivent penser qu’il aurait pu attendre quelques années avant de rejoindre la mauvaise catégorie…)

 

25/2/2008

[ Christophe Barbier, sur les médias en 2028 ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:01

Parmi l’ensemble des interventions des 15 professionnels des médias qui étaient amenés à répondre en public jeudi soir lors de la soirée Medias 2028, il faut absolument visionner celle de Christophe Barbier (ici aussi), qui se livre à un grand numéro sans en édulcorer les chiffres précis. Un pur exercice de style, du grand style.

 

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