[ J'ai participé au chat du journal du Net ]
NB : Comprendre “Tchat”, et non pas petit félidé (ceci pour les lecteurs chatophobes).
A l’invitation de Ludovic Tichit, du JDN Solutions, j’ai chatté jeudi dernier pendant une heure sur le journal du Net. La retranscription est chez le JDNet, mes impressions ici bas.
Ayant principalement utilisé le chat pour des applications ludiques, j’étais un peu dubitatif en y allant. Sandra m’avait tout de même rassuré par mail la veille que “Et non, le chat du Jdnet c’est très intéressant“. Fichtre. En plus, il y a une webcam (j’ai donc fait péter la chemise repassée).
J’ai un bon souvenir de cette expérience. J’ai été surpris de voir autant de monde et de questions, assez exploitables, dans la mesure où même si l’on est un peu pris par le temps, on peut formaliser par écrit des réponses.
A signaler que c’est modéré, à savoir que Ludovic avait un interface où se concentraient les questions, et qu’il faisait le tri, les envoyant selon un ordre qu’il jugeait pertinent. C’est frustrant pour les utilisateurs avancés (d’autant qu’on ne voit pas les pseudo des connectés, et que j’ai ainsi loupé des gens que j’aurait volontiers identifié) mais au moins on peut se concentrer sur la réponse.
Pour l’éditeur, c’est doublement intéressant : il mobilise des lecteurs sur un évènemenent, et après réécriture, le chat est publié sous forme de questions/réponse le lendemain, constituant ainsi de la matière éditoriale à bon compte.
Je vous laisse juger de la profondeur des propos. Perso, j’aime bien cet auto-extrait, dont Ludovic a emoussé la réponse que j’avais faite, car cette question est légitime, mais je l’entend trop souvent (mes excuses à la personne que j’ai accusé de maniement abusif du “souverain poncif”) :
Trop d’info tue l’info ! Qu’en pensez-vous ?
["AAARGH", commentaire in peto du chatteur interrogé]
Mieux vaut trop que trop peu ! L’abondance de l’information est une composante essentielle de la civilisation d’aujourd’hui, mais je ne pense pas que cela ira jusqu’à en tuer le sens et la pertinence. Les infos valables trouvent de nouvelles manières (tag, auto-indexation, logique d’influence, networking, syndication, …) pour atteindre leurs cibles.“Web are conversations” disait David Siffry (P-DG de Technorati) : nous sommes effectivement à une stade où les conversations sont écrites (via les produits de nanopublication). Ce qui était autrefois volatil devient permanent et dure dans le temps. En ce sens, j’y vois non pas une menace mais une chance pour le savoir. A condition que nous ne nous départissions pas de notre capacité à inventer de nouvelles manières de chercher, d’explorer et de valoriser ce savoir.
J’utilise aussi parfois la métaphore du bout de bois (quand on est un piètre théoricien, on utilise des métaphores…) : un bout de bois, ça flotte dans une bassine, mais aussi sur un lac. Pourtant, le deuxième contient plus d’eau. C’est pareil pour les infos intéressantes : vous pouvez en rajouter des périssables, elles continueront de surnager.
C’est pas de la métaphore de chatteur qui tue, ça ?
2 commentaires »
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Je garde ton histoire de bassine que je trouve très bonne, moi aussi j’en ai marre de cette question… Avec blueKiwi on me la pose systématiquement, la prochaine fois je leur jette la bassine et son contenu. C’est une maxime de bourgeois de l’information, allez dire aux chinois, aux coréens du nord ou aux cubains que trop d’information tue l’information !
Commentaire par Carlos — 21/6/2006 @ 11:28
[...] NB : j’ai aussi d’autres chemises (je dis ça parce-que c’est la même que là) [...]
Ping par [Cup Of Tea] Blog » [ Dans le journal ] — 26/8/2006 @ 1:43