De Pierre Reboul, de l’EBG, dans sa dernière newsletter :
“[..] Au début ce n’était qu’une impression diffuse, jusqu’à ce qu’émerge cette fameuse crise financière, et que les faits s’affirment d’eux-mêmes, comme une évidence : nous basculons dans le numérique. Et cela se passe brutalement.
Depuis dix ans, nous constatons que le temps passé sur Internet progresse irrésistiblement. Au début les jeunes, les cadres, les familles aisées, et désormais tous les Français, quel que soit leur âge. Et non seulement, nos concitoyens vont sur Internet, mais ils font davantage de choses : ils consultent, visitent, comparent, échangent, achètent…
Evidemment, tout cela nous le savions, nous le répétons depuis dix ans. Mais la crise est arrivée, comme une révélation. Nous prenons soudainement conscience qu’Internet est au cœur de tout. Pour reprendre l’expression de Paul Valéry, les faits et la réalité se rejoignent *[...].
(*) Paul Valéry n’a jamais dit cela, mais il aurait pu. “
Je le dis depuis des lustres, continuer à s’intéresser au taux d’équipement des foyers en Internet est deja aujourd’hui comme s’intéresser à celui des refrigérateurs ou de l’eau courante: un anachronisme.