24/9/2007

[ Obiwi, c'est pour bientôt ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:25

D’après le canal Twitter officiel, c’est pour mercredi à 18h.

Obiwi est un projet éditorial à dominante participative encadrée, mené par Julien Jacob. Nul doute que la sortie de Lepost.fr lui a donné envie d’accélérer sa sortie. Rendez-vous donc mercredi soir pour un premier debrief sur le bousin.

[ En vrac ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:32

Une petite collection de liens, dans le style vrac bien connu des blogueurs flemmards mais un peu altruistes quand même.

> Adoptez un wiki personnel, conseil du jour lu chez Sylvie Le Bars. Voir aussi la page CraoWiki. Je suis déjà fan de la pratique, que ce soir pour ma veille ou pour la liste des restos et hotels intéressants lors des déplacements.

> Intéressant début de reflexion de Vincent Berthelot sur le blog des managers intranet :

“Si le web 2.0 est considéré comme le web social son application au sein de nos entreprises devraient donc déboucher sur un web social . Un web sur la confiance de la valeur de chacun des salariés dans son apport à l’intellligence collective, pierre d’édifice, de notre société non plus de la panne mais du savoir. C’est le passage du collaborateur salarié de l’anonymat d’une cible inerte et passive de la communication d’entreprise à celui du « Je » capable d’exprimer ses opinions et émotions”

Je trouve pour ma part qu’il ne va pas assez loin. Que ce soit pour accéder aux ressources ou s’exprimer, choisir ses horaires et ses modes d’organisation, le salarié est encore aujourd’hui considéré comme un mineur irresponsable. C’est toute l’organisation et la perception du travail qui est à revoir, pas les outils.

(Petite remarque agacée en passant aux tenanciers du nécessaire blog B-R-ENT : votre design graphique est proprement inepte et rend vos textes illisibles. Les liens systématiques sur tous les mots avec la vignette Technorati sont le symptôme classique de la fausse bonne idée. Les typos des commentaires sont pixellisés, les rendants impossibles à déchiffrer : je suis obligé de les copier/coller dans Word pour les lire, c’est dire. Pourquoi pas une bonne vieille mise en page avec des textes lisibles ?)

> Je découvre le blog d’Alain Joannes, Journalistiques.fr. Je ne suis a priori d’accord sur rien avec lui (voir un affligeant billet sur LePost.fr), mais il pratique une veille sur des sujets liés aux innovations journalistiques où vous pouvez surement trouver des infos. Auteur également du journalisme à l’ére électronique qui vient de sortir (Ed. Vuibert) au titre délicieusement désuet (cette ère a à mon avis commencé vers 1949), et dont, à lire le pitch, je pense avoir de nombreuses raisons de querelles avec son auteur. RV pris pour une note de lecture ASAP ici-même… L’auteur semble cependant défendre un point de vue qui est le mien (et que j’enseignerai aux étudiants du CFJ cette année) : Internet est un terrain d’enquête pour le journaliste. (Via Danielle Attias, signalé aussi chez Philippe)

> Laurent Beaumont nous invite à la lecture du livre de Jérôme Peignot, De l’écriture à la Typographie. La typographie, sorte de 3ème dimension du texte avant l’heure de l’hypertexte. Saurons-nous réinventer une poésie visuelle dans l’écrit web ?

> et sinon, le Mime Marceau est mort.

[ Social behaviour ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:32

> Twitter, à quoi ça sert ? Je sais pas encore, je m’y ennuie toujours, mais je persiste. En tous cas, si vous postez plus de 20 micro-notes par jour, je me désabonne, ça pollue mon fil RSS. Quelques pionniers semblent cependant tirer leurs épingles du jeu.

> Faut-il accepter tous les amis sur FesseBouc ? Pour ma part, au risque de paraître un peu old-school, je n’accepte les mises en relation que des gens que j’ai deja VRAIMENT croisé dans la vie. Par contre, pour tous les autres gentils membres, je propose de rejoindre le tout nouveau groupe [Cup Of Tea].

21/9/2007

[ Partenariat : Dailymotion enfin sur les (bons) rails ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:56

Dailymotion a annoncé un accord avec Tubemogul, “société spécialisée dans la diffusion de vidéo en ligne et les outils statistiques dédiés“, afin “d’élargir l’accès au système de publication de Dailymotion” (notamment une fonctionnalité qui permet un upload unique et une diffusion sur plusieurs plate-formes) et permettre à ses utilisateurs un accès “aux outils statistiques“, dont “des mesures d’audiences par région“. (source Satellifax)

Enfin l’amorce d’un service avancé à destination des éditeurs (autre que le basique “creative content” program) ?
On peut aussi y déceler un changement (ou un début, au choix) de modèle économique. Le principe de Tubemogul etant le cross-posting de vidéo, le principe revient peu ou prou à changer son centre de gravité : on héberge moins de vidéos (donc ça coute moins cher) car on les envoie chez les autres, mais on garde les meta-données (et la facturation). Un peu le même type de modèle qu’Amazon, qui n’est plus un vendeur de livres, mais une place de marché de numéros ISBN.

[ La webTV chiante ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:07

Tu veux mourrir d’ennui par la mort ?  Voir des banquiers parler devant des ficus ? Une présentatrice te parler de “hausse des pertes” ? Un expert de dire que ça ne baisse pas même si “le point haut du cycle est derrière nous” ? Alors va sur EcoTV, la webtélé des études économiques de BNP Paribas.

webtvbnp.jpg

Bon, c’est vrai, je suis mauvaise langue, je suis pas vraiment dans la cible. En terme de conception, on appréciera quand même le transcript, les nombreux formats disponibles, et les meta-données d’indexation. Mais tout cela n’est pas très funky-business…

Si vous voulez voir de la vraie webTV corporate qui déchire, alors c’est par ici (ticket d’entrée : 120 000 euros, quand même, mais c’était ça ou le ficus).

[ Pour la fin des P.A.L.C. (Proxys à la con) ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:16

Vous travaillez dans une entreprise ou une collectivité de taille respectable : il y a de fortes chances que l’usage d’Internet ne vous soit sabotée par un PALC (Proxy à la con). Le tour de la question en quelques points, sous l’inspiration d’une note récente de Tubbydev.

Le PALC, c’est quoi ? Le Proxy à la con (PALC) est un dispositif astucieux qui sous couvert de préserver la compétitivité de l’entreprise permet d’obtenir le résultat strictement inverse. En voulant empêcher le salarié de digresser sur des sites dévolus aux loisirs et la discutaille, on le prive en général d’une source d’information nécessaire à l’exercice de son travail.

Le PALC, comment ça marche ? Tu tapes une adresse, et à la place, le navigateur te dit gentiment que tu peux aller te faire foutre, et que ça se passera pas comme ça, non de non. Par exemple, tous les sites à dominante sociale (Dailymotion, Youtube, Myspace, et il parait parfois jusqu’à Typepad) sont  bloqués, avec un message culpabilisant, indiquant que c’est pour “des raisons de sécurité” (pour ton bien, quoi). C’est vrai que dans le métier, on sait tous que des virus épouvantables peuvent infecter ton disque dur si tu regardes une vidéo en ligne, c’est bien connu.

Le PALC, à quoi ça sert ? Principalement à renforcer le sentiment de toute puissance du service informatique qui se fait plaisir à mettre en place des solutions technologiques hors de prix et à jouer au caniche de la direction en lui garantissant un degré de moralité de ses ouailles. Accessoirement, cela fait le bonheur d’éditeurs de logiciels et de SSII qui n’en demandaient pas tant. Parfois, on oppose aussi la préservation de la bande passante comme argument valable, sans réfléchir au fait que l’investissement dans un upgrade de tuyaux couterait peut-être moins cher que dans le moyen de bloquer les données qui passent dedans. Mais pour ça, des fois, il faut réflechir.

Est-ce qu’on peut rire avec le PALC ? Oui, trés. Par exemple, avec un proxy qui bloquerait Typepad, on ne peut pas visiter le site du club informatique des grandes entreprises françaises (Cigref), ni accéder à la veille faite par l’agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui sont on le sait de dangereux séditieux rigolards fumeurs de joints. J’ai aussi vu des consultants en communication ne pouvant aller sur des sites de leur propres clients. Ou bien des chefs de produits d’opérateurs de télécommunication ne pouvant se rendre sur des espaces achetés par leur propres régies. On m’a aussi cité le cas du service design produit d’une chaine d’articles de sport qui ne pouvait pas faire de veille sur les articles équestres parce-que le mot “cravache” etait bloqué. Je pense que le nombre de cas ridicule est immense, et si j’ai 5mn, j’ouvre un wiki exprès.

Finalement, c’est quoi le problème principal du PALC ? Si vous le corrélez avec le fait que les postes de travail sont bridés et utilisent des solutions logicielles indéxées sur des pratiques comptables (l’amortissement à 3 ans, ou le crédit-bail à 36 mois) plus que sur des besoins utilisateurs, et bien vous obtenez un paradoxe puissant : les gens sont mieux équipés chez eux pour glander sur Internet qu’au bureau pour travailler et produire de la valeur ajoutée. Un peu comme si un chauffeur de taxi utilisait une Lada pour charger ses clients, pendant qu’un Mercedes attend dans son garage d’aller à Auchan le samedi.

Mon entreprise a un PALC, qu’est-ce que je peux faire ? Rien. Juste te plaindre à la direction des systèmes d’information qui te dira que c’est “pour des raisons de sécurité”, et te conseillera d’aller te servir un café à la machine.

Mais si c’est encore une fois eux qui nous empêchent de bosser, ne pourrait-on pas dissoudre carrément les directions des systèmes d’information, pour gagner du temps ? Oui, c’est une très bonne idée. Merci mon petit de m’avoir posé la question, je sens que je vais encore me faire des amis. Si j’étais pédégé d’un gros machin avec plein de salariés dedans, je dissoudrais effectivement la direction des systèmes d’information pour la scinder en plusieurs unités : le parc et les réseaux (les trucs deja outsourcés), les applications industrielles (appli métiers), la gestion commerciale (la facturation, CRM), et les outils de communication (sites, blogs, wikis, etc.). Je supprimerai le poste de directeur des systèmes d’information, pour rattacher ces petites unités aux services suivants : services généraux, directions des opérations, directions générale ou administrative. Pour les outils de communication, je créérai des petites unités sous la responsabilité de chaque pôle. Le seul lien entre toutes ces unités serait une direction des achats, qui n’aurait qu’une fonction logistique et de négociation, mais à qui on interdirait de faire la moindre préconisation. Et éventuellement un pôle R&D et veille, avec 2 documentalistes et un ingénieur chargés de faire le point sur les usages et dispatcher des infos aux autres services. Voila. J’avais bien dit que le me ferait des amis.

[ Prix Busiris ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:27

Où Eolas fait encore oeuvre de vigie pédagogique, avec la précision des faits et sans le fantasme des engagements, dans un domaine difficile et pourtant si fondamental. Encore une fois bravo.

Dans le monde du travail collaboratif en ligne, dans lequel j’excerce, j’ai souvent été confronté à des justifications ou des actions surprenantes. Par exemple, des responsables informatiques m’ont deja expliqué sans rire que pour résoudre le problème du trop plein de commentaires qui remontent de la part des agents de terrains, ils avaient trouvé la solution miracle : interdire la fonction commentaire à 80% des agents. C’est pour leur bien : ainsi les commentaires (restants) sont mieux traités. C’est bête, mais il suffisait d’y penser.

Dans la vraie vie, cela peut donner à peu près ça.

Le problème ici, c’est que ne joue pas avec la compétitivité d’une entreprise, mais avec des vies humaines. Des destins, des espoirs et des vies piétinées, à, qui on supprime des droits à des fins misérables d’intendance. On joue surtout avec l’honneur d’un état de Droit, qui érige ainsi le mensonge et la veulerie en justification legislative.

M. Eric Ciotti, vous me faites honte.

[ Montcuq sur la commode ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:42

OK, je me laverai la bouche avec un almanach Vermot pour expier le calembour ridicule du titre, mais j’ai l’esprit potache en ce moment.

La bonne idée marketing va t’elle se transformer en communication de crise ou en conte de fée de communicant ? On en est maintenant au stade de la dépêche AFP sur un banal vote viral pour recomposer les cases d’une version France du Monopoly.

Montcuq a ajourd’hui près de 10 000 voix d’avance sur Dunkerque, et apparemment rien dans le dispositif prévu par Habsbro ne permettrait de disqualifier la charmante ville du Lot sur la foi de CGU quelconque… Or je vois mal la maison mère du Monopoly, peu connue pour sa gaudriole et ses gauloiseries, prendre le risque de flinguer une marque aussi établie que le Monopoly avec un nom de ville qui est un incitation au contrepet.

Je pense que c’est un peu la merde pour eux à court terme. S’ils renconcent, leur opération marketing se retourne contre eux et finit en cas d’école de communication ratée, s’ils mettent Montcuq sur le plateau, chaque acheteur du jeu ricanera en l’ouvrant, et se mettra illico à raconter son arrivée à pied par la Chine.

Mais à moyen terme, il faut noter que l’exposition médiatique gratuite est considérable, et suffira à elle seul à justifier l’opération.

18/9/2007

[ Oui-Oui et Fantomette ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:31

Pas envie de bosser ? Par ici pour les détournements des couvertures du nain pénible et de la justicière en collants (aussi ici), sur les blogs de mes amis de quand j’avais un joueb (ça fait plaisir de vous lire, bises).

fantomette.jpg

J’aime aussi beaucoup le “oui oui cherche un truc dans une poule“…

Bon ça suffit, au boulot.

[ Le coaching decrypté ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:22

Méfiez-vous avant de faire des présentations dans les bois avec des chemisettes, quelqu’un peut les sous-titrer avec Mojiti et vous déchirer (sur l’excellent e-manuel).

[ Lepost.fr, ce que j'en dit sur Médialogues ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:18

Merci à Alain Maillard et Pascal Bernheim, qui m’ont invité avec Philippe Couve à m’exprimer ce matin sur le lancement de Lepost.fr dans Médialogues, l’émission de la Radio Suisse Romande sur les médias (on peut réécouter l’émission, et la télécharger en mp3).

17/9/2007

[ Formats éditoriaux : l'exemple de la coupe du monde de rugby ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:10

J’ai entamé sur un wiki un recensement des formats éditoriaux mis en place pendant la Coupe du Monde de rugby 2007 en France par les médias (presse écrite, télévisions, portails, blogs, etc.).

Cette veille est faite par Marie et moi sur mediaKM, un wiki que nous avions mis en place au départ au niveau de [Cup Of Tea] pour suivre et archiver les travaux de veille ou de préparation que nous effectuons dans le cadre de nos missions.

Nous avons décidé d’ouvrir cette base à tous, en lecture et enrichissement. L’objectif est de recenser les bonnes pratiques, bons exemples et innovations, notamment à l’étranger, dans le domaine des médias en ligne.

N’hésitez pas à rajouter les exemples intéressants, dans les divers domaines que nous avons jusque là exploré, notamment:

- le marché de la presse senior en ligne
- les webTV des parlements
- les formats éditoriaux audio-visuels
- les prestataires video en ligne

C’est tout en bordel, mais c’est avant tout une construction itérative en devenir, à vocation très professionnelle, hein…

[ Orangerugby : le retour de frame ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:07

Orange a lancé Orange Rugby, un site thématique martelé par une campagne de pub omniprésente. Petite revue en 3 points de la loose Internet.

#1 : Comme Jérôme et moi, on a mauvais esprit, on a essayé de se connecter dessus avec nos mobiles à la mi-temps (mobile = le terminal qui correspond au métier de base de Orange). Impossible. A la place on a un message du Relais Internet qui nous indique qu’il détient le domaine, et puis un lien vers une page que l’on ne peut pas lire via un mobile (ni sur SFR Vodafone, ni sur Bouygues i-Mode, on n’avais pas de Orange pour tester).

#2 : Comme je me débrouille aussi trés bien sans Jérôme pour avoir mauvais esprit, j’ai été sur le site en question. Je propose donc illico la saisine du Conseil européens aux droits de l’internaute et à l’accessibilité. Le site est en flash, les vidéos des pubs avec Zidane et Galthié (au demeurant assez sympas) sont visible via un menu déroulant de la forêt des Carnutes, qui permet de visionner un magnifique écran noir. Et le fin du fin, une magnifique Frame (dispositif abandonné en 1997 ou a peu près) en haut de page, pour l’accès au menu abonné Orange.

Ce qui me sidère, c’est d’imaginer que toutes les sommes faramineuses investies pour de l’annonce antenne, des 4X3, des parrainages et du teasing sur une campagne avec un footballeur dont le cachet doit coûter le PIB de l’Amérique centrale, tout ça a pour but d’amener sur un site aussi ridicule qui n’a pas d’âme, pas d’intérêt, pas de dispositif de fidélisation ni de captation de clientèle.

#3 : Commme je suis tétu, en plus d’avoir mauvais esprit, j’ai essayé de taper orangerugby.com, pour voir. Oui, je sais, c’est petit. Résultat : Orange n’a pas pensé à faire une petite redirection, tout occupé qu’il était à faire son site de daube.

capture ecran d'une page signifiant que la redirection n'est pas effective
Je traduis :”le propriétaire du domaine s’est endormi,
il a trop de pognon a dépenser dans les campganes de pub,
et il s’en branle du site web, pasque lui il fait des trucs sérieux
comme des spots très chers avec des stars”

Si j’interroge le Whois de Nordnet, on voit aussi très vite qu’Orange n’a déposé qu’un seul domaine, et laissé les autres en jachère, dont le .mobi. C’est que le site doit vraiment être une priorité de l’entreprise, hein ?

capture ecran montrant qu'un seul domaine est déposé

A croire que c’est la même équipe que lestéléchargements.com qui a fait le coup :)

15/9/2007

[ SilverCity, tentative de chronique visuelle sur Lepost.fr ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:19

Tous les matins, je poste une photo, et invite qui veut à raconter son histoire. Une manière de tester le bousin participatif en m’économisant :)

A propos de Lepost.fr (ça fait un peu “de Le Chat machine” dit comme ça), je serait lundi matin dans Medialogue, à la Radio Suisse Romande, pour en débattre avec Philippe Couve.

PS : je rappelle aussi au passage que nous tenons aussi par intermittence un blog rugby sur 20minutes.fr, et que lundi, c’est Café des Sports

13/9/2007

[ L'émission Café des Sports est en ligne ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:44

Notre nouvelle émission de télé participative et multimédia faisait sa première lundi dernier au O’Sullivan’s, et elle est disponible en ligne (45 mn, stream windows media). Merci à Marie (Cup Of Tea) Clarisse et toute l’équipe de Paris Cap.

La prochaine est lundi 17 septembre au Frog & Library (Bibliotheque François Mitterand)

[ Paris le soir en Vélib' ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:54

J’ai pris mon abonnement d’une semaine, car on peut pas prendre un an directement sur les bornes, il faut passer par le site.

Qu’on le dise tout de suite : ce système de vélos libre service est tout simplement génial. Je ne m’étais pas remis au vélo dépuis 2 ans, car après 6 mois, je trouvais que c’était un fil à la patte : le rentrer le soir pour pas se le faire voler, l’attacher quelque part, le récupérer avant de rentrer si on veut éviter de retrouver que le cadre le lendemain, etc. Le système de consigne permet des trajets aller simple, et c’est vraiment adapté à un nomade urbain multi-modal pathologique comme moi.

Exemple de trajet hier :

- Borne rue de Charenton (12eme) -> Rue d’Aboukir (2ème) : 20 mn
- Métro Sentier -> métro Rue St Maur (ligne 3) : 15 mn
- Borne rue St Maur -> Borne Grands Boulevard (9eme) : 15 mn
- Borne Gds Boulevards -> Borne rue Aboukir (2ème) : 3 mn
- Borne rue Aboukir -> Borne Ledru-Rollin (12ème) : 20 mn

Mardi soir à minuit, je suis rentré d’un dîner dans le 2eme, et ça m’a permis de faire passer un peu le pavé au poivre frites et ses 2 litres de rouge. La preuve en image :


Paris le soir, en Vélib’
Vidéo envoyée par ronez

Les petits défauts du système :

- a certaines heures post-transhumance, certaines bornes sont pleine à ras-bord, alors que d’autres sont déséspérement vides. Ce problème est réel, et représente un handicap sérieux. Mardi soir, j’ai du faire 6 stations avant de poser mon biclou.
- le loterie du vélo maudit, un peu comme le chariot de supermarché : roue qui frotte, pédale qui frotte contre la béquille, etc. Quand on a pris le mauvais cheval, il faut attendre 5 mn avant de pouvoir en reprendre un autre, je crois, donc on fait avec…
- pas de porte-bagage, et un panier un peu petit à l’avant.
- des vitesses pas suffisemment bien étagées pour la vitesse la plus rapide : on aimerait bien une quatrième voire une cinquième, pour éviter de mouliner dans le vide en 3eme.
- les suspensions inexistantes, qui donnent des vieux acoups dans les franchissements de trottoirs (une des particularités des pistes cyclables, je le découvre, est qu’elles passent à moitié sur des troittoirs, ce qui me semble dangereux pour les piétons et cyclistes…)
Je conseillerais aux néo-cyclistes de faire quand même gaffe, et de ne pas imiter les cretins qui grillent les feux rouges sous prétexte qu’après c’est dur de redémarrer. Faites gaffe aussi aux grosses places (type Bastille ou Répu), et à certaines heures de la nuit, préférez suivre les passages piétons pour vous rendre de l’autre côté (surtout Bastille). Si la voiture qui vous renversera sera surement en tort, vous vous serez peut-être mort.

11/9/2007

[ Lepost.fr : pourquoi j'y crois ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:23

En trois tours de clics, 7 raisons de penser que le nouveau titre du monde interactif va dans le bon sens.

#1 - Les gens qui le snobent ne sont pas dans la cible. Ce site n’a pas été conçu pour les blogueurs urbains sur-informés CSP+. C’est un site destiné à ceux qui ne lisent pas, et cela semble avoir réussi à quelques uns. Pour ceux qui n’ont pas vu un vrai jeune depuis longtemps, la preuve en image par ici.

#2 - Pour les natifs (ou presque) du numérique, l’information, n’est pas la même que pour leurs aînés. Arrêtons de penser que la dépêche d’agence est un monolithe intemporel. Le site explore d’autres voies pour informer, et s’appuie sur ses lecteurs plus qu’il ne les expoitent.

#3 - Il y a un espace pour l’information populaire de qualité. France Soir est mort il y a si longtemps que je ne l’ai pas connu. 20minutes.fr est sur Internet un des meilleurs représentants du genre, mais plus dense. Par contre, LePost est allé encore un peu plus loin sur l’ouverture à l’audience. Qu’est-ce que l’information populaire ? Disons qu’elle s’appuie plus que les autres sur la dimension sociale de l’Internet contemporain.

#4 - Ce n’est pas un site de contenus communautaire. C’est un site de presse. Pour moi, Lepost évité l’écueil de deux escroqueries contemporaines : le journalisme citoyen (et pourquoi pas dentiste citoyen tant qu’on y est, ai-je dans un Libé inspiré l’autre jour) et la participation comme moteur d’intérêt unique.

Si vous regardez de près une journée de publication sur Lepost, vous verrez qu’elle est un tant soit peu organisée autour d’une proposition éditoriale produite par des journalistes: Benoît Raphaël, son redac chef, a une carte de presse, on y trouve des dépêches AFP, et des photos d’agences.

Les articles sont effectivement traités avec un angle pédagogique, et traitent sans complexes de préoccupations parfois générationnelles ou conso. Encore une fois, ami lecteur, on te répète que tu n’es pas dans la cible…

lepost-titraille.jpg
La titraille dans un agrégateur,
test de qualité qui ne trompe pas.
Ici, elle se tient assez bien, même sans le contexte.

N’empêche qu’en une journée béta, j’ai lu de nombreuses infos non lues ailleurs. Certes traitées en 600 signes, mais on ne prétend pas faire des décryptages savants non plus.

Mais alors, à quoi sert la participation des lecteurs ? Pour moi, ce n’est pas un site participatif. C’est un site intégrant une dimension participative, nuance. Les pages persos ne sont pas destinées à devenir selon moi des publications comparables à des blogs. Il s’agit d’avantage d’une “page lecteur”, dont les briques sont modifiables, mais qui a vocation à mon avis à rester autour d’une colonne vertébrale alimentée par une rédaction et un noyau dur de lecteurs évolués.

#5 - L’écriture est adaptée au média Internet. L’édition aussi. Par exemple, les articles intègrent des liens hypertextes dedans. Cela n’a l’air de rien, mais allez voir d’autres sites de presse de référence, comptez les liens et revenez ici m’en parler. Les titres sont également plutôt bien troussés. Les “blurbs” (que j’appellent personnellement “accroches”, c’est à dire les sous-titre de la home, également présents dans le flux de syndication) aussi, et audace suprême, intégrent eux aussi des liens (voir ci-dessous).

lepost-blurb.jpg

Les phrases sont concises, mais pas pauvres. la tournure interrogative peut-être un peu sur-exploitée, mais diablement efficace.

#6 - La distribution RSS est bien conçue. On peut récupérer les RSS de ce que l’on veut. Pour mémoire, tout cela a été très bien inventé par le mythique blogmarks : tous les tags et pseudos sont syndiquables.

#7 - Les succès sont souvent des histoires d’hommes. Je pense que Benoît Raphaël est un atout pour ce projet. Tout me monde a en mémoire l’âge d’or de Demains tous journalistes, et sa passion pour l’information locale. Tout le monde a suivi ses compte-rendus de conférences synthétiques, les certitudes limpides qu’il s’est forgées en allant voir ailleurs ce qu’il se passait. Benoit a repéré très tôt Rob Curley, et a déja un petit succès derrière lui. Je pense qu’il est un des rares a avoir les bons reflexes pour piloter ce bousin qu’il a de surcroit pris en marche.

En cette période de lancement, je pense qu’il doit dormir aussi bien qu’un skipper faisant le Vendée Globe, et je lui souhaite la meilleure météo possible.

PS : des regrets, tout de même :
- une maquette vraiment pas folichonne, notamment pas assez dense, une infographie un peu moisie, des typos pas toujours terribles, et des alignements disgracieux.
- une sous-utilisation de la photographie, à la limite d’être traitée avec mépris. C’est dommage. Regardez du coté de 20 minutes : il font des miracles avec deux zlotys.


[UPDATE, 18 sept : Bienvenue aux lecteurs de la newsletter de Stratégies qui arrivent sur ce billet. En supplément, vous pouvez m'entendre en vrai chez la radio suisse romande
sur le même sujet]

10/9/2007

[ L'Internet contemporain, ma définition en 6 points ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:22

J’ai recemment refondu mes introductions de séminaires et conférences. Là où j’expliquais pour amener les usages actuels qu’Internet avait modifié le rapport au temps, à l’espace, les modes d’indexation et d’archivage et le rapport à l’information, j’entre maintenant dans le vif du sujet.

En clair : plutôt que “qu’est-ce qu’Internet a changé ?“, “Internet, c’est quoi ?“…

Voici donc ma définition d’Internet en 6 points, chacun relié à une thématique 2.0, sur laquelle on peut ensuite bâtir une explication ou une illustration.

Internet est un média…

- de flux : modification du rapport au temps, primat de l’immédiateté. Le rythme périodique n’est plus adapté.

- hypertexte : le lien est une composante essentielle des contenus éditoriaux, qui leur permet d’exister sur le réseau. Il façonne la culture du fragment

- structuré : les articles ne se lisent plus sur des pages, mais dans des flux RSS. Le XML a sublimé le web (champ sémantique de la chimie : sublimer = directement de l’état solide à l’état gazeux).

- indexé par ses utilisateurs : les rédacteurs, en choisissant les bons mots-clés, mais aussi les lecteurs, en taguant les contenus, permettent de baliser les contenus.

- Multi-média : les internautes ne se contentent plus de texte, ils veulent de l’image et de la vidéo (Dailymotion, Youtube, etc.)

- social : Internet permet de connecter des hommes et pas uniquement des contenus (succès de Facebook, Myspace, etc.). Internet est un média humain, dont les contenus s’organisent autour d’individus, et non uniquement de nomenclatures.

9/9/2007

[ Lepost.fr, le projet néo-info du Monde.fr ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:52

Le site doit ouvrir dans les heures qui viennent ici.
Pas encore vu, on guette. Plus d’infos d’ici la fin de la journée.

[Update : annoncé aussi chez Philippe, qui l'a lu chez Rue89]

[Update 2 - 17h22 : ça y est, c'est ouvert ]

lepost.jpg

7/9/2007

[ Philipe Couve (Samsa), sur "L'écrit web" ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:26

Philippe Couve, journaliste à RFI et responsable de la spécialisation multimedia au CFJ, a apprécié mon bouquin, et c’est tant mieux :

“Une fois posées les fondations, c’est la révolution des usages qui au cœur du guide de Joël Ronez : nouvelle manière d’accéder à l’information (via les moteurs de recherche ou les agrégateurs), nouvelles manières de lire (les pages sont scannées par l’œil de l’internaute), nouvelles manière de considérer le texte (comme un point de départ grâce aux liens hypertexte qu’il recèle), nouvelle manière d’envisager la relation à l’auteur (commentaires possibles). Autant de nouvelles possibilités d’atteindre l’internaute mais autant de règles supplémentaires à prendre en considération.

J’ai particulièrement apprécié le passage sur les infobulles, un moyen d’écrire hypertexte que je néglige inconsidéremment (et je crois que je ne suis pas le seul) et dont le bouquin de Joël m’a redonné le goût. Rien que pour cette réhabilitation de l’infobulle injustement délaissée, il faudrait lui remettre une médaille.”

Tant de louanges pourraient paraître suspectes, je vous jure que je ne l’ai pas soudoyé avec des crédits Paypal, ni donné mes coins à champignons. Merci donc à lui pour avoir goûté à un de mes micro-contenus préférés, l’infobulle. Puisqu’on est dans les hommages, je rappelle qu’un des plus fervents et facétieux pratiquants est un télétravailleur bien connu, chez qui que j’ai découvert l’application professionnele du blog, il y a maintenant 4 ans.

J’en profite aussi pour remercier à mon tour Philippe Couve de m’avoir invité à intervenir auprès des étudiants du CFJ en première et deuxième année, pour une session de recherche avancée d’information en octobre qui va s’annoncer mémorable (planquez vos données confidentielles et vos archives usenet).

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