29/6/2007

[ Hâvre de paix]

Classé dans : — joel ronez @ 2:45

Ici, cher ami lecteur, tu vas pouvoir te reposer, laisser ton esprit vagabonder, et te sentir tout suave pendant quelques lignes. Tu vas avoir la chance inouïe de passer quelques secondes magiques, dépaysantes, bucoliques, où pour la première fois depuis que tu t’es levé tu n’aura pas la détestable impression d’être un ovidé geek à poils laineux.

Oui, ami lecteur, fidèle compagnon de blogosphère, tu vas être récompensé de tant d’abnégation, de ténacité et d’opiniâtreté à lire ou agréger le présent carnet web. Je sais, c’est parfois dur, tu dois supporter des analyses bâclées, des prises de paroles à l’emporte-pièce, des promotions commerciales éhontées.

Mais aujourd’hui, tu es récompensé. Tu te trouve sur un endroit privilégié, un endroit épargné par la violence aveugle, le maelström tournoyant de la civilisation occidentale. Un petit coin de paradis, tel la crique romantique oubliée par les bétonneurs que toi et ta correspondante allemande avez découvert par hasard en 1987 lors d’un périple estival en 2CV sur la côte. Ou bien ce moment charmant de plaisir fin, ou niché derrière un bosquet champignonneux et moussu, tu regardais passer les hordes d’autobus se hâtant sous le grésil ou sinon ils n’arriveraient pas à temps pour reprendre le charter.

Cher lecteur, en ce jour solennel de juin 2007, oui, tu va avoir du mal à y croire, mais tu te trouve sur un des rares endroits où l’on ne se tire pas sur la tige en parlant d’iPhone.

A la place, un paysan vietnamien et son buffle :

agriculture-campagne-paysan-nha-vietnam-576954.jpg

28/6/2007

[ Teasing #1 ]

Classé dans : — joel ronez @ 7:45

978-2353070053.

[ Fais ta télé toi-même ! ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:25

Euh… Des fois il ne vaut mieux pas. La preuve en image avec ce grand moment de télé citoyenne glanée par Paris Cap’ lors du dernier salon de la télé.


salondelatele-Souad
Vidéo envoyée par pariscap75

[ Fesse-bouc & les raccourcis qui foutent la zone ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:11

Je me contris à genoux pour le calembour pérave du titre concernant Facebook, d’autant que je l’ai piqué à Elie après avoir ri tout seul 10 mn, ce qui en dit long sur mon besoin de vacances.

Attention lorsque vous mettez à jour votre profil social sur Facebook : il interprète les mises à jour comme des évènements.

Decryptage avec le désormais fameux cas du statut matrimonial, à travers deux blogueurs fameux.

François décide de mettre à jour son profil matrimonial. Il décide donc de se déclarer “célibataire”, après, on le suppose avoir laissé cette case vacante. Son profil indique donc que “François est enregistré comme célibataire”, en précisant l’heure, et en ajoutant le picto “coeur” comme témoin de la catégorie de meta-donnée.

fesse-bouc2.jpg
Mais la où ça devient rigolo, c’est que dans le “news feed” (le flux des évènements), on lit totalement autre chose : “françois est maintenant célibataire”, avec un picto “coeur brisé”. A lui donc les nombreux messages de soutien, etc.

fesse-bouc.jpg

Le cas est arrivé recemment à Thomas Crampton, occupant interimaire du blog de Loïc, et qui comme tout les américains assure une lassante publicité permanente à son futur mariage, avec son desuet mais toujours romantique statut actuel de “fiancé”. Avec sa promise, il s’avise un matin que finalement le monde entier n’a pas à connaitre ledit statut à travers fesse-bouc, et il déclique l’option “fiancé”.

Ce qui, grâce au mécanisme expliqué plus haut, fait de lui illico un mec largué par sa femme, et soumis aux soutiens éplorés de toute la twittershpere…

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Quelques autres exemples possibles pour rire, issus de la segmentation sociale de l’outil :

- “joel is no longer interested in women” ->  j’ai viré ma cuti
- “joel is no longer a male” -> je vais participer a “Secret Story”
- “joel is no longer liberal” -> je vote Georges Bush (Fesse Bouc ne connait que les critères politiques américains)
- vous avez d’autres exemples plausibles rigolo?

27/6/2007

[ Vincent Régnier, sur le futur Parisien.fr ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:43

Avec un style direct et imagé, Vincent Régnier, le directeur des rédactions du Parisien donne son opinion sur les enjeux de la presse en ligne, et les projets du journal sur Internet. Propos librement retranscris, captés à l’occasion des journées CFPJ sur les stratégies éditoriales web / papier.

Le Parisien, c’est quoi ?

C’est un journal pour tous publics, sans parti pris. Qui traque l’info qui n’appartient qu’au Parisien. Pas institutionnel. Et qui pense avant tout à ses lecteurs.

Pourquoi aller vers le web ?

Si on ne change rien, on ne fait qu’augmenter les charges mécaniquement, qui ne peuvent pas être compensées par la diffusion ou la publicité. On est obligé de trouver d’autres débouchés, ainsi que de défendre notre territoire sur lequel nous ne serons pas tout seuls éternellement (on annonce régulièrement l’arrivée du Bild à la française en ce moment…).

Nous avons donc des objectifs énormes en termes de visiteurs. Pour les objectifs financiers, les résultats des deux prochaines années vont subir les effets des investissements que nous allons effectuer.

Le nerf de la guerre

On est toujours plus libres dans les entreprises qui gagent de l’argent, que celles qui n’en gagent pas. Je n’adhère pas à la vision romantique des grands projets éditoriaux non rentables.

Les grands défis à relever pour aller vers la presse en ligne :

- faire un produit de qualité
- à périmètre financier et humains constant
- rentable

Le levier de changement : les hommes.

Pour qu’un projet d’entreprise existe : il doit être porté par l’ensemble de la direction de l’entreprise. Et il ne faut pas donner les clés à un journaliste (les hôpitaux ne sont pas dirigés par des médecins, NDA), qui eux doivent bien sur contrôler les aspects éditoriaux. Il faut avoir l’humilité de dire que les gens qui doivent porter les projets, il faut les gens qui ont des compétences business.

La technique n’est en rien un ennemi. La technique ça suit. Il y a des hommes de l’art qui doivent s’y mettre, contrôlé par les journalistes (éviter la fracture comme dans l’audio-visuel real / production / rédaction).

Ce qui fera la différence, ce sont les hommes et les femmes. Le développement d’Internet, c’est une formidable opportunité pour conserver nos emplois. C’est une chance inouïe pour les salariés de presse, radio, etc.
Se remettre en question tous les jours

Sus au corporatisme ! On sera balayés par les jeunes générations, car ils sont plus à l’aise avec l’environnement technologique. Les anciens doivent y aller aussi. Et puis, la technique est d’une simplicité déconcertante : on fait bien des films 8m avec la belle mère, alors pourquoi on ne pourrait pas filmer un incendie porte de Clignancourt ?.

La polyvalence, préalable au changement

La barrière du corporatisme doit céder. La polyvalence est un atout pour le journaliste. Paradoxalement, plus les journalistes seront polyvalents, plus ils vont se spécialiser.

Ce qui ne changera jamais : la pertinence du journaliste : le reste c’est de la technique, ça suit.

On pourrait dire que la polyvalence est le « fond de sauce » qui permet à chacun de se spécialiser derrière.

Evolution professionnelle

Si les directeurs de rédaction ne poussent pas les collaborateurs a aller dans ce sens là, c’est les collaborateurs qui leur reprocheront un jour. La polyvalence, ça permet aussi de retrouver du travail, d’évoluer professionnellement.

Le passage au web est une opportunité d’évolution en interne. Par exemple changer de thème, de service, d’affectation, de spécialité. Au Parisien, j’ai posé la question de savoir qui voulait évoluer : 145 personnes sur 350 se sont manifestées dont au moins 50 pour le web. Il faut maintenant accompagner le mouvement.

Une des conditions pour que ce changement soit réellement efficace :que l’ensemble du management soit d’accord, unis sur les objectifs et les moyens.

L’organisation

Le parti que nous avons pris : transformer la rédaction en rédaction plurimédia. C’et à dire que tous les journalistes sont potentiellement tous contributeurs, c’est à dire 350 à 380 journalistes.

Nous négocions avec les syndicats (notamment pour le droits d’auteur), et nous nous sommes fixés la fin de l’année comme date butoir. On a 12 personnes dédiées, mais à terme, tout le monde est concerné.

Nous avons créé une rédaction en chef centrale opérationnelle multi-supports. Pour avoir un contrôle opérationnel de l’ensemble de nos titres. Elle est dirigées par les journalistes.

Il doit y a voir du journalisme partout. Par exemple dans le secrétariat de rédaction. Ils ont vocation à rejoindre les services. On redéploie, mais on ne touche pas l’emploi. D’où l’importance des formations, etc.

La correction : on a encore des correcteurs, mais il n’y en aura a priori pas sur le site. C’est un risque qu’on assume. Les contenus seront relus (par les redac chef et redac chef adjoint), mais pas corrigé.

En terme technique, on change Datox, mais nous n’avons pas tranché encore la nouvelle solution.

Le modèle

On a beaucoup de retard, on a donc benchmarké. Le modèle sur lequel on va s’appuyer est celui du Guardian en Angleterre : une seule et même rédaction. On doit y aller, mais il faut d’abord négocier, il faut convaincre, plus être tous d’accord au niveau de la direction.
Il faut qu’on rattrape le retard, notamment aggravé avec la version payant qui a tari l’audience. Nous devons enrichir et protéger notre territoire.

3 points forts pour la nouvelle version en ligne

1 – L’information, avec les trois points forts du Parisien

- la politique - les faits divers - les sports

Nous allons tirer profit de la différence de format : version longue sur le web, courte dans le papier.

Sur le web, plus ludique : des jeux, des questions, etc. Plus de visuels, et plus de services.

Sur le web, on ne met pas en scène l’information de la même manière. Il y aura un desk à l’anglo-saxonne. On va repackager. Revoir le rapport texte/photo/infogr. Pour l’instant

2- le service

Nous avons vocation à être un vrai portail de services, de proximité (pharmacie de garde, etc.)

3 – La communauté

Exemple : découvrir des nouveaux talents, comme Radio Nova l’a fait pour de nombreux humoristes.

L’avenir passe par la vidéo.

On va former tout le monde à la caméra. Le web est une manière habile pour une groupe comme le Parisien de rentrer dans la télévision. Nous allons monter un studio télé à terme au parisien, avec 3 fois par jours, un journal télé sur le web (d’ici la fin de l’année).

Comment transcrire la proximité.

Au départ, nous allons travailler département par département. Mais on ne peut pas faire tout tout seul : nous allons donc développer les liens avec les associations, on va faire du communautaire. On est en recherche active de partenariats. Nous avons déjà des partenariats avec l’INA, etc.

Tout gratuit ?

Oui. La bataille du payant en ligne est perdue, les gens de veulent pas payer pour l’information. Resteront payants uniquement certains pronostics hippiques etc.. Mais sinon, le gratuit a gagné. Archives : payante la première semaine, gratuite après ( ? , note du blogueur).

25/6/2007

[ Ma soeur en catch-up TV sur Internet ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:12

Après l’épisode 1 (ma soeur fait du HTML) et l’épisode 2 (ma soeur fait un blog), voici le dernier épisode : ma soeur en vidéo sur Clermont Première.

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[ Spécial copinage : étrange soirée jeudi 28 juin ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:53

TVnomics pend sa crémaillère à l’OPA ce jeudi. J’y serais pour voir en vrai si myspace ça existe vraiment dans la vraie vie.

strangeparty.JPG

[ Fete de l'entreprise 2.0 ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:48

Des amis à moi ont des bonnes idées et ils aiment leur entreprise au point d’importer avec  énergie un concept américain informel.

Cela a un petit coté “j’aime ma boite“, mais bon, hein, c’est des amis :)

14/6/2007

[ Traîne sur Facebook (au lieu de bosser)... ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:19

Je surveillais du coin de l’oeil Facebook depuis plusieurs mois, notamment en préparant mon séminaire sur les réseaux sociaux pour Benchmark (prochaine date le 28 juin). On peut pas dire que c’était très courru en France, et je pensais que ça finirai par un destin à la Orkut ou Sixdegrees.

Manque de bol, depuis un mois, c’est la ruée. Je me suis donc aussi fait avoir par le dernier truc addictif (et ergonomique, avouons le) à la mode (merci Johan:) ). Conformément à mes craintes, je crois que je vais avoir du mal à échapper aussi à Twitter

facebook.jpg

Reste qu’il ne faut pas perdre de vue que le type et de le nombre de données demandées est de plus en plus affolant. Je ne veux pas jouer mon parano, et puis il y a plein d’autres manières moins technologiques d’être surveillés.

Mais quand même j’ai du mal à remplir du premier coup les cases sur mes préférences religieuses, sexuelles, mon statut matrimonial, dans une gigantesque base de données mondiale privée non reglementée. C’est con, hein ? Mais j’ai trop lu de trucs sur les années 40…

13/6/2007

[ Relectures ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:36

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Presque bientôt.

6/6/2007

[ Laurent Mauriac : "le journaliste doit savoir animer le débat" ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:59

J’ai invité Laurent Mauriac à intervenir lors de la dernière édition du Café du Commerce, sur Paris Cap’. L’occasion de l’interroger sur le lancement remarqué de Rue89.


Laurent mauriac
Vidéo envoyée par pariscap75

Voici les principaux thèmes abordés par Laurent dans ce podcast :

- L’ambition de Rue89 : faire travailler trois groupes ensemble (journalistes, experts, internautes). Marier l’expérience journalistique avec la culture de l’Internet [Question oubliée par l'intervieweur : n'est-il pas anachronique de continuer à les opposer ?]

- C’est la tenue d’un blog à Libé qui a décidé Laurent de franchir le cap. Il avait l’impression de faire certes le même métier, mais de deux manières différentes. Il semblait intéressant de les rapprocher.

- Le modèle économique du site est l’espace pub. Il faut franchir le cap mythique de 1 million de VU / mois. Le démarrage est bon, avec 600 000 VU sur le premier mois de lancement. Constitution à venir d’un tour de table.

- 2 axes editoriaux : sortir des sujets, et miser sur la qualité du débat. C’est à dire éditorialiser, organiser, valoriser les bons commentaires pour donner du sens à la publication.

- Y’a t’il un lectorat pour les médias participatifs ? Journaliste est un métier, publier du contenu sur Internet ne signifie pas être journaliste. Mais il y a une alchimie qui peut se produire. De plus, la génération de l’Internet [celle qui ne lit pas les journaux - note du blogmestre] a pris l’habitude de prendre la parole, et elle ne la rendra pas.

- Est-il facile de passer d’un journalisme de périodique (quotidien papier) à un journalisme de flux (celui de l’Internet) ? La manière de produire de l’info et de la consommert est différente dans les rythmes. Rue89 réflechit notamment à collaborer avec d’autres fuseaux horaires (l’Argentine par exemple) pour produire du contenu 24/24.

- Un bon journaliste en 2007 ? Il doit savoir faire ce qu’il faisait avant, plus être polyvalent dans le maniements des outils (CMS) et des médias (video). Il doit aussi apprendre à distribuer la parole, à animer le débat, ce qu’il n’avait pas spécialement l’habitude de faire.

Merci à Laurent d’avoir pris du temps pour venir intervenir dans l’émission, et bonne chance à Rue89.

5/6/2007

[ Le championnat du monde des cartes postales de la honte ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:30

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Aujourd’hui, je vous propose de faire monter le rouge au front de mon facteur avec un concours stupide.“.

C’est ici (attention, c’est du très lourd), la règle du jeu est ici, et c’est organisé par Manu Larcenet. Via Expressions.be.

4/6/2007

[ Obiwi en beta privée ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:01

J’ai fait un petit tour sur l’interface et dans la cave d’Obiwi mercredi dernier. Julien avait convié quelques fouineurs du web à venir faire des remarques sur la version beta de sa créature en mangeant des Fingers.

J’ai livré en vrac quelques remarques d’ergonomie sur l’interface ou plus généralement sur les modalités de gestion. J’ai notamment regretté que le système de progression dans la communauté manque de transparence (comment acquérir des points pour devenir expert, etc.), et que les règles de participation soient un peu trop nombreuses. Par contre, chapeau aux promoteurs et développeurs du projet pour la qualité de la structure éditoriale front-office des pages, ainsi que de l’interface de publication qui a l’air assez intuitive.
C’était aussi l’occasion de rencontrer Gilles Bruno (qui parle encore plus fort que moi dans les réunions, c’est peu dire…:) ), de recroiser l’autre Gilles, ainsi que Luc Legay.

Sur Obiwi, voir aussi le billet d’Emmanuel sur Ecosphere.

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