29/3/2007

[ Petit-déjeuner "outils sociaux & medias" avec Six Apart ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:38

J’interviens demain matin à l’aube, à l’invitation d’Olivier Creiche, dans un petit déjeuner où l’on parlera des blogs et des médias (non, on n’a pas épuisé le sujet, je dirais même que les choses sérieuses commencent…).

Je tiens à votre disposition un petit diaporama des familles par ici.

[UPDATE : Luc Legay a fait un petit résumé vidéo ici

Je tiens également à remercier toutes les personnes que j’ai interrogées cette semaine en vue de préparer mon intervention :

- Benoit Raphaël dont l’entousiasme est sans limites en ce moment, et ça fait plaisir à entendre (il est déchaîné, il envoie même la PQR dans Second Life…)
- Emmanuel Davidenkoff, de Phosphore, à propos du blog lycéen sur la présidentielle (avec Le Mouv/CLEMI)
- Vincent Giolito, de PLus News
- Jean-Philippe Defawe, du Moniteur (faites un tour sur leurs sympathiques blogs pointus et ouverts, notamment celui sur le développement durable ou l’archi)
- Johan Hufhagel de 20minutes.fr, qui est décrit dans ma prez comme “l’empirique efficace, créateur de valeur éditoriale”

26/3/2007

[ Forum Benchmark web 2.0 demain ]

Classé dans : — joel ronez @ 8:34

J’y serais, tout comme certains. J’ai animé aujourd’hui la première session du séminaire sur les réseaux sociaux (prochaine édition le 28 juin), avec une sympathique audience.

22/3/2007

[ Libé par les écrivains ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:37

Pour ce numéro, 54 écrivains ont pris la place des journalistes.

Une très bonne idée, bien meilleure que la fausse piste de la personnalité “rédacteur en chef” (en général, des commentaires bateau entre guillemets dans la marge).

libe.jpg

L’opération est résumée ainsi par Laurent Joffrin :

“Sans grand souci d’équilibre politique ou philosophique, nous avons livré les clés du journal à une pléiade de hasard et d’amitié, complices en mots et en phrases sinon en opinion.”

Après une première lecture rapide, certains s’en sortent mieux que d’autres :

- Tillinac près de son tropisme (la Corrèze et le rugby) nous relate avec émotion un match de rugby de gala à Brive.

- Cypora Petitjean-Cerf donne ses explications pour capter le langage ado en constante évolution.

- François Bon est irremplaçable dans son portrait de Matt Cuts, l’américain ordinaire derrière Google (à lire aussi pour sa description des critères de référencement du moteur) :

“Les algorithmes de Matt Cutts rentrent à l’intérieur de nos bibliothèques, peuvent même vous servir à indexer votre disque dur. Matt Cutts sait tout ça. Il en parle dans son blog. Il a conscience de l’importance de sa tâche, et qu’elle ne doit pas servir qu’aux marchands de soupe.

C’est pour ça qu’il faut adresser une supplique à Matt Cutts : continuer, sur le blog, à nous parler aussi de ses chats et de sa voiture, et pas seulement des nouveaux outils de Google Labs, ou du problème passionnant de savoir quelles données on doit effacer, et à partir de quelle durée, ou bien de ce qu’on peut regrouper, pour quiconque, dans le concept d’identité numérique.

On a de la chance que Matt Cutts soit un type bien. Un type ordinaire, presque un copain. Mais quand même, ce n’est pas un peu de disproportion ?”

- Frédéric Beigbeder fait le malin, faussement engagé et se regardant écrire, sur une histoire effroyable d’esclavage moderne, dont il trouve amusant le parallèle avec la sordide affaire Kampusch. Bof.

- Joy Sorman (qui?) est à chier à peu près dans toutes ses (trop nombreuses) interventions [pas de liens, c'est exprès].

- Yves Pagès truffe les marges de la page Médias de commentaires facétieux, et il rajoute même un claviste qui ne l’est pas moins :

“L’homme d’affaire Vincent Bolloré s’est félicité hier matin du lancement de Bretagne Plus, dernier né de son réseau de presse régionale gratuite [Non, non ceci n'est pas du faux texte... note du claviste]. Diffusé à plus de 20 000 exemplaires sur Quimper, Brest, Morlaix Lorien, le nouveau titre revendique déjà, faute d’enquête neurocognitive plus approfondie, un “taux de prise en main du journal de 100%”.

En plus, il a la chance d’avoir la coquille élégante : à la dernière ligne de sa descente de brèves, le “claviste” est devenu “caviste”.

Bref, un numéro qui ne se lit plus en 10 minutes, et ça fait plaisir de revoir Libé comme ça.

[ Fini ! ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:46

Avec un retard manifeste, la patience de bonze de mon éditeur, mais je viens de le finir il y a 10 minutes.

Je tiens, en cet instant solennel, à manifester mon respect et mon admiration la plus profonde à tous ceux qui ont un jour terminé un manuscrit, que ce soit d’un bouquin sur la pose de parquet ou l’oeuf à la coque à travers les âges, peu importe…

Maintenant, je sais ce que c’est, et je me moquerai plus, promis.
A noter que l’apero promis à l’époque n’en sera que plus terrible (d’ici 6 semaines).

20/3/2007

[ Bordeaux.fr, on ne lâche pas l'affaire ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:34

Les blogs, c’est bien. On est toujours au courant de l’évolution d’un dossier, même dans ses aspects les plus ridicules.

Cela me rappelle cette histoire légendaire mais qu’on a envie de tenir pour vraie de l’allemand qui braque une banque avec son casque de moto où est écrit son nom et son groupe sanguin en gros dessus…

19/3/2007

[ Les titres qui tuent...]

Classé dans : — joel ronez @ 5:33

Je suis abonné depuis peu à la newsletter quotidienne de 20minutes.fr. J’avoue que pour des raisons diverses, je suis assez fan de leur titraille aléatoire répondant à une alchimie low-cost secrète composée d’un tiers d’incitatif (parfois trés relou, parfois très inventif, sur le papier surtout), un tiers d’informatif (une condition de base sur le web), et un tiers de putassier de bon aloi.

Par exemple, j’aime beaucoup la poësie subtile de celui-ci, en queue de liste :

pedalo.jpg

Alors ? Vous aussi vous auriez cliqué ? Ne faites pas les petits malins…

[Mise à jour Mardi 20 mars : ils sont décidément incorrigibles...]

17/3/2007

[ Rugby Live Blogging ]

Classé dans : — joel ronez @ 7:08

Aujourd’hui, j’étais invité par Johan, rédac chef du web de 20 minutes, pour bloguer live le dernier match du tournoi des VI Nations et boire des bières à la rédaction (ils ont une super vue).

Photo 0218.jpg

On a déménagé Rugby Pro & Prophéties sur la plate-forme de blog 20 minutes, et on cherche des amateurs pour nous donner un coup de main pour la fin du Top 14.

14/3/2007

[ Welcome back ! ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:44

Fin de la récré ?

[ Chryde est en forme ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:23

M’est avis que ça aurait à voir avec un nouveau départ imminent.

En 3 jours, il vient de se faire pleins de nouveaux amis. Il avait déjà mis une couche sur les réalisateurs contemporains (déjà relayé par ici), les publicitaires à l’inspiration drag and drop (et leurs explications confuses).

C’est au tour de la SACEM, dont on connait l’avant-gardisme et l’habile propension à défendre ses intérêts de se voir féliciter pour avoir réussi à mener une négociation de main de maître.

Le résultat serait apparemment le départ à l’étranger d’un site qui cherchait à rentrer dans le rang, et payer sa quote-part. Au moins, comme ça, pas de problèmes : rien à partager, tout le monde est d’accord.

Je ne connais pas les détails, et je peux comprendre la position légaliste des négociateurs, qui après tout ont la loi pour eux. Mais depuis que le sujet de la rémunération des ayants-droit est dans l’air, ça me semble abérant qu’on ne soit toujours pas capable d’inventer des moyens de partager les revenus à l’aune des pratiques.

Amusons nous avec les groupes d’intérêt : au XIXème siècle, d’après un ancien article de Florent Latrive dans Libé, les éditeurs de partition en papier avaient tenté de faire interdire les pianos mécaniques. On sait très bien maintenant avec le recul que les pianos mécaniques ont pullulé depuis, et supprimé toute forme de vie terrestre, organique et végétale.

Amusons nous avec les groupes d’intérêt à lui tout seul (rappel) :

Qui dit DRM dit Pascal Negre :

“Je ne sais pas si vous avez une voiture, mais si vous avez une voiture, elle roule soit à l’essence, soit au gazole , eh bien votre moteur n’est pas interopérable. Vous pouvez pas mettre du gazole dans un moteur à essence. ” ou encore “Le mec qui achète une PlayStation ne va pas acheter des jeux Nintendo. C’est la même chose pour la musique”

Réponse de Padawan :

“Si aujourd’hui ceux qui roulent en Renault ne sont pas obligés d’aller faire le plein chez Total, c’est parce que Pascal Nègre n’a jamais travaillé dans le secteur automobile”.

Toi aussi aide Pascal Nègre à trouver une métaphore sur les DRM.

12/3/2007

[ "Flux des images et des signes" ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:39

Jean Baudrillard (1929-2007), cité par Franck Perrier (plus inspiré que certains) qui rappelle que l’auteur de La société de consommation était aussi photographe :

“Notre présent se confond avec le flux des images et des signes, notre esprit se dissout dans la surinformation et l’accumulation d’une actualité permanente qui digère le présent lui-même.”

baudrillard.jpg
Vu chez Jahsonic, et aussi ici.

Dans un autre registre, moins panégérique :

« Oublier Foucault », préconisait Baudrillard dès 1977 — à qui le principal intéressé, dont on sait le mordant philosophique, rétorqua du tac au tac : «Mon problème serait plutôt de me souvenir de Baudrillard…».
Lu sur Ombres Blanches.

Quoiqu’on pense du bonhomme, c’est un des rares français qui selon moi avait une pensée globale, créative, vivante et affranchie des contraintes d’allégeance intelectuelle.

« La séduction représente la maîtrise de l’univers symbolique, alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l’univers réel. »

Nul n’est prophete, etc.

[ Bordeaux.fr, rappel ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:51

J’en ai parlé plus bas, mais je tiens à remettre une couche sur ce cas d’école : le site web de la mairie de Bordeaux leur coûte 850 000 euros par an. Soit d’après Matthieu Rouveyre, 261% plus cher que celui de la mairie de Paris (250 000 euros par an).

Pour ceux de ma génération et d’avant, je rappelle que 850 000 euros, c’est 5,5 millions de FF (par an). C’est donc quand même pas mal d’argent. Pour un site.

Le fait que le site ne soit pas aux normes (de qualité, d’accessiblité), avec une mise en page qui bugue sous Mozilla, et sans vidéo des conseils municipaux (ce que Paris fait pour moins cher) est bien entendu un détail.

En admettant que l’ensemble des décideurs politiques et économiques soient de bonne foi (ce qui est déjà en soi un sacré renoncement), nous avons là encore un exemple flagrant de bulle spéculative informatique : comment à un moment donné les comportements des acteurs sont deconnectés de l’objectif et de l’environnement qui les entourent, et perdent tout sens critique dans la conduite de leurs projets.

[MISE A JOUR - 15h30 : Matthieu, apparemment conseiller municipal d'opposition, reçoit de plus en plus de visite sur son blog, et a donc mis des liens vers les véritables documents pour prouver que ce n'est pas un hoax : marché initial [PDF] de 3+1,5 M€ en 2002, plus la suite recto et verso [JPG] ]

[ Fragments audiovisuels & bulle spéculative de moyens ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:33

Chryde met le doigt sur un fléau contemporain : les mauvais réalisateurs.

On ne compte plus aujourd’hui les émissions tronçonnées en morceaux d’images de 2 secondes, contre-plongées, saturations lumineuses, et gros plans ineptes. Même pour un match de rugby, on peine à suivre une action de bout en bout, tant les changements d’angle, les plans de coupe et les travelling moisis s’enfilent comme des perles visant à montrer qu’on a la plus grosse…

Comparez la première minute de Berlin par Lou Reed en 1972 (1 plan) et celle de Ayo chez Taratata (22 plans). L’effet est saisissant.

Comme dans d’autres secteurs, la réalisation de l’image contemporaine n’échappe pas à l’inflation des dépenses de pognon, d’énergie et de moyens, en déconnexion complète avec les besoins des utilisateurs.

Dans une bonne émission, ce n’est plus l’artiste qui est le centre d’intérêt, c’est la logistique. C’est d’ailleurs l’angle que choississent certaines pour se relancer (la dernière Star Ac et son fameux “plus gros plateau du monde”).

On en oublie au final de penser à l’essentiel : le fameux client final, qui se tamponne des millions de brouzoufs engloutis par des producteurs mégalo à la petite semaine, et qui veut juste profiter d’un spectacle ou utiliser un service dans les conditions les meilleures, qui ne sont pas loin s’en faut conditionnées par la taille de la ligne budgétaire qui y est consacrée .

Que tous ceux qui veulent bien voir ici une métaphore pratique sur la façon de conduire des projets à composante informatique ne se gênent surtout pas…

9/3/2007

[ Libraires indépendants, librairie d'auteurs & faux débats ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:14

François Bon a ré-ouvert sa librairie en ligne, nous apprend Hubert dans La Feuille. Pour les épisodes précédents voir par là. C’est une bonne nouvelle, d’abord parce qu’il a un goût sûr et pointu, et puis qu’il pointe dorénavant sur Ombres Blanches (avec qui j’ai l’honneur de collaborer depuis presque 10 ans).

Mais si je suis d’accord avec Hubert (et également François d’après ce que j’ai compris de nos échanges) pour considérer que l’offre des libraires indépendants sur Internet est encore perfectible en terme d’ambitions et de services, je tiens cependant à m’écarter du reste de l’analyse faite dans ce billet.

Idée reçue principale (je résume): “les libraires ont râlé car François Bon, auteur dit de gauche, envoie ses lecteurs sur le vilain Amazon, au lieu de ramener du trafic à des libraires politiquement cashers.”

Les libraires sont certes parfois un peu byzantins, comme tous les corps de métiers au contact de ce truc bizarre qui s’appelle la culture, mais ce serait faire injure à la plupart d’entre eux que de les prendre pour des affectifs primaires.

Le raisonnement qui s’applique ici est d’une part une inquiètude de se voir dissoudre dans un système marchant dont ils ne maîtrisent plus les codes ni les leviers de pouvoir, d’autre part une revendication légitime de voir les gens qu’ils défendent (les auteurs) ne pas jouer contre eux.

Dans les deux cas, pour être quand même un peu d’accord avec Hubert, c’est en innovant et en proposant des services (aux auteurs, lecteurs, prescripteurs, etc.) qu’ils s’en sortiront, pas en signant des tribunes assassines dans Le Monde des Livres.

Petit rappel des éléments du problème, en 4 points :

- Les libraires indépendants, certes soutenus par une legislation favorable de prix unique, mènent pour la certains d’entre eux des politiques de fonds. C’est à dire que lorsque la FNAC ou Amazon ont physiquement dans leurs étagères 2 titres de François Bon (les derniers), Ombres Blanches en a 25, disponibles à la librairie, ou sous 48 heures dans ta boite aux lettres ami lecteur (si Colissimo est avec toi).

- Amazon est pour l’essentiel une base de données structurée, pas un entrepôt. Son stock se concentre principalement sur les fortes rotations, quand au reste, il est commandé à la demande. Il serait temps de passer au XXIème siècle, et de comprendre que ce que vend Amazon à des clients, ce n’est pas un livre, c’est un formulaire pour prendre une commande, et des meta-données avec un prix. Pourquoi à votre avis la plupart des livres “froids” arrivent dans les 3 semaines ? Faite un test : comparez les délais de livraison en neuf de nimporte quel grand auteur, entre Ombres Blanches ou Saurramps et Amazon.

- Maintenant, sur la “MarketPlace” Amazon: à votre avis, pourquoi Amazon s’intéresse t’il de si près aux libraires ? Surtout ceux qui n’ont pas sites, d’ailleurs ? Pour augmenter ses références, et son stock. A lui la base de données, les commissions, aux libraires les cartons. Même plus besoin de délocaliser en Chine, il suffit des arrières boutiques de ses affiliés. Voila pour l’étape 1.

- Pour l’étape 2, un peu de prospective. Une fois qu’Amazon s’est débarrassé de son stock et s’est rendu incontournable pour le chiffre d’affaires de ses affiliés, il les fait passer à la caisse : “bon, jusque là on a été gentils, mais maintenant c’est XX% de plus pour nous“… Cries d’orfraies, indignation, puis tout le monde rentrera vraisemblablement dans le rang.

Pour la petite histoire, rappelons que ce modèle est tout bonnement comparable à celui de Kelkoo (on vous référence gratuitement au début, on vous amène du trafic et du CA, on est maître des conditions de commissions sinon on vous déréférence), que son fondateur est en train de rééditer avec Wikio, sur les news.

Vous comprendrez donc que certains libraires trouvent un peu gros de voir leur métier ramené au labeur, et cherchent à rappeler à certains des leurs, ou aux auteurs dont ils font vivre la littérature, que ceux-ci ont aussi intérêt à jouer le jeu avec leurs alliés.

Tous les libraires sont malheureusement loin d’avoir analysé avec acuité les enjeux liés à Internet, mais il faut aussi comprendre que cette activité n’est pas homogène, dans ses idées, ses moyens, ses stratégies et ses intérêts. Et qu’on ne peut systématiquement et collectivement les réduire à des reflexes corporatistes et conservateurs. Protéger ses intérêts n’est pas forcément illégitime, que ce soit au niveau du symbole ou du chiffre d’affaires.

Sur ce, rendez-vous au Salon du Livre pour la suite annoncée des évènements, et a priori quelques surprises.

[MISE A JOUR - 12 MARS : Voir le billet de François Bon sur sa librairie.]

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