25/2/2007

[ Mini-sondage : les jeunes et la presse ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:57

En octobre 2006, lors de mon cours sur la presse en ligne aux étudiants de L3 à Nice, j’avais posé 3 questions à l’amphi. Je trouvais que c’était une bonne manière d’illustrer pour la presse écrite la nécessité d’inventer très vite son futur sur Internet.

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“Qui achète au moins une fois par semaine un titre de presse quotidienne régionale ?”


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“Qui achète au moins une fois par semaine un titre de presse quotidienne nationale ?”


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“Qui lit au moins une fois par semaine un titre de presse quotidienne gratuite ?”

C’était il y a 4 mois. Depuis, il semble que le secteur bouge très fort. Tout le monde s’agite en projets, reflexions et rapports débattus, et c’est tant mieux.

22/2/2007

[ Rapport Tessier : la question du label et des correspondants ]

Classé dans : — joel ronez @ 7:26

J’ai été interrogé par courriel par Philippe Berry, de 20 minutes.fr (qui décidément sont déchaînés positivement sur l’animation de réseaux de blogueurs). Il souhaitait obtenir la réaction de quelques blogueurs “média” sur deux points particuliers du rapport Tessier [PDF]:

- un statut pour les journalistes citoyens, inspiré de celui du correspondant PQR
- la création d’un label de qualité pour les sites d’informations

Voici mon opinion, à l’emporte-pièce comme d’habitude. A noter que ce rapport est une très bonne synthèse des enjeux de la presse d’information face au numérique, et il va d’ailleurs me servir assez souvent pour appuyer certaines affirmations auprès de mes clients :)

QUESTION 1 : STATUT DE “JOURNALISTE CITOYEN”

Je suis reservé sur le principe, bien que ne pouvant que constater que nous ne pouvons continuellement travailler dans la zone grise…

A priori, cela semble être l’idée géniale. Mais il y a plusieurs hics :

- Le statut de correspondant de la PQR est clairement une curiosité utile. Mais il a un caractère tellement dérogatoire qu’il reste quand même très précaire. Pour la maintenir, toute la PQR s’efforce de ne pas faire de vague, car la rentabilité de son maillage (les pages “villages”) repose la-dessus. Le statut a un grand nombre de contraintes : il n’existe notamment pas de lien de subordination entre la rédaction et les correspondants. Ceux-ci ne sont pas censés appliquer une consigne, se plier à un délai, ou écrire un article de commande. Sans quoi, tout le monde rejoint le régime général… Les rédactions doivent donc trouver des astuces pour continuer à piloter les pages sans en avoir l’air… En clair : il est bizarre d’ériger en exemple un statut qui est lui-même une anomalie…

- le mélange des genres : la PQR a depuis longtemps une image de connivence avec les élus, les décideurs économiques locaux, etc. Comment peut-il en être autrement quand le correspondant est le secrétaire de mairie ? La plupart des rédactions s’efforcent de renouveller le réseau ancien des fameux “instits en retraite”, mais appliqué à la “pratique citoyenne du journalisme”, cela relève d’une gageure. Comment voulez-vous vous assurer que le consultant expert blogueur n’est pas rémunéré par untel ou untel ? Compliqué…

- La presse devrait être un secteur économique comme un autre. Il est navrant de constater que dès qu’il s’agit de réflechir à lui permettre d’évoluer, cela passe forcément par des mesures fiscales préférentielles. La presse est déjà perclue d’exemptions (TVA réduite, aides, abattements, etc…) et la rapport Tessier en remet une couche. Est-ce qu’on ne pourrait pas imaginer, de temps en temps, que la presse puisse se gérer comme un vrai business, et donc se conformer aux règles fiscales et sociales en vigueur ? Autrement dit, pourquoi ne pas payer les correspondants sous le régime général ? Le risque est que de nombreux pigistes soient à terme payés sous ce statut. On voit notamment le dévoiement qui a été fait du régime des intermittents par la radio-télé, et j’imagine donc assez vite ce que cela peut donner avec un statut allégé…

Au final, je suis partagé. Je trouve que l’idée de rémunérer des contributions non professionnelles est intéressante, peut-être plutôt pour les “petits” médias, les nano-publications que les grands. Il existe d’ailleurs deja une possibilité de rémunérer via le régime des droits d’auteur (cotisations réduites). Certaines plates-formes comme Overblog s’orientent la dessus (avec du Paypal pour l’acheminement des paiements).

Mais je ne sais pas si les micro-paiements qui découlent des “participations citoyennes” aux medias sont susceptibles d’améliorer de manière substancielles la qualité des contenus soumis.

Et puis nous risquons de confondre des frontières souvent poreuses mais qu’il ne convient pas d’abolir entre le journalisme professionnel et la pratique contemporaine de la participation bénévole à une plate-forme de diffusion. Je crois quand même que la notion de subordination a une rédaction est une condition nécessaire de production de contenu de qualité.

Ma conclusion : mitigé.

QUESTION 2 : LABEL DE QUALITE

Je suis fermement opposé à toute forme de label ou de certification sur une base propriétaire ou réglementaire.

Nous visons déjà dans une société sur-réglementée et sur-normée, alors gardons quelques espaces d’initiatives et de créativité.

Les labels sont des nez creux pour les lobbys, tout le monde le sait. Que ce soit pour les poulets “label rouge” ou les biscuits “produits de l’année”, cela ne garantit rien d’autre que l’adhésion payante à une charte de complaisance.

Eventuellement, l’idée à creuser serait une forme de norme Open Source. Des gens comme Temesiss’intéressent à ça pour d’autres domaines comme l’accessiblité.
Mais cela doit rester sur une base communautaire et ouverte. Pas sur un autre bousin type OJD ou BVP qui sert principalement à s’arranger entre gens de bonne compagnie.

Cela pourrait être basé sur l’adhésion libre et gratuite à un certain nombre de critères évolutifs.

Mais parler de “qualité” est risqué. On n’obligera jamais une rédaction à s’intéresser à une cible de manière déontologique via un label. Cela risquerait de déresponsabiliser ceux qui ne doivent exister que par la qualité de leur écrits, et pas par leur statut.

Dernier coup de pied de l’âne : c’est encore une fois fatiguant de voir la presse se défendre non pas avec de l’offre, de l’innovation, mais des boucliers corporatistes qui ont déjà fait pas mal de dégats en maintenant la tête de tout le monde dans le sable…

[UPDATE : sur ce dernier point, je nuance un peu mon propos, car une page du rapport m'avait échappé. Tessier identifie clairement le risque d'un label "Presse française d'origine contrôlée" à la page 69 :

"Sans compter que la réaction des internautes, difficile à anticiper, pourrait bien être négative face à un label officiel, géré par les pouvoirs publics et les organisations professionnelles, et qui apparaître comme une tentative de contrôle ou d’encadrement d’un réseau dont les aspirations libertaires sont très fortes. Il faut éviter à tout prix que cette démarche ne soit ressentie comme la mise en place d’un label « Presse française d’origine contrôlée », pour reprendre l’expression du SNJ, qui constitue un moyen de protection d’un « vieux » média face au succès du numérique. Le label doit être une véritable aide et un signe de confiance pour les internautes dans leurs relations avec les sites d’information, et non pas une ligne Maginot destinée à préserver, sans aucune chance de succès, les groupes de presse de la concurrence sur Internet"]

Sur le sujet, lire absolument les billets d’Emmanuel (et les liens et commentaires):

- Rapport Tessier, où l’on reparle d’un label de la presse en ligne
- Rapport Tessier et label de la presse en ligne, suite…

[ La tête dans l'agrégateur ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:48

Un petit digest des choses que j’ai lues ces derniers jours dans mes 152 fils principaux.

> WorldCat Identities, par Figoblog :

En deux mots, c’est un espèce de mash-up de données sur des auteurs : les livres qu’ils ont écrits, quand il les ont écrits, dans quelle langue, ce qu’on a écrit sur eux…

> Writemaps, un outil en ligne pour créer des plans de site (lu chez Cavazza)

> Rien à ajouter à la chronique de Pascal Fouché dans Libé, reprise partiellement sur La Feuille.

La réponse à leurs problèmes, à laquelle réfléchissent les libraires encouragés par les éditeurs, qui consiste à créer un site de libraires indépendants, est-elle à la hauteur des enjeux ? Les expériences de ce genre aux Etats-Unis et en Allemagne ne sont guère concluantes. Les seuls libraires qui ont déjà profité d’Internet sont ceux qui ont un service de vente aux collectivités et une logistique qui leur permet de faire face à une demande de vente par correspondance.

J’avais donné mon avis à différentes personnes parties prenantes de ce projet de portail de libraires indépendants : il ne peut exister qu’entre des librairies qui possèdent et exploitent déjà des sites Internet. On ne batit pas un projet sur des faiblesses (des librairies qui n’ont pas investi sur le Net), mais sur des atouts (une culture, une logistique, un réseau, des moyens, une audience, une base de données à peu près qualifiée, etc.). D’après mes derniers échos, on s’achemine vers une solution “politique”, qui ne fâche personne et surtout pas les petits libraires, et qui anticipe des chiffres d’affaires risiblement sur-évalués.

> Y’en a maaaaaaaare des captchas, chez Loutrifications et tractopelles :

“Ca fait chier, de ne pas pouvoir cliquer sur ‘poster son commentaire’ et se barrer. Faut vérifier que les hébergeurs n’ont pas la flemme de mettre des filtres, que les blogeurs ont le courage de faire le ménage quand c’est nécessaire. Et je ne vous parle pas (en fait si) des aveugles, qui de par ce fait ne peuvent tout simplement plus poster de commentaires. Je ne sais pas combien de personne ca concerne, mais en fait je m’en fous. Je considère que compliquer la vie de gens pour qui elle est déjà un tantinet plus compliquée que la notre au quotidien, ca relève de la cruauté mentale.

> Le net devrait représenter 60 % du “operating earning” chez Schibsted en 2008, à lire chez Jeff.

Que fait Schibsted que ne font pas les autres éditeurs de l’UE et d’Amérique du nord ?

1- Dès 1995, le groupe a “lourdement investi dans les nouveaux médias”. Aujourd’hui, Schibsted, est le plus gros player sur le net en Norvège et en Suède.[...]

2- Il s’est lancé dans la presse quotidienne gratuite — 20 minutes — et a attaqué des nouveaux marchés en Europe.

3- Il a changé très vite et s’est attaché les services de cadres supérieurs venant d’autres univers que la presse, comme par exemple des cadres sup de McKinsey.

4- Il n’a pas eu peur de la cannibalisation de leurs éditions papiers.

5- Il a racheté des business de petites annonces et les a transformés en business internet.

>  MD, de Mon Avis Sur Tout ne veut pas devenir blogueuse pro, et elle a raison :

“Moi aussi, je pourrais monter un business-blog avec des recettes banales ou des conseils beautés à 2 balles. Il suffit de trouver des lectrices assez cruches pour trouver cela formidable.

Mais non, je te respecte trop mon lecteur (et puis surtout je n’ai pas envie que tu m’écrives des commentaires du style « Merci MD, tu es toujours de très bon conseil » ou encore « Génial, mon mari va adorer »).

Nan, pas possible.” 

> Padawan n’aime pas le sarkospam :

“[...]le responsable derrière supportersdesarkozy.com n’est autre qu’Arnaud Dassier, le soi-disant « enchanteur » des nouveau medias. Le même qui a trempé dans le premier sarkospam. Le même que j’avais traité de cowboy lors de Politique 2.0 pour l’affaire des mots-clés AdWords douteux qui pour n’importe quelle entreprise serait assimilé à de la contrefaçon et du parasitisme (vous pouvez le voir là, quand j’ai des accès de vision comme ça, je me dis que je ne me mérite pas :p).”

> Enfin, n’oubliez pas Yahoo!Pipes (vu entre autres chez Martin)

21/2/2007

[ Vive l'OPML ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:28

Je trouve qu’on devrait davantage partager ses fichiers OPML.

D’ailleurs voici le mien, version brute grand public presque pas retouchée :

- télécharger mon fichier OPML [32 Ko]

- Télécharger l’image des 152 flux dans Feeddemon [JPEG - 186 X 2790 pixels]

Rappel : un fichier OPML (Outline Processor Markup Language) est un fichier texte structuré contenant les libellés, URL de la home page et du flux RSS des sites favoris.

L’intérêt pour un tiers est qu’on peut ainsi récupérer des sources patiemment collectées et tenues à jour par une personne.

Voici quelques exemples d’utilisation :

- import dans un agrégateur desktop ou on line

- import dans une page d’accueil personnalisée comme Netvibes.

- import dans ses favoris navigateur

- import dans un compte de social bookmarking. Cette fonctionnalité n’est pas réellement proposée par les sites en question. Une raison en est avancée dans cette phrase-maxime entendue un jour de la bouche de François “Znarf”, de Blogmarks : “le vieux bookmark n’a pas vocation a se recycler en social bookmark“. En effet, le social bookmarking a besoin que l’utilisateur renseigne autre chose qu’une URL, à savoir des tags et une description.

- mise en ligne de ses sources favorites sur une page web

- publication dans une blogroll. Certaines plate-formes comme Typepad le permettent en natif, pour d’autres, on peut passer par un mash-up.

Quelques exemples d’applications professionelles :

- pour les services de veille d’entreprise : on peut ainsi proposer des fichiers OPML propres et classés par usage ou par thème, à destination de sa communauté.- pareil pour les médias (”suivez les présidentielles avec la selection des meilleurs blogs politiques”)

- pour les blogs d’expert : donner un peu plus de relief et de valeur d’usage à la blogroll.

Quelques sites 2.0 pour faire des mélanges :

- OPML Manager : avec un compte gratuit, on peut importer/exporter/publier un fichier OPML. On se créé un espace en ligne avec tous ses favoris RSS, et bien sur on peu récupérer le tout en RSS (pour republication en chaine sur d’autres blogs ou sites). J’ai par exemple fait un essai avec un très complet fichier OPML (dont je n’ai plus l’auteur) ici.

- Bitty.com : pour créer une iframe avec ses favoris pour republier ou insérer sur une page perso (google, Netvibes). On peut ensuite cliquer sur les titres et visualiser le contenu au sein de l’iframe.
- Share Your OPML : comme son nom l’indique. Une sorte de “social OPMLing“. On y uploade un fichier OPML, on peut le partager, et même voir qui d’autre est abonné au même flux, et voir leurs favoris RSS. J’ai ainsi pu voir qu’Emmanuel et Jean-Philippe me syndiquaient… :). On peut aussi y voir les 100 flux les plus syndiqués.

- OPMLgénérator, pour copier/coller des adresses de RSS (par exemple en mode “veille”) et en fabriquer un fichier XML pour resyndication (vu chez Affordance).

D’autres sites :

- OPML Icon Projet, pour imposer le symbole ci-dessous comme un standard.

opml-icon.jpg

14/2/2007

[ Se renouveler à Bordeaux renouvelée ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:19

J’étais à Bordeaux la semaine dernière, pour intervenir à l’URFIST sur les blogs, wikis, flux RSS pour les services info doc. L’occasion de revenir dans une ville pleine de souvenirs, de croiser plein de gens de l’internet contemporain, et de ne rien reconnaitre tant la ville est métamorphosée.

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(Photo Neitech / FlickR)
> 3 lignes de tram irriguent une ville dont tout le tracé a donné lieu à des ravalements dantesques. Des murs lépreux et des immeubles en jachère ont laissé la place à des agoras vivaces et piétonnières. J’ai quitté le campus en 1994, fraichement diplômé de l’IEP. Entre temps, il y a poussé des dizaines de bâtiments aux formes presque de bon goût. Même la rive droite n’est plus un angle mort. On y a dressé des bureaux, et la gare d’Orleans, vieille ruine centenaire est maintenant un multiplexe. Quasi flippant.

> Je me suis invité chez Elie Sloïm, que je rencontrais pour la quasi première fois. J’ai bien fait, un petit St Emilion 2001 GCC m’attendait sur la table. On a plutôt ri des fortuites et folkloriques connaissances communes, et je me suis fait initier aux rudiments de la normalisation Open Source.

Je suis admiratif du boulot d’Elie avec Opquast (voir aussi son modèle VPTCS). Il mène son petit groupe de compétences depuis une annexe dans son jardin, et continue à labourer le terrain à grands coups d’accessibilité et de ce genre de lubies nécessaires pour nous, les dilettantes.

Petite indiscrétion : j’ai pu voir un petit produit dérivé très sympa qui sort de ses ateliers, et dispo sur la marché dans pas longtemps. Mais je dirais rien (sauf contre de l’argent ou une place en créche).

Je ne suis donc pas parti boiteux de la soirée (Elie a travaillé dans l’industrie vinicole), mais j’ai raté le dernier tram, c’est ballot. J’ai donc bien visité la rive droite pour rentrer.

> J’ai rendu visite de courtoisie à mon ancienne ecole, et Jean Petaux son directeur de la communication et autrefois responsable du séminaire “Vie Locale” qui m’a rapporté plein de points pour mon dipôme en 1994.

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Les étudiants de Sciences Po recevaient ce jour là Bartabas, pour une conférence dans l’amphi Montesquieu. A voir tous les étudiants connectés en wi-fi dans le hall, j’avais peine à imaginer que lorsque je suis sorti, nous avions 7 ordinateurs pour 700 étudiants, et bien sur on n’avait pas une seule idée de ce qu’était Internet. Et j’ai pas l’impression que c’était il y à longtemps…

> Dans le TGV du retour, j’ai devisé un long moment avec Frédéric Montagnon et son associé, rencontrés par hasard, qui sont les deux sympathiques fondateurs d’Over-Blog. Trés loin des entrepreneurs ignares qui jouent au Larry Page de supermarché, les deux compères (le troisième fouette les 14 développeurs à Toulouse pendant qu’ils transhument à Paris) sont d’une humilité désarmante, et je leur souhaite de continuer longtemps à ce train, avec la réussite qui va avec.

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Il m’ont un peu parlé de leur modèle économique finalisé (une redistribution aux utilisateurs via des micro-paiements), de la valorisation de leur espace publicitaire (ils ont la régie pub de TF1 dans la manche, ça aide) et de la V2 qui va sortir de manière imminente.

La redistribution des revenus est à mon sens un moyen habile de contourner la faible valeur des contenus communautaires, en amenant les auteurs à investir sur leur contenus, et donc à valoriser par ricochet les espaces publicitaires. De nombreuses communautés (ils sont leaders sur la BD, par exemple) sont des espaces potentiellements valorisables. Mais la marge de manoeuvre est étroite, tout le monde court après ça aussi… Ils travaillent sur des algorithmes de qualification des contenus, pour justement cibler les annonces. J’ai hâte de voir ce que ça donne.
Over-Blog, c’est une histoire qui démarre par hasard, un serveur dans un coin, et puis hop, 500 000 utilisateurs en 2 ans. TF1 a 20% de leur société, et leur a permis de mettre leur infrastructure en conformité avec la fréquentation. J’avais un peu laissé leur plate-forme de côté, un peu découragé par le design des gabarits un peu rustique, mais je crois que je vais aller à nouveau y jeter un oeil, dès la sortie de leur V2.

En tout cas, bonne chance à eux.

Pour info, j’étais dans une rame TGV nouvelle déco Christian Lacroix. Je suis pourtant bon public pour les innovations ferroviaires, mais je tiens à dire avec la nuance qui me caractérise que c’est de la merde en barre. Les tables du bar font 2 cm de large, et sont en plastique laqué glissant, trés pratique pour poser un quelconque objet dans un appareil soumis à 300 à l’heure. Les banquettes moelleuses style velours ont laissé place à des fauteuils individuels en plastique bon marché, et les tables ont la taille d’un chausse pied. Dommage.

13/2/2007

[ Industrie ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:04

Pour les plus jeunes de mes lecteurs, voici l’appareil permettant de générer des flux RSS en papier.

Presse

C’est émouvant, non ?

L’information, c’est aussi ça, et pour encore longtemps…

Imprimerie Centre France à Clermont Ferrand, 1er Février 2007
(photo joël ronez)

12/2/2007

[ J'ai fait fixeur dans Second Life ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:43

Laurence Peuron, une copine reporter au Mouv’, a eu besoin d’un fixeur pour la guider dans Second Life. Je lui ai proposé mes services, car c’est tout de même moins dangeureux qu’en zone tribale pakistanaise.

Voici le sujet, diffusé la semaine dernière :

J’ai visité les fameux QG virtuels, et désolé de faire mon blasé, mais franchement il n’y a rien qui casse une demi-patte à un canard en pixel…

Je continue néanmoins de m’intéresser ce que qui se raconte dans la blogosphère de référence sur le sujet. Je ne crois pas à un nouvel eldorado pour blaireaux, mais je suis convaincu cependant que ce type d’univers persistant est un révélateur des pratiques innovantes dans les échanges sociaux.

Petite info en passant : j’ai un portable VAIO 1,50 MhzGHz 512 Mo de RAM, dans la force de l’âge et top pour la bureatique, mais il explose dans SL. Pour le sujet, on a essayé 3 machines différentes, pour finir sur un énorme eMac de compétition du CFPJ avec plein de puissance à l’intérieur… C’est donc pas encore demain matin que tous les skyblogeurs vont débarquer dans le 3D world qui déchire. Après demain, par contre…

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