28/6/2006

[ Le blog, outil de veille sous-estimé ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:26

C’est le titre de l’article du Journal du Net Solutions pour lequel j’ai été interrogé en compagnie de l’éminent Olivier. Hasard du calendrier, j’anime aujourd’hui et demain une session de formation sur le thèmes des blogs, wikis et flux RSS pour accroître la valeur ajoutée de votre service info doc.

Je résume (et je complète) :

- non, “trop d’information ne tue pas l’information”, et plus il y en a, mieux c’est. Les outils de recherche et de classification (algorythmes, produits éditoriaux, procédés d’indexation, filtres humains et automatisés, folksonomies, social bookmarking, tags, XML, …) s’adaptent en permanence à la masse toujours plus grande à laquelle ils ont à faire face.

- les blogs constituent un vivier d’informations, car ils donnent la possibilité à des gens (experts et passionnés) détenteurs de données, de capacité d’analyse, d’un savoir ou d’un savoir-faire même limité à un domaine d’en faire usage à des fins de partage. Auparavant, cette information dormait, était disponible pour les proches, ou était circonscrite à un périmètre petit (défini géographiquement ou socialement).

- tenir un blog permet “d’aimanter” de l’information : elle arrive via les commentaires, les trackbacks, les mails ou les coups de téléphone. Dès qu’on est identifié comme un diffuseur (attention, cela prend quand même un peu de temps et de persévérance), l’info converge vers soi (Olivier parle “d’effet pundit”)

- la régularité de publication n’est pas un bon critère pour évaluer la qualité d’un blog. Ce qui compte c’est la persistance.

26/6/2006

[ Biarritz : apéro de blogueurs le 24 aout ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:57

En marge des rencontres Médias & Proximité, qui auront lieu à Biarritz du 24 au 26 aout 2006, et où je serais pour tenir le blog, je propose aux blogueurs intéressés de se retrouver pour boire un coup jeudi 24 vers 19h. Je prends ici bas vos suggestions de bar sympa, et je vous en reparle trés vite. C’est au Caféo.
[EDIT - dernière maj : 24 aout 06 ]

On est pour l’instant 24.

1 > Joël Ronez, [Cup Of Tea]
2 > Emmanuel Parody, Ecosphere
3 > Laurent Bazet, AD42
4 > François Goube, Voxinablog
5 > Danielle Attias, Webmedia
6 > David Castéra, {dé signes}
7 > Christophe Blasquez, Emploi 64
8 > Henri Lapeyre
9 > Benoït Raphaël, Demain tous journalistes ?
10 > Isabelle de Penfentenyo, Blogosapiens
11 > Marie Morales
12 > Thomas Gee, Canard Wi-Fi
13 > Philippe Grisoni, Blog Et Piques
14 > Hervé, Jungul.com
15 > Cédric, Digital Nomad Life
16 > Phil, Univers Medias
17 > Olivier Zablocki, Copyleft RadioPhare
18 > Bruno Fay, Investigation.blog.lemonde.fr
19 > Aubin, Rennes.fr
20 > Quickbask…
21 > …son invité
22 > Baptiste
23 > Maryse, P’tit palois
24 > Sophie, Musique et Photos
? > Qui d’autre ?

[ Et ma soeur ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:04

Elle bat la campagne (à plates coutures).
Et elle a enfin un blog (sur le cheval d’Auvergne).

[ Le web 2.0 pour les débutants ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:56

Comment mettre quelqu’un qui cherche à comprendre le web 2.0 sur la bonne voie, en quelques grands principes.

Le web 2.0 pour moi, ce ne sont pas des techniques, c’est un état d’esprit. Il se passe des choses trés intéressantes sur le web en ce moment. Et ce n’est pas parce-que beaucoup de buzzeurs tentent de nous refaire le coup de la nétéconomie que l’on va s’arrêter de s’enthousiasmer. Voici quelques critères pour qualifier le “degré de 2.0″ d’un site web. En gros, cela s’articule autour des notions d’ergonomie et de participation.

1- Simplicité de création de profil. Allez voir Dailymotion, il faut juste fournir un mail et un mot de passe. C’est notamment ce qui permet d’engranger de l’utilisateur (non-échaudé par un formulaire inquisiteur), qui compte dans le logique de participation (voir plus loin).

2- Personnalisation de l’interface. Possibilité de modifier l’apparence où les informations présentes. Je vous laisse vérifier chez Netvibes, le plus révélateur en la matière.

3- Auto-indexation, c’est à dire l’utilisation de tags. Ce point est renforcé par les outils d’auto-complétion (signalé par Fred dans ses interfaces riches) qui permettent de suggérer à l’utilisateur un tag déjà présent dans le système. Le tag est un pivot de la navigation d’aujourd’hui, et est à mon sens promis à un bien meilleur avenir que les seuls sites de social bookmarking (voir Blogmarks, qui en fait bon usage).

4- Espace Privé / Partagé / Public. Les utilisateurs fournissent du contenu, mais dans une logique graduelle et simplifiée de construction des espaces. Pas de systèmes complexes, on fonctionne ici par intersection, et pas par constitution de groupes pré-définis.

5- Validation par la communauté. Pas de contrôle a priori, mais une surveillance des contenus par une communauté organisée disposant d’outils (voir les bontons incitatifs de Dailymotion “je pense que ce contenu peut offenser”). Tout le monde peut donner un avis, commenter, et donc permettre une forme de balance si un contenu sort du cadre (légal, moral, propriété intelectuelle, etc.). Attention : je ne dis pas que cela produit automatiquement du contenu pertinent. Mais que cela permet une forme d’équilibre dans l’expression. Rappelons nous que le web sont des conversation (dixit l’over-cité dave siffry) et que dans les conversations, on ne demande pas la parole à chaque fois.

6- Logique de participation organisée. Je peux fournir du contenu, qui, canalisé et qualifié, viendra alimenter le contenu déjà présent selon un choix éditorial. Ce qui nous distingue ici des forums, qu’on me cite souvent et qui ne sont pas 2.0 pour moi car justement non éditorialisé. Je m’explique : ce qui compte n’est pas de laisser l’internaute réagir, c’est d’exploiter sa réaction comme un format éditorial à part entière.

7- Format de diffusion personnalisables. Le RSS est bien sûr la première pierre. Mais la possibilité de se créer un flux par auteur/mot-clé/format est à mon avis déjà l’enjeu. Voir les RSS par tag de Blogmarks (fonctionalité cardinale curieusement absente de del.icio.us ou alors il y a un truc qui m’échappe), les badges de FlickR (qu’il faut cependant chercher…), et tous les flux des outils type blogsearch (bien meilleur, soit dit en passant que le désespérement lent technorati).

[ Futchebôoal !!! ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:02

Je suis un fan de la coupe du monde de football. Le point après 2 semaines de compétition en quelques points clés.

1 - La coupe du monde ne s’appelle plus “coupe du monde”, mais “Coupe du Monde de la FIFA”. C’est assez cocasse de voir tous les annonceurs utiliser artificiellement ce nouveau mot dénué de la moindre once d’humanité et de légitimité. On n’ose imaginer les alinéas se chiffrant en triple zéros en coulisses, pour au final imposer comme une marque le nom d’un mamouth multinational de droit suisse perclus de devises. A propos de nom, Eolas fait remarquer justement qu’il y a un doublon dans leur acronyme en bois, mais passons.
futchebol1.jpgEn attendant, je continue à dire “coupe du monde” et j’emmerde la FIFA. Ou je pourrais ressortir le “mundial” de ma jeunesse, passé à la postérité suite à 2 coupes du monde successives chez les hispanophones.

2 - Les prestations des commentateurs sont de qualité fort inégales. TF1 a par exemple réussi le tour de force de me faire regretter Thierry Roland. Sa voix trainarde fait maintenant les beaux jours de M6, où il se métamorphose en moniteur de colo bienveillant pour tenir sa bande de consultants frais émoulus, et franchement pathétiques (Ah… LeBoeuf…). Mais sur TF1, Gilardi semble sortir du café d’en face, et doit sa survie aux consultants de haute volée que sont Arsène le taiseux et l’inamovible Larqué, qui tient la boutique comme le tuteur le greffon. Mention spéciale à cet autre commentateur de la maison Bouygues qui réussit un exercice de style inouï : avoir l’air de commenter en différé alors qu’il est en direct (les amateurs d’ESPN Classic Sports comprendront).

3 - La vidéo, ça sert à quoi, au juste ? Voila déjà plusieurs années que le rugby en use pour valider les essais, et que le football refuse au nom d’une soi-disant égalité devant les règles entre le football pro et amateur. Cela n’aurai echappé à personne que seul ce détail sépare aujourd’hui les Lusitanos de Creteil des Galacticos de Madrid. Et en attendant, les tunisiens se font estourbir des penos, pendant que les attaquants roublards s’écroulent comme des italiens pour forcer les coups francs.

4 - Libération a sorti le supplément ultime spécial coupe du monde (de la FIFA). C’est un régal. Il est excellent de bout en bout, alliant ripaille d’anecdotes et récits de matchs à tiroirs. Réalisé en collaboration avec So Foot, il n’a comme inconvénient que d’être caché dans le pénible cahier central du jour (emploi, livres,…) ce qui parfois fait qu’on l’oublie. Un contre exemple flagrant à l’opulent et inutile supplément “Ecrans”, qui n’apprend rien à personne (et donc on reparlera à l’occase).

5 - Toujours dans Libé, un courrier parle de la première coupe monde (de la FIFA) désynchronisée. En tous cas, la diversification des canaux de distribution de la télévision (ADSL, TNT, Hertzien, câble…) fait qu’aujourd’hui tout le monde ne reçoit pas le signal en même temps. Un décalage de quelques secondes, voire moins, dans le signal fait que ceux qui reçoivent via un bon vieux rateau voient les buts avant les autres. Une pré-science à l’envers : les hurlements des voisins se produisent avant que Thierry Henry n’arme le coup de pied fatal, gachant un peu la fête…

A l’heure de la VOD, la télé de réseau vit sur cette instinct grégaire que tout le monde regarde le même programme en même temps. C’est leur seul rempart contre la télé à la carte : le fait de faire partager un moment catharthique avec 10 millions de convives par procuration, que pas un téléchargement, pas un TiVo, pas un pay per view ne pourra rendre.

Pour quelques secondes, la télé de réseau vient symboliquement de perdre son dernier monopole.

Photo : FlickR / David Yaghoobi.

22/6/2006

[ Lillibulle, une blog-boutique Typepad qui marche ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:52

Lillibulle a publié sa première note il y a un an. La boutique de créateurs pour enfants réalise aujourd’hui 30% de son chiffre d’affaires en ligne, et a engrangé prés de 400 commandes.

Allez jeter un oeil au bilan, il est enviable. Voici ma petite revue de détails personnelle des raisons du succès.

> Un blog à 4 mains (Anne-Christelle et Anne) fourni, mis à jour, avec du contenu relié à un métier, une expertise, une passion ou les 3 à la fois. Anne-Christelle, la fondatrice de la boutique sait de quoi elle parle, et dans un monde de tendances, mieux vaut les mettre en valeur que les suivre en courant.

> Une logistique de départ réduite à sa plus simple expression : un compte Typepad Pro à 14,95 euros TTC, et un compte Paypal (voir la note d’Anne qui décrit la méthode si vous voulez faire pareil).

> Un blog à part pour la boutique. Plus de 780 produits, classés avec les catégories de Typepad. Ces dernières, il faut le rappeller, constituent autant de tags par défaut. Alliés à des titres choisis et descriptif, la visibilité dans les moteurs est surprenante.

> L’appui du RSS. Beaucoup de client(e)s agrégent le flux provenant de la boutique. La mise à jour permanente des produits, alliée à un nombre limité d’unités (beaucoup de petites séries, pièces uniques) incité à une commande rapide. Et la visite induite par l’alerte provenant du flux incite à la relecture (et donc commande) d’anciens produits…

> Un suivi client nickel. Réponses immédiates, personnalisées et respect des délais (95%).

> Des bons produits, correspondant à une demande. C’est toujours bon de la rappeler dans un contexte où beaucoup pensent que les bons produits sont ceux n’existent pas encore.

Rappelons qu’une boutique de vêtements de créateurs pour enfants ne peut s’établir que dans une ville de taille critique suffisante (c’est positionné plutôt haut en prix, quand même). Internet est un moyen de combler le fossé entre la boutique physique sise dans le 11ème arrondissement de Paris et Perpignan, Vernouillet, le Canet-des-Maures, etc…

> Du temps de travail. Je le sais, car deux des quatre mains vivent sous mon toit. On forme un coupe de blogueurs heureux, à se contempler mutuellement le dos (l’avant est vers l’écran) et à s’écouter pianoter chacun dans un coin de la maison… :)

J’avais dit à l’époque que la boutique deviendrait au bout de 3 ans un showroom pour une activité commerciale qui aura entièrement basculé sur Internet. Pour l’instant, au rythme où elle vont, je suis dans les clous… Bonne continuation !

21/6/2006

[ Pauvre Point ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:51

Quand tu n’as pas de powerpoint, fait un pauvre point. Ci-dessous, le RSS expliqué à des stagiaires éberlués.

pauvre_point.jpg

Vous non plus, hein ? C’est normal. Je le referai plus, promis.

PS : En tous cas, j’ai bien fait rire Sebastien et Xavier, qui officiaient sur le même étage ce jour là. 

19/6/2006

[ J'ai participé au chat du journal du Net ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:23

NB : Comprendre “Tchat”, et non pas petit félidé (ceci pour les lecteurs chatophobes).

A l’invitation de Ludovic Tichit, du JDN Solutions, j’ai chatté jeudi dernier pendant une heure sur le journal du Net. La retranscription est chez le JDNet, mes impressions ici bas.

jdn_ronez.gifAyant principalement utilisé le chat pour des applications ludiques, j’étais un peu dubitatif en y allant. Sandra m’avait tout de même rassuré par mail la veille que “Et non, le chat du Jdnet c’est très intéressant“. Fichtre. En plus, il y a une webcam (j’ai donc fait péter la chemise repassée).

J’ai un bon souvenir de cette expérience. J’ai été surpris de voir autant de monde et de questions, assez exploitables, dans la mesure où même si l’on est un peu pris par le temps, on peut formaliser par écrit des réponses.

A signaler que c’est modéré, à savoir que Ludovic avait un interface où se concentraient les questions, et qu’il faisait le tri, les envoyant selon un ordre qu’il jugeait pertinent. C’est frustrant pour les utilisateurs avancés (d’autant qu’on ne voit pas les pseudo des connectés, et que j’ai ainsi loupé des gens que j’aurait volontiers identifié) mais au moins on peut se concentrer sur la réponse.

Pour l’éditeur, c’est doublement intéressant : il mobilise des lecteurs sur un évènemenent, et après réécriture, le chat est publié sous forme de questions/réponse le lendemain, constituant ainsi de la matière éditoriale à bon compte.

Je vous laisse juger de la profondeur des propos. Perso, j’aime bien cet auto-extrait, dont Ludovic a emoussé la réponse que j’avais faite, car cette question est légitime, mais je l’entend trop souvent (mes excuses à la personne que j’ai accusé de maniement abusif du “souverain poncif”) :

Trop d’info tue l’info ! Qu’en pensez-vous ?

["AAARGH", commentaire in peto du chatteur interrogé]
Mieux vaut trop que trop peu ! L’abondance de l’information est une composante essentielle de la civilisation d’aujourd’hui, mais je ne pense pas que cela ira jusqu’à en tuer le sens et la pertinence. Les infos valables trouvent de nouvelles manières (tag, auto-indexation, logique d’influence, networking, syndication, …) pour atteindre leurs cibles.

“Web are conversations” disait David Siffry (P-DG de Technorati) : nous sommes effectivement à une stade où les conversations sont écrites (via les produits de nanopublication). Ce qui était autrefois volatil devient permanent et dure dans le temps. En ce sens, j’y vois non pas une menace mais une chance pour le savoir. A condition que nous ne nous départissions pas de notre capacité à inventer de nouvelles manières de chercher, d’explorer et de valoriser ce savoir.

J’utilise aussi parfois la métaphore du bout de bois (quand on est un piètre théoricien, on utilise des métaphores…) : un bout de bois, ça flotte dans une bassine, mais aussi sur un lac. Pourtant, le deuxième contient plus d’eau. C’est pareil pour les infos intéressantes : vous pouvez en rajouter des périssables, elles continueront de surnager.
C’est pas de la métaphore de chatteur qui tue, ça ?

13/6/2006

[ Demain c'est séminaire, et jeudi c'est chat ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:25

J’ai le plaisir d’animer demain le séminaire “Blogs & Wikis, améliorer le partage d’information sur intranet” pour Benchmark Group demain de 9h à 17h30 à Suresnes.

Si vous avez loupé le début :

“[...]e blog est un atout essentiel de toute stratégie de mise en relation fertile d’idées, de bonnes pratiques et d’énergie au sein d’une entreprise. Un moyen simple, aux résultats concrets et immédiats, de penser par l’humain et non par la technique.” >> Suite du descriptif.

Si vous avez loupé le séminaire :

chat.jpg
Vous pouvez toujours m’assaillir de questions jeudi à 14h, vu que je suis l’invité du chat du JDnet.

9/6/2006

[ Les CMS : la fin de l'imposture ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:22

Je viens de me plier de rire à lire ce billet publié sur le blog de Jean-Marc, qui a décidément sur adapter à merveille son style pédagogique réfléchi au format informel du blog :

Prenons le cas de mon client X. Il a payé cher (plus de 100.000 EUR, plus un contrat annuel d’hébergement au prix fort) la création d’un CMS pour son entreprise.

L’utilisation de ce CMS est une abomination. Une punition. Un harcèlement moral. C’est à peine s’il est possible d’y faire un copier-coller. Impossible d’effectuer une recherche par mot clé. L’interface est aussi souple qu’un vieux rhinocéros. Désirez-vous placer un encart d’information à droite ? …Vous êtes bon pour un développement complémentaire ! Sans compter les bugs dont on s’est fait une raison.

J’avais bien un exemple douloureux, dans une ancienne vie de consultant, mais j’ai peur de le donner tant que mon ancien client est encore en vie.

Bon tant, pis. En gros, dans les temps immémoriaux du web, j’ai fait acheter pour 500 000 FF de l’époque rien qu’en licence (projet total 1,5 MF) un superbe bousin sous un gestionnaire de contenu connu mondialement et utilisé par les plus grands (appelons le MachinBuzzDeMerdePublishing 3.0).

Quinze jours après, la société est rachetée, et le nouveau proprio annonce que dorénavant, la société cessera le développement de MachinBuzzDeMerdePublishing 3.0, qui du coup devient open source, et gratuit. Ah ah ah, elle est bien bonne.

Je suis devenu modeste planteur de café au Venezuela le temps que l’affaire se tasse, et je suis revenu dans le métier. Avec la ferme intention de ne plus jamais acheter la moindre licence, plutôt lécher un fennec.

7/6/2006

[ La presse traditionnelle est-elle condamnée ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:09

C’est vendeur comme titre, hein ?

Bon, c’est juste le titre du mémoire de fin d’études que Clothilde Jamin a soutenu lundi pour son diplôme de l’ESCP-EAP. J’étais dans son jury, en compagnie de Ghislain Deslandes, qui le présidait.

Elle a admis avoir eu quelques difficultés à obtenir des infos et chiffres fiables de la part des différents acteurs du marché (un euphémisme). Mais heureusement, elle a pu rencontrer Emmanuel (que je félicite pour sa récente promotion) qui a du à coup sûr la remettre dans le droit chemin… Pour faire court : Internet est le centre de gravité, le papier n’est qu’un support.

Son mémoire [.doc - 1,3Mo] [UPDATE: mis hors ligne le 28 aout 2008, le demander par mail à l'auteur si besoin] est une bonne synthèse des enjeux actuels, et nourrira la reflexion de ceux qui veulent aborder le problème. Les spécialistes quant à eux y trouveront certainement matière à picorer.

Bonne chance à Clothilde pour carrière qui démarre (elle cherche des opportunités en Espagne, vous pouvez toujours lui en proposer…).

2/6/2006

[ La fréquentation des blogs ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:53

J’ai lu le dernier communiqué de presse de Médiamétrie. Voici quelques points qui méritent commentaires.

> Si l’on s’en tient à ces résultats, Loïc confondrait visiteurs et visites. Personne ne l’avait relevé dans son (tout de même excellent) bilan 2005 où il avait aussi un peu mélangé les genres. Il indiquait 120 000 visiteurs uniques, qu’il faudrait donc rectifier en visites (un petit update, Loïc ?).
Si on lit précisément le communiqué d’hier, on lit bien 106 141 visites pour 178 362 pages vues sur la période 15 avril - 14 mai.

> En pages vues, et à l’aune de ce ténor du blog, on serait enclins à conclure assez vite que le potentiel des blogs n’est pas brillant. Les professionnels du secteur confirment à peu près tous qu’à moins de 1 millions de pages vues, personne ne se déplace.

Il y a donc fort à parier que la stratégie va être de vendre de l’espace par plate-forme, qui une fois agrégées donnent des résultats corrects. Mais comme je l’avais indiqué il y a déjà longtemps, si cette opération représentera un revenu pour les éditeurs, que les blogueurs ne s’attendent pas à faire la culbute (au mieux, cela paie leur hébergement…)

> Le potentiel des blogs est-il alors dans leur influence (voir le nom d’une célèbre agence innovant dans le secteur, et partenaire de ladite étude) ? Dans ce cas là, il nous faudrait évaluer le nombre et la qualité des lecteurs. Et mieux encore, leur capacité à mettre à l’agenda ou dans la presse des sujets.

Pour l’instant, personne ne sait vraiment faire, ou ne cherche encore vraiment.

Pour ce qui est des visiteurs, Médiamétrie ne les donnent pas, préférant parler de pages vues et de visites. Ces dernières dont ainsi définies dans les résultats :

Une visite correspond à l’ensemble des pages vues par un internaute [...] entre le moment où il se connecte au site jusqu’au moment où il le quitte. L’absence de consultation de nouvelles pages pendant une durée supérieure à 30 minutes vaut pour fin de la visite.

Et dans ces visites, autre déception, on ne compte pas celles générées par les flux RSS (900 abonnés chez Loïc par exemple…) qui sont tout de même un mode de consultation majeur des blogs.

> Je ne reviens pas en détail sur une autre faiblesse manifeste pointée par Cyril : le panel ne prend en compte que les abonnés des principales plate-forme et certains indépendants qui utilisent Médiamétrie-eStats comme système de decompte. D’où le fait qu’à la rubrique Typepad on ne trouve que 3 blogs (lebloggenealogie et guim en plus de Loïc).

D’accord avec la conclusion de Cyril:

Bref, je m’interroge sur la représentativité globale de ces résultats, même s’ils ont le mérite d’exister et de fournir quelques indicateurs précieux.

Je serais plus sévère, pas sur le fond, mais sur la forme. Cette étude est à mon sens une synthèse hasardeuse de données provenant de sources diverses et pas toutes compatibles. C’est loin d’être inintéressant, et ce n’est pas sur qu’il soit aujourd’hui possible d’aller bien plus loin.

Mais de la part d’un institut de métrologie audiovisuelle soi-disant de référence, il aurait été bon d’accompagner ce communiqué d’une introduction remettant tout ça dans son contexte.

Au lieu de ça, le directeur du département Internet qui est garant de ce document ouvre son communiqué par une auto-citation et un publi-rédactionnel subliminal pour son fameux bouquin :

“L’internaute prend le pouvoir et agit sur le web notamment grâce aux blogs [...]”

Un peu léger comme entrée en matière, et formule bidon par excellence. C’est vraiment comme ça qu’il compte mettre en évidence un marché ?

1/6/2006

[ Rires 2.0 et autres billevesées ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:55

Je suis chez moi à garder ma fille, je m’occupe en trouvant des blogs rigolos (rires).

> Cela commence trés fort chez Aziz, qui nous explique le Web 2.0 sur un coin de table (via Romain, qui est passé par ici). Extrait :

“- [...] Les API ouvertes, tu peux me dire pourquoi elle ne sont pas fermés? c’est mieux non?

- Mais bien sûr que non !!!!!!! En fait elles doivent être ouvertes pour que les utilisateurs fournissent les données (qui appartiennent ensuite à la compagnie), qu’ils fournissent les métadonnées (qui appartiennent ensuite à la compagnie) et qu’ils construisent l’application (qui appartient ensuite à la compagnie)”.

> Les 7 règles d’or pour devenir un bon consultant, chez e-manuel.

Extrait :

Règle d’or #3 : Faire des powerpoint pour tout

Le powerpoint est le meilleur ami du consultant. Si le client te pose une question, répond par powerpoint. Si tu bosses 30 jours sur un audit de qualité, fais un powerpoint. Si le clibard veut des chiffres fiables, balance ton powerpoint. Bien lourd. Bien poussif. Bien prise de tronche [...].

Règle d’or #7 : Toujours avoir des règles d’or débiles à portée de main.

Ca impressionne le client. Ca impressionne les juniors (surtout ceux de l’autre sexe). Tout le monde a l’impression d’être intelligent et toi tu peux te barrer par l’escalier de service pendant que la baraque brûle.

Sur le même blog, un exercice de style métropolitain,  ou les soutenances de rapport de stage pour les nuls.

> Une messagerie vocale retorse, à voir absolument. Dérivé d’un show québécois (via les deux blogs précédents).

Maintenant, ça suffit, au boulot.

[ Mon Top Five du vilain français ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:59

Voici mes phobies linguisitiques.

Des termes qui me donnent des envies de meurtre avec préméditation quand je les lis ou les entend.

> “un lâché de ballons“. C’est un lâcher, avec un R. Le R de Roger, de Râpe à fromage, et de Rutabaga. Un R, vous m’entendez !!!!! ["pin pon pin pon, mais non lâchez moi monsieur, j'ai rien fait... argh"]

> “au jour d’aujourd’hui” : le fouet, le pal ou la corde pour tout fautif, choisissez.

> “les résidants de l’immeuble” : je sais, c’est admis. Mais c’est laid, alors qu’on a l’élégant “résident”.

> “de plein pied” : là, par contre, c’est le contraire. Il faut vraiment un A, comme dans “plain-pied”

> “vous n’êtes pas sans ignorer” : pour celui là, je vous laisse corriger tous seuls. Le coup de la double négation, c’est compliqué, il faut prendre des notes…

[ Faux plagiat & pêche aux liens chez Al-Jazeera ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:39

Emmanuel m’a signalé la semaine dernière qu’un de mes récents billets était repris texto sur un blog d’Al-Jazeera. La Gloire !

Mais après enquète, le blog en question s’avère être un blog de formation au journalisme web, et mon billet n’a servi que de matière à test en copié/collé pour un groupe de studieux stagiaires…

L’animateur a même publié le programme complet de sa session de 5 jours sur le journalisme web. C’est truffé de liens sur la recherche d’informations, et peut servir à beaucoup d’entre nous pour élargir ses outils.

Je republie ici un utile condensé en anglais (une langue efficace dans sa force de conviction et ses formules pragmatique) sur comment publier un bon papier web :

- The shorter, the better :
Readers appreciate writers who do not waste their time. Simple, direct language communicates your thoughts more efficiently than a bloated demonstration of all that stuff the rest of us slept through in English class.

- Active voice :
“Do it,” don’t “will have been done” it. Reserve passive voice for situations where you don’t know the subject, such as crime and court reports. But even then, try to cast as much of the action in the active voice as you can.

- Strong verbs :
The best verbs demonstrate action. If you’re writing a string of weak linking verbs, think about the action that’s happening in your post, then rewrite a new draft using nothing but nouns and verbs in an attempt to better engage your vocabulary.

- Attribute sources :
If you don’t tell your readers where you got your information, many of them will assume that you are just making it up. You’re a journalist so you aren’t, of course ! Attribution brings you credibility, because readers know that you’ve got nothing to hide if they want to check you out. So quote your sources.

- Contextual hyperlinking :
Online narratives should allow readers to “branch off” and click through to other, more detailed, supporting content, depending upon a reader’s level of interest. Almost all journalism refers to other sources, but online, a writer has the ability to link readers directly to those supporting sources. Note the URLs of those sources when reporting, and work those into your piece with contextual hyperlinks. Try to link those URLs to the relevant proper names, keywords and phrases, rather than to the URLs themselves written out, or worse, the over-used “click here.”

En fouillant mieux, je trouve sur ledit blog une liste de liens utiles. Je reproduis ici mes préférés de cette pêche aléatoire :

> Simply Google : toutes les fonctions avancées de Google en une seule page.

> Google Newscloud : un tagcloud sur les news Google, fait par des brésiliens.

> MappedUp : des news géolocalisées. Pas encore compris le mode d’emploi, mais à ranger des les belles interfaces qui peuvent remplacer avantageusement un fond d’écran…

> Magnum in motion : des photos de Magnum commentées en audio, avec une interface soignée. D’habitude, les portfolios on-line me gonflent, mais ici le choix des photos allié aux commentaires et aux thèmes traités rendent le tout trés émouvant.

Powered by WordPress