28/5/2006

[ Ecrire pour les blogs, dans redaction.be ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:11

Jean-Marc a publié un article que je vous recommande sur l’écriture pour les blogs. C’est d’autant plus intéressant qu’il est spécialiste du contenu web, et … non blogueur. Son recul est appréciable (et ses excellents exemples aussi :) )

L’intro :

“L’écriture propre aux blogs ne se laisse pas facilement enfermer par des principes rigides. Hormis quelques règles dictées par le format des blogs et la manière dont ils sont consultés, écrire pour un blog reste avant tout une question d’inspiration et de tempérament. Le succès d’un blog repose avant tout sur la personnalité du blogueur, sur son expertise, sur l’originalité de son point de vue et sur sa capacité à faire vibrer ses semblables.”

[UPDATE - mardi 30 mai - 13h50 : Jean-Marc a (enfin) un blog ! ]

[ Interviewé par le JDNet : retour sur paroles ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:05

Suite à mon billet sur le web 2.0, j’en ai remis une louche dans une interview au Journal du Net, parue samedi dernier, dans un dossier rédigé par Dominique Filippone. Je m’auto-commente ici.

Les interviews, c’est souvent difficile pour le journaliste et l’interviewé. Le premier doit remettre en forme des bribes de conversation, le second doit être brillant dans ses explications, ne pas trop dire de conneries, et surtout se reconnaître à peu près dans ce qu’il a dit.

Le contrat est à peu près rempli, mais voici quand même les points sur lequel je suis d’accord avec moi-même, et ceux qui ne me disent pas grand chose, car trop imprécis ou mal soutenus, mais qui pourraient être potables avec quelques explications.

Définir le web 2.0 : OK

“Au départ, le Web 2.0 fait référence à des outils qui misent sur la participation des utilisateurs et qui disposent d’un haut degré de personnalisation, d’une intuitivité avérée en termes de navigation, et qui se démarquent par l’absence de barrière à l’enregistrement”

Web 2.0 & participation : OK

” Ce qui est innovant, c’est l’idée même de parvenir à décomplexer l’utilisateur en l’incitant à publier lui-même du contenu et être acteur d’un service en ligne.”

Web 2.0, évolution ou révolution : à nuancer dans les termes, mais pour moi il ne s’agit que d’une évolution (pas une révolution).

“Pour autant, cette technologie [le RSS] est loin d’être novatrice et le Web 2.0 n’introduit en rien une rupture mais est simplement caractéristique d’une évolution de l’Internet que l’on connaît depuis plus d’une dizaine d’années.”

Web 2.0 & marques : bof.

C’était a priori l’angle qu’avais choisi Dominique, mais cela vient un peu comme un cheveu sur la soupe. Pas faux, mais un peu amené avec la serpe…

Web 2.0 & modèle économique : quelques portes ouvertes enfoncées, mais l’essentiel est dit (moins brutalement qu’ici…).

“Le Web 2.0 est un état d’esprit et jamais la technologie ne se suffira à elle-même car c’est à la créativité [qui est le] moteur et non la simple envie d’investir dans un business qui semble prometteur.”

Web 2.0 & buzz : bof aussi. Je ne trouve pas que l’interviewé soit ici trés bon, mais je sauve quand même quelques formules.

” Le terme Web 2.0 a souvent été utilisé a posteriori pour désigner des technologies qui existaient déjà auparavant”

” La dérive à propos du Web 2.0 ne provient pas tant des utilisateurs que des promoteurs de services en ligne se revendiquant d’être Web 2.0 “

17/5/2006

[ Portraiture ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:36

[Alt+Ego]
Mon standing photographique fait un bond en avant grâce à Luc, photographe qui recycle sur son blog un portrait de moi.

16/5/2006

[ Que du beau monde aux rencontres Médias & Proximité ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:59

C’est à Biarritz, du 24 au 26 aout. Je fais partie du comité d’organisation, et suis en charge notamment de la communication sur le web, dont le blog .

L’occasion de vous inciter à vous précipiter pour vous inscrire : c’est pas cher (410 € HT / pers / 3j), et il y a déjà 24 intervenants de bon calibre confirmés.

Citons dans le désordre : Joël de Rosnay, Emmanuel Parody, Francis Balle, Laurent Bazet, Frédéric Filloux, Pascal Josèphe, etc.

PS : si vous connaissez des “success stories” en matière de communication de proximité, je suis preneur de vos tuyaux. Il y a une tribune des meilleures initiatives, avec un prix à la meilleure. On cherche des candidats…

[ Seuil de saturation 2.0 atteint ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:21

Ca y est, j’y suis : le mot “web 2.0″ est rentré dans ma liste noire.

Ce concept que je trouvais intéressant au début est largement tartiné dans tous les sens, à toutes les sauces, à tous les coins de rue. A tout suffixer 2.0, la branche frêle sur laquelle nous nous tenons va finir par (encore) lâcher.

J’en profite donc pour balancer sans préavis quelques unes de mes vérités, aussi péremptoires que tous les classements et success-stories encore à écrire et déjà portées au pinacle.

1- Le journalisme citoyen, c’est du flan.

Ramener le journaliste au rang de simple diffuseur d’infos est un premier raccourci emprunté par beaucoup. Mettre sur le même plan la presse et le social bookmarking en est un autre qui a également beaucoup de succès.

Les carences évidentes de la presse traditionnelle pour se réinventer ont pu fait croire à certains que tout le modèle était à balancer. Que désormais, le citoyen vengeur trop longtemps tenu dans l’état larvaire de la passivité de lecteur avait forcément vocation à devenir un Lazareff de banlieue pavillonaire.

Mais si le contenu commercial peut éventuellement naître par parthénogénêse (on agrège les commentaires), le contenu éditorial d’un rédaction n’est pas réduisible à sa forme écrite. C’est malgré tout le fruit d’un exigence (morale, juridique, professionnelle, etc.), d’une raison sociale, et surtout de temps disponible pour produire.

Godard n’a pas tourné “A bout de souffle” pendant ses RTT, Philipp Roth n’a pas écrit “la tâche” le soir en lisant son courrier, et l’affaire Clearstream n’est pas pas sortie chez Benito.

Certes, la “presse traditionnelle” nous fatigue, avec ses formules éculées, ses marroniers et son manque ébouriffant de fond, de curiosité et d’esprit critique. L’agonie de France Soir est tellement longue qu’on a vraiment envie de lui mettre le coup de grâce pour plus l’entendre gémir.
Bien sûr, tous les sites de classement de billets et de “media-c’est-vous” sont intéressants. On y trouve plein d’informations, et aussi beaucoup de mauvaises. Cette manière d’aborder l’information est passionnante : c’est une clé d’entrée aléatoire, révélatrice des sentiments et des envies des individus à un moment donné.

Mais c’est une escroquerie de première de présenter tout ça comme la nouvelle et meilleure manière de produire du sens. Je suis désolé, je suis un cynique et élitiste pessismiste, mais je n’ai jamais cru une seconde dans ma vie à la notion d’inteligence collective.

2- Internet est à nouveau rempli de crevards sans business plan, et sans business tout court.

Je viens de lire l’horrible classement du journal du Net sur “les stars françaises du Web 2.0″. Il serait bon de rappeler à tout bon commentateur qui se respecte que le fait d’avoir rajouté “2.0″ aux nouvelles tendances de l’Internet ne dispense pas d’oublier les anciennes tendances de l’Internet (appelée aussi poétiquement “la bulle”).

Le fait de mettre à disposition un dispositif asticieux en rassemblant sur la même interface 3 formulaires et 2 préférences avec un coup d’Ajax pour le packaging ne fait pas de forcément de vous la future star d’Euronext.

Parmi ces “stars” : widiwici. Le moment de bravoure est dans l’article les présentant :

“Pour le moment, pas de revenu, mais les concepteurs ont plusieurs idées pour monétiser leur projet : services premium, publicités ciblées, ventes de produits ou encore marque blanche.

Avec de gros espoirs placés dans le pouvoir de la marque. Dans les prochains jours, ils devraient également décliner le concept des défis en ligne sur le secteur prometteur des jeux vidéo.

J’ai quand même la désagréable impression de lire un mauvais condensé de cours de première année d’école de marketing. C’est plein de poncifs et de rien. C’est- plein de 1.0.
Je vous passe la liste des autres fameuses “stars françaises”, dont ma tête de turc préférée, Zlio, dont l’intérêt continue à m’échapper pour ses utilisateurs comme pour ses partenaires comme pour ses actionnaires (et je précise que je n’ai rien de personnel contre son fondateur, hein Jérémie, parce-qu’il a l’air aussi doué pour les affaires que pour la susceptibilité).

Quand à Netvibes, même le journaliste du JDnet l’a noté :

“[il] résume à lui seul les ambiguités du Web 2.0 : pour le moment, la société ne dispose pas encore de sources de revenus régulières. L’heure est encore à la maximisation de l’audience.”

3- Web 2.0 = Web 1.0 + le haut-débit + tagcloud + les RTT + les mobiles ?

Mais ça dispense pas de trouver quand même à quoi, à qui et pourquoi monter une idée de business. C’est à dire de trouver des clients, des gens qui ont envie de payer avec du vrai argent pour acheter quelque chose.

4- Les mythes 2.0 précedent la réalité 2.0

Si l’on gratte un peu, on s’aperçoit que le buzz précède souvent la réalité. Emmanuel a par exemple analysé les chiffres d’audience de boing boing (surrévalués d’après lui de 70%), et Roland avait en son temps montré le nanisme économique du secteur des blogs.

J’attend les comptes de résultats. Les levées de fonds sont des révélateurs de panique ou de fantaisies d’investisseurs, pas de la viabilité d’un modèle (cf web 1.0, mais apparemment ça fait ringard de le rappeler).

5- Et si on parlait de contenus, et plus d’interfaces ?

Le blog avait ceci de particulier qu’il est né avec le web. C’est une combinaison réussie de plusieurs techniques qui en s’agrégeant finissent pas créer un outil. Grace à cet outil, on créé des contenus.

Mais depuis longtemps on a cessé de s’émerveiller pour le blog en lui-même (“oh, regarde, c’est magique, ça publie tout seul !”). On s’intéresse surtout aux contenus des blogs. Vous en trouverez personne qui vous commente un blog en vous parlant de la finesse de ses trackbacks, de la beauté de ses permaliens. On discute du fond, du discours, des opinions.

Le blog n’est pas un modèle économique en soi. C’est un outil au service d’une activité, d’une passion, d’un engagement. Il révèle certes un besoin de la part de ses acteurs de s’exprimer, et d’être actifs et plus simplement passif. Je pense sincèrement que les contenus produits représentent une forme de valeur, mais réduite à une audience fragmentaire, et aux lacunes humaines de ses producteurs.
Mon blog m’a permis de valoriser mon activité. Mais mon activité n’est en aucun cas réductible à mon blog.

Restons simples, et arrétons de voir des puits de pétrole derrière chaque page web en ligne qui sait mouliner des flux RSS. Le dynamisme du secteur est passionnant. De nombreuses idées, même les plus inutiles, naissent tous les jours. Des contenus s’épanchent dans tous les sens, sans contrepartie et sans autre prétentions que de partager.

Sachons ne pas monétiser ce qui n’a aucune raison de l’être.

15/5/2006

[ Formation : Internet, blogs & communication de crise ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:14

Internet : votre pire cauchemar ou votre meilleur allié en temps de crise ? 

Pour tenter d’y répondre, j’ai rajouté une nouvelle formation à mon arc : “Nouveaux outils Internet & communication de crise“, en partenariat avec IMFA.
Contact : Daniel Murgui-Thomas : +33(0)1 40 13 82 08.

Voici quelques éléments de programme:

Outre un exposé précis et documenté des différents concepts, le contenu de la formation est basé sur des exemples concrets, des études de cas, des recherches de scénarii, jeux de rôle, et utilisation d’outils par les participants. La formation vise résolument à modifier son champ de vision, ses habitudes et ses façons de procéder.

Internet, nouvelle ère ?
La frontière entre correspondance et publication s’estompe : nous sommes tous des créateurs de contenu. Comprendre le media et son évolution récente est l’enjeu de cette première partie.

Etre informé
Communiquer en temps de crise suppose déjà de disposer d’informations fiables et actualisées.

Analyser
Prendre du recul et évaluer selon des référents objectifs est la meilleure solution pour garder la tête froide.

Etre prêt
Quand la crise survient, c’est déjà trop tard…
Répondre
Comment ne pas rater son coup dans un contexte où chaque coup est compté.

Le programme complet est ici.

[ Zerzer ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:42

(private joke récréatif)

zerzer2.jpg

Plusieurs hypothèses pour expliquer ceci :

- Olivier s’est mis à la version multilingue. Aujourd’hui, il teste le turkhméne
- Olivier est retenu en otage dans une cave par des documentalistes dissidents irascibles. Il n’a accès qu’à 3 touches de son clavier et essaie de nous alerter malgré son baillon.
- Le fils d’Olivier a pris possession de son compte Typepad. Il essaie de rentrer en contact avec Dora l’exploratrice.

C’est parti pour vos hypothèses dans les commentaires.

[ Assistez au tournage de la bande Dehouf ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:26

dehouf.jpg

Si vous êtes blogueurs, et que vous voulez voir comment 6 mn de diffusion le soir à 19h50 représente en fait des journées de travail, vous pouvez assister au tournage de la bande Dehouf mercredi prochain à partir de 10h. Il suffit d’envoyer un mail.

12/5/2006

[ Ma tête dans le Journal du Net ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:58

Je lui trouvais un air de famille.

blogs-wiki-intranet.jpg

L’occasion de vous rappeler que c’est le 14 juin prochain et que le programme est ici (et que je ne suis pas vraiment chauve, en fait).

[ A toute allure ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:48

Des liens rapides vers des news utiles.

> Pierre continue a militer pour la fin des usines à gaz en matière de CMS. Il nous pond un petit bench rapide de WordPress, Movable Type et Dotclear à utiliser en CMS quand on n’a pas besoin de plus (90% des cas, d’après lui, et je suis d’accord à 90% :) )…

> “Blogs de salariés, espaces de liberté“, chez Padawan qui renvoie aussi aux premiers échos sur BlueKiwi.

> Une traduction des erreurs de développement web (”webdeveloppment mistakes” de Roger Johansson) par Pouipouidesign. A imposer à tous les soudards du Dreamweaver dans les petites agences de web. Pour utilisateurs avertis (on parle pas trop de pipo 2.0 mais d’attributs ID et CLASS invalides…).

> un bouquin à lire, chez Affordance. C’est “Net Recherche” de Armelle Thomas et Véronique Mesguich (Editions de l’ADBS).

> “De l’importance des éléments invisiables dans la construction de vos pages” de l’impeccable Fred Cavazza.

Voila, bon appetit.

[ Un cleptonaute habillé pour l'hiver ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:24

Un dénommé Fabrice se fait défoncer dans les grandes largeurs par Jean-Marie qui n’a pas apprécié de se faire plagier.

La vengence du recopié est terrible : non seulement il démontre preuves à l’appui les forfaitures dudit Fabrice, mais de surcroît il analyse l’intégralité des 40 autres blogs / sites commis par ce “scientifique qui a mal tourné” et qui “est devenu publicitaire“.

Je m’interroge sur la santé mentale du Fabrice, qui a pu croire un seul instant que ses basses manoeuvres resteraient dans l’ombre, à l’heure où l’on sait attribuer 150 ans après des vers inconnus nichés au coeur d’oeuvres littéraires

Le temps nécessaire à cette republication massive aurait pu être investi en production, cela lui aurait été sûrement plus profitable… Pour l’anecdote : il s’est fait attraper, parce-qu’en recopiant un billet, il a conservé les liens vers des documents qui ont alerté l’auteur orginal. J’adore.
Je m’interroge aussi sur son existence réelle, mais après vérification dans des bases de données grand public, il semble qu’il habite vraiment là:

habitation.jpg

Il ne lui reste plus qu’à produire des excuses (et changer de métier…). Au lieu de ça, depuis hier, il supprime à toute vitesse tous les billets incriminés.

Il oublie juste que Google a un cache…

Depuis le temps que je vous dit que la notion de confidentialité est à réinventer…

11/5/2006

[ ParisWeb 2006, 21 & 22 septembre ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:31

J’ai découvert ça chez Embruns, et je me suis préinscrit.
C’est à Paris les 21 et 22 septembre 2006, et ça parlera de trucs comme ça :

Accessibilité, qualité et design : comment concilier ces trois approches dans une optique de production de sites web, avec les contraintes et les exigences liées à des processus « industriels » ? 

L’occasion de découvrir quelques nouveaux personnages, et de voir via leurs pedigree que décidemment, après des années de disette, le niveau de la production web commence à être vraiment relevé…

En tant que buse suprême en accessibilité (niveau sympathisant bricoleur autodidacte mais fortement intuitif), je suis motivé pour y aller humblement traîner mes guêtres.

Donc rendez-vous là-bas à toutes les autres buses, j’aurais vraisemblablement encore les cheveux chauves, un cartable noir avec un VAIO de 5,7  kilogrammes (sans le bloc alim) et serais sûrement à coté du bar (ou de la machine à café) quand il y aura trop de Powerpoint.

9/5/2006

[ Gens du Maroc #1 : Salima Naji & David Goeury ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:44

Quelques portraits de ceux que j’ai rencontré lors de mon séjour au Maroc, amis, collègues, confrères ou tout cela à la fois…

Photo 005.jpgSalima et David sont un couple d’amis uniques. Elle est architecte, marocaine par ses racines et son engagement, française par sa mère et son parcours universitaire. Il est professeur agrégé d’histoire, enseignant au lycée Descartes de Rabat, et français connaissant son pays d’adoption comme le sien.

Ils habitent ensemble le Maroc depuis 3 ans, et me l’ont raconté comme s’ils l’avait vécu depuis 30. Cette science de l’instant est l’héritage de leur curiosité inextinguible, déformation professionnelle aussi bien que trait de caractère.

Salima travaille à la restauration d’un qsar (port saharien), et tous deux font de fréquents séjours dans ce Sud, leur pôle d’attraction et d’études. Entre deux visites de chantiers, elle tente de trouver le temps de peaufiner une thèse d’anthropologie qu’elle veut exemplaire, de gérer des chantiers pour des privés qui ont la chance d’avoir été acceptés comme clients ou de mettre la dernière main à ses bouquins regorgeant d’illustrations, de photos et d’expérience.

Quand il n’enseigne pas, David va randonner dans le moyen Atlas, posant des questions à tout ce qui bouge, vérifiant l’historique des navigateurs dans les cyberacafés dans les bleds les plus paumés, faisant parler les villageois sur leurs expériences, confrontant les mythes au terrain via une méthodologie empirique, et scrutant les personnes et personnages, dans leur mise ou leur langage qu’il a appris à baragouiner. Le plus fort, c’est qu’il relate tout ça sans être assommant le moins du monde, et a toujours une anecdote documentée à raconter sur le régime cadastral des médinas, le clochard du coin, les projets urbains ou les moeurs politiques locaux.

Ce tandem fonctionne civilement et professionnellement. David s’emploie souvent à aller, via sa robuste constitution, donner le change aux résistances rencontrées par son épouse sur le terrain : déblocage de blocages, recouvrements de créances, et autres aspects liés à l’économat de cette activité méritante. C’est d’ailleurs lui qui a tacitement été chargé de gérer tout ce qui touche au tout nouveau blog de Salima, dont l’exergue magnifique figurait déjà en bonne place dans son premier opus édité sur papier :

L’agonie de certains monuments est plus significative encore que leur heure de gloire. Ils fulgurent avant de s’éteindre.” Jean Genet

6/5/2006

[ 44 conseils (en arabe) pour bien écrire pour le web ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:52

44conseils.jpgMohamed a traduit en arabe les 44 conseils pour bien écrire pour le web de Jean-Marc.

Grace à lui, j’ai appris que la plupart des consignes traditionnelles (concision, aller droit au but, etc.) s’accomodent aussi trés bien en arabe.

Et que, fort logiquement, rien ne s’oppose à inverser symétriquement les repères habituels (navigation à droite, ressources à gauche…)

Je peux enfin témoigner que Typepad est full compatible de série en arabe…

[ Je quitte Rabat demain ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:37

En 2 semaines, j’ai autant appris moi-même que contribué à transmettre mon modeste savoir-faire. J’ai rencontré de nombreux journalistes marocains, que j’ai exhorté à transcender les héritages de la communication révérencieuse, de l’auto-censure et du ton promotionnel dans leurs écrits sur le web.

Le paysage marocain des médias est contrasté, contradictoire, comme l’est à bien des égards cette société entrée dans un essor si nonchalant et résolu à la fois. On peut acheter dans le même kiosque un quotidien commençant toutes ses phrases par “SM le Roi…” et un hebdo se questionant sur le coût, l’anachronisme protocolaire dudit souverain ou son épaisseur psychologique. Dans les communications officielles (malheureusement pas monopole du service public), on hésite souvent entre sincérité et style inspiré de la Corée du Nord. Il existe 438 journaux, mais 31 ont fait l’objet de poursuites pour des délits dignes de la RDA (”atteintes à l’ordre public“, etc.).

Même la rue est pleine de contractictions : on y croise des jeunes filles habillées pour damner un moine barbu, mais les couples non légitimes risquent officiellement la prison. Les sous-sols de supermarché sont des greniers à picole, mais l’alcool est officiellement interdit aux musulmans…

Ce que je retiendrai de ces 2 semaines passées à Rabat (dont les leçons ne sont pas extensibles au Maroc, loin s’en faut) c’est que tout cela ne compte finalement pas tant que ça. Les gens veulent vivre mieux, espèrent et construisent.

Merci à eux pour leur acceuil, et ces journées de travail qui m’ont permis de renouveler mon horizon.

1/5/2006

[ Rachid Jankari démissionne, ses projets démarrent ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:33

rachid-jankari.jpg Rachid Jankari a démissionné de Menara.ma où il était journaliste (Maroc Telecom, groupe Vivendi). Les pressions de sa direction, pourtant théoriquement indépendante du pouvoir, l’ont lassé et ont fait naître chez lui l’envie de nouveaux horizons.

Il y a un mois, il avait révélé qu’un fonctionnaire du Depti avait payé un voyage d’affaire 110 389 Dirhams (environ 11 000 euros) alors que le coût normal était 5 fois inférieur.

Le fonctionnaire a été limogé par sa tutelle dans les 24h, ce qui est un cas rarissime. Il faut dire que Rachid avait retrouvé et publié la facture

facture.JPG

La blogosphère marocaine a pris fait et cause pour lui, et on ne compte plus les blogs ayant relayé l’affaire. Lire notamment les billets de Othmane, Rachid, Morroccoanhackers, Mohammed, et plein d’autres via Google. Gilles avait également relayé l’affaire sur Pointblog.

Nous avons bu un café ensemble mercredi à la gare de Rabat-Agdal. Rachid a des projets ambitieux, des soutiens nombreux, et gageons qu’on devrait entendre parler de lui trés vite.

[ Rencontre sur les blogs à Rabat mercredi 3 mai ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:46

Je suis invité par l’association des étudiants de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Rabat (Maroc) à animer une rencontre sur les blogs mercredi prochain à 18h. J’aurais le plaisir de parler de mon expérience de blogueur, et je ferai une présentation courte sur les enjeux de l’évolution d’Internet aujourd’hui en terme de contenu et de services. Merci à Rachid Issari pour l’invitation, et à Mohamed et Rachid d’avoir relayé l’info.

Je suis ici depuis une semaine, et je suis chaque jour plus ravi par mon séjour. J’ai rencontré beaucoup de gens passionnés, engagés, curieux, et ouverts au dialogue. C’est une bouffée d’air frais, moi qui vit dans un monde parisien où l’on finit parfois par étouffer ou se singer soi-même

J’ai pu mesurer au Maroc, notamment via des exemples concrets, le vrai potentiel du blog : un moyen simple, peu couteux, et vivant de participer à l’évolution de la vie d’un pays.

L’avenir du web 2.0 est-il en Afrique ?

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