31/3/2006

[ Page d'accueil : AVANT / APRES ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:29

Je suis à bruxelles. J’ai repris le World Wide Live Web Euro Editorial Content Training Tour ce matin. Il fait beau, et les sites sont toujours aussi touffus.

J’ai bien apprécié que certains conseils prodigués la dernière fois aient été suivis d’effets. Voir par exemple la page d’accueil de “Travel In Europe” avant et après. Le long texte d’accueil inconsistant copié/collé de la plaquette papier a été supprimé au profit d’un rubriquage lisible, en picto, avec des accès rapide aux sous-menus. J’utilise pour cela la métaphore de la commode aux tirroirs transparents : on peut voir ce qu’il y a dans les rubriques sans les ouvrir.

Ces modifications sont simples, et peu couteuses. Elles ne touchent que l’éditorial, et permettent simplement d’augmenter l’impact des pages.

travel_old_s.jpg

[ AVANT - Page accueil "Travel In Europe" sur le site de l'UE - 25 Mars 2005 via archive.org ]

travel-s.jpg

[ APRES - Même page, sur le site de l'Union Européene ]

Je vous laisse, car on travaille, hein ? Pour la bière, ce sera la prochaine fois.

29/3/2006

[ Mon référencement craint. Que faire ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:20

Est-ce qu’il faut vraiment investir son argent dans une course au positionnement ? Je pense qu’il vaut mieux s’épargner une fuite en avant et des dépenses, tout en vérifiant qu’on est compatible avec les critères essentiels.

On me pose souvent ce type de question légitime :

Quel est le budget que je dois mettre dans mon référencement ?
Quelle société choisir ?

Or bien souvent, les sites en question sont conformes au niveau de la référençabilité, à savoir pour faire court:

- absence de frames
- TITLES correctement et logiquement structurés, reprenant les bons mots clés, et personnalisés pages par pages, ou au moins partie par partie
- META Keywords et Description présent (mais bon, ça doit compter pour 1%)
- Titres et libellés en mode textes
- texte fourni et comprenant les mot-clés
- noms de domaines, de fichiers, d’images ou de répertoires signifiants (genre http://www.motcle.com/mot-cle/mot-cle.php)

Le paramètre le plus optimisable est en général l’indice de popularité, ou le nombre de liens entrants. Et pour ça, pas de mystère : soit vous utilisez un blog (un Movable Type ou Wordpress sous le même domaine), soit vous publiez beaucoup, soit les deux.

Mais on ne fait pas d’un âne un cheval de course. C’est à dire que si vous n’avez pas vocation ni caractère à publier beaucoup, n’attendez pas de miracle en positionnement. Et il faudra bien souvent vous résoudre à enterriner une position pas forcément de premier plan.

Même si Google est un robot, on s’aperçoit qu’au final, les sites bien référencés de manière pérenne sont ceux qui ont un contenu sincère. C’est à dire qui soit susceptible de générer de l’intérêt. Or l’intérêt n’est pas une notion technique. C’est la capacité d’un humain à rédiger un lien hypertexte, en y plaçant le bon mot-clé, et en l’entourant d’un contexte éditorial signifiant.

En résumé, si vous n’êtes pas bien référencé, vous avez 4 possibilités :

1) Investir dans une campagne d’optimisation de votre site. Après tout, il y a toujours des choses à faire (URL rewriting et autres…). Le prix plancher est de 5 000 euros pour l’année. Il y a des bonne sociétés sur le secteur (Referencement2000, Brioude, etc .).Résultats jamais garanti, mais ça peut vous rassurer.

2) Investir le même montant dans de la production de contenu. Vous pouvez par exemple vous payer un blog, avec le blogueur qui va avec. Je fais déjà ça avec quelques clients, et on a obenu des trés bons résultats en termes de visites (trafic multiplié par 5, mais partant de trés bas, et positionnement médiocre inchangé)

3) Acheter du Adwords.
4) Ne rien faire.

Je pense sincérement que le tiercé gagnant est 2), 4) et éventuellement 3) si vous êtes dans le seceur commercial. Pour le 1), c’est vraiment si vous avez un site en Flash, en frames et avec des URL dynamiques non permanentes…

Car il y a toujours un positionnement “naturel” qui vous sera accordé au bénéfice du poids de votre structure et de sa capacité intrinsèque à la publication. Mieux vaut travailler la compatibilité technique en amont, et vous concentrer sur la qualité de vos contenus, que scruter votre place dans Google tous les matins. Sur le long terme, vous et vos utilisateurs y gagneront.

[ Ma blogroll est en ruines... ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:10

C’est décidé, je fais le grand ménage de printemps dans ma blogroll. Il y a des liens que j’avais même oublié…

Zou, au travail !

28/3/2006

[ Les marques du Web 2.0 ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:34

Bon après, promis, j’arrête sur le sujet, mais là j’ai pas pu m’empêcher.

J’ai toujours été méfiant avec les modes, voire carrément hostile. J’y peux rien, quand j’étais jeune, j’étais prétentieux et je cherchais à me singulariser. Maintenant que je suis moins jeune, je suis misanthrope, et ça me rassure de croire que je fais pas partie du troupeau.

A l’époque du web 1.0, on a beaucoup ri avec les marques en “OO” : yahoo, kelkoo, machin-oo ou oo-machin. C’en était tellement panurgien, que ça devenait risible. Beaucoup ou d’ailleurs longtemps cru tenir là leur principal actif (”ouais, j’ai un super nom de domaine avec plein de “oooo” dedans, c’est la winne, aboule le tour de table”).

Maintenant qu’on est grand, et qu’on a trouvé le concept du Web 2.0 pour nous absoudre, on fait pareil, mais avec des Z, des R et des O tous seuls à la fin. Eric a trés bien mis ça en évidence sur Presse-Citron (que je ne lis jamais par manque d’affinité idéologique avec son auteur, mais j’avoue que je devrais)…

J’ai trouvé ça sur Le petit musée des marques, que j’ai recemment découvert, et qui vous en dira plus sur la vie insolite des marques (anecdote : j’ai deja acheté mon pain ici).

[ Web 2.0, l'approche ergonomique ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:15

Je n’arrive pas à écrire “deux-point-zéro”, je trouve ça d’un simplisme fulgurant, et j’ai peur que ce soit ringard dans un quart d’heure… Néanmoins, je l’emploie souvent oralement, et je trouve la notion pratique pour y ranger la tendance actuelle. Voyons ce que j’en comprend, pour voir ce qu’on peut prédire pour demain.

Emmanuel en donne une définition trés potable, je vous la livre :

“Il y a deux façon de comprendre le phénomène Web 2.0: l’aspect communautaire où l’interaction avec l’utilisateur crée de nouveaux contenus et le développement de véritables “services en ligne”, au sens propre, l’aggrégation d’applications à distance qui rendent enfin tangible la notion de bureau virtuel”

Ce qui semble être le point commun avec tous ces services, et une clé de leur succès, c’est la capacité de les utiliser de manière simple et intuitive. En gros, leur valeur d’usage, vieille notion web, qui peut s’interpréter de deux manières : la possibilité d’appréhender et d’utiliser un outil sans formation initiale, et l’utilité des informations ou des services que j’en retire. Pour faire encore plus court : est-ce que j’arrive à utiliser le bousin tout seul, et est-ce qu’il me sert à quelque chose.

Le regretté web 1.0 avait porté trés haut les valeurs exactement contraires. Beaucoup de services non intuitifs avaient été mis en place pour un bénéfice utilisateur quasi-nul (par exemple : je dois trouver 9 gugusses pour acheter en commun une lampe de bureau en faisant baisser son prix de 3 €, mais entre temps ma belle-mère l’a acheté 20 € moins cher chez Auchan). Aprés coup, on a conclu avec bonhommie que finalement, ça n’avait pas marché parce-qu’on avait oublié une composante de base : répondre à un marché existant. Et que ce n’était pas pour rien que le premier site de e-commerce était celui de la SNCF.
Ce qui semble assez nouveau, c’est qu’aujourd’hui, cette clé n’a plus l’air suffisante pour détecter la rentabilité. La distinction entre “viable/répond à un marché” VS “non-viable/marché n’existe pas” n’est plus la seule. Ce qui compte, c’est la capacité à agréger un public qui va créer des usages.

Mais les modèles économiques du web 2.0 sont plus originaux qu’on veut bien le croire. Car pour l’instant, ils ne correspondent pas tous non plus à des besoins qu’on aurait pu identifier préalablement à leur arrivée. Les solutions de blogs, par exemple, ne sont pas vraiment la réponse à un besoin, mais presque la création d’un marché. De même que FlickR ou Dailymotion sont des créations d’usages sur la base d’un constat (les gens disposent de contenu numériques, essayons de voir si on peut en faire quelque chose en simplifiant leur maniement et en apportant un service facile à comprendre et expliquer)
L’innovation, pour beaucoup, a tenu dans les interfaces et l’ergonomie, les logiques de participation et l’ouverture des modèles. Cette combinaison originale est surprenante, car elle contredit l’idée que le pognon est là où les gens ont un besoin identifié.

L’approche portée par le Web 2.0 semble signifier qu’en respectant quelques valeurs fondamentales (ergonomie, simplicité, valeur d’usage, mise en relation, collaboration, partage d’information, syndication, interopérabilité) on peut presque créer des services ex-nihilo sur la base de simples environnements.

C’est là l’erreur qui risque de re-coûter cher. On ne va certes plus forcément évaluer un produit ou un service uniquement sur la capacité qu’il a à occuper un marché, mais aussi à la capacité qu’il détient de créer des usages et des comportements de masse liés à son utilisation. Mais pour ça, les critères sont quand même nombreux, mouvants, et liés à un contexte qui peut se retourner comme un gant car il repose souvent sur la capacité des acteurs à créer du buzz sur leur produit…
Tant et si bien qu’il va est à nouveau bien difficile de faire descendre du cocotier quelques allumés ayant la ferveur des convertis, et qui nous bourrent déjà le mou avec leur nouveau frontal web en Ajax Rich Media XHTML, tiens regarde, tu peux aussi syndiquer ta mère devant chez LIDL, c’est super.

Dans cette mer agitée qui nous attend, et pour éviter les tartuffes qui trépignent, je vais donc essayer de garder en guise de viatique quelques principes à respecter pour évaluer le degré de crédibilité des différents systèmes.

Un des plus simples, malgré tout, reste l’ergonomie. C’est à dire l’adaptation d’un système ou d’u outil à son utilisateur. Loin d’être une condition suffisante, le respect de cette notion est un symptôme d’un état d’esprit, le révélateur d’un savoir-faire et aussi une garantie de création d’une affinité avec un système.

27/3/2006

[ Appel aux blogueurs marocains ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:52

Dans la cadre d’une mission à Rabat fin avril, je serais preneur de toute ressource de qualité sur la presse marocaine (Fr ou Eng).

N’hésitez pas également à signaler les adresses de vos blogs dans les commentaires !

[ Le printemps, enfin ... ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:40

Pendant des années, je m’en suis un peu foutu car j’aime bien l’hiver, les pulls, les manteaux et la pluie. Mais finalement, le soleil, c’est bon. Et puis j’ai un programme chargé devant moi…

Après un mois de mars propice au surmenage, terminé en beauté par une angine+otite=(antibiotiques+anti-inflammatoires)X(fatigue extrème+lassitude), je suis heureux de voir poindre le soleil, les bourgeons et les températures positives.

J’aime Paris, le mode de vie urbain, les trottoirs, le bruit et le béton. Mais vivre toute l’année avec un horizon et une luminosité faiblement variable est à la longue un peu pathogène.

Vive le printemps, et sus aux nouveaux projets.

Au programme :

> 3 et 4 avril : une formation “Maîtriser les technologies de l’immédiateté et de la simplicité pour accroître la valeur ajoutée de votre service info-doc” pour Comundi dans le cadre de la 8ème édition congrès annuel du management de l’information, des archives et de la veille.

> 7 avril : une journée avec les consultants JAM pour “blogs et outils sociaux pour développer votre activité“. J’essaierai de convaincre les professionnels autonomes présents de l’intérêt de partager son expérience pour assurer la promotion de son activité. J’utilise en général mon propre exemple : plusieurs centaines de lecteurs, des contacs innombrables, des sollicitations, et des opportunités d’affaires, tout cela est sans mentir le fruit de 2 ans de blog régulier.

> 10 au 17 avril : rien ! Je ne prend aucun rendez-vous ni engagement. Même si vous êtes Koffi Anan ou Steve Jobs. Je dois mettre la dernière main à mon bouquin sur le “contenu éditorial sur Internet” qui souffre sur un coin de table depuis trop longtemps, et qui a besoin de moi pour la dernière ligne droite. L’éditeur me pourchasse dans les couloirs avec une dague trés longue et pointue, donc je dois m’exécuter si je veux vivre vieux.

> 19 et 20 avril : je vais en Auvergne, pour animer une session de “rédiger pour le web” dans une collectivité locale. Si vous êtes auvergnats blogueurs, on peut boire un coup à Clermont à l’occase.

> et pour finir en beauté ce printemps, ne m’insultez pas dans les commentaires, une mission 8 jours sur le contenu éditorial et Internet à l’ISIC de Rabat, Maroc. Comble du labeur : un week-end de 3 jours (1er mai) au milieu de la session, qui devrait me permettre d’apprécier un peu plus ce beau métier que je fais…

Ah ! Le printemps… !

21/3/2006

[ Le CPE est-il vraiment un enjeu ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:50

Je tiens avant toute chose à exprimer ma sympathie nostalgique aux jeunes gens qui manifestent bruyamment. La grève romantique est un élément structurant de la jeunesse, je l’ai moi-même pratiquée en mon temps, et cela a été pour moi une expérience vivante et inoubliable de la prise de parole en public, de la manipulation de l’opinion et des cours de récréation, et des filles qui sont toutes plus belles au printemps quand on boit des bières assis par terre en écoutant Bob Marley que dans une salle de cours en préfabriqué.

On s’est tous un peu construit dans ce que Bourdieu nommait non sans malice un “chahut bourgeois”.

Mais je suis au regret de dire tout fort que ce combat est déjà dépassé mille fois. Et que si on avait pu voir autant de monde dans les rues à propos des lois sur la présomption d’innocence, le logement social, les baisses d’impôts et les défiscalisations clientélistes, les constitutions et les croisements de fichiers informatiques, la fin des rave parties, la repression des téléchargeurs et des consommateurs de ganja, on serait quand même un peu plus enclins à se sentir mieux en France.
Je m’arrêterai là, j’ai donné mon avis longuement sur le blog du portage salarial pour lequel je chronique, et à propos duquel je m’auto-cite volontiers, avec votre mansuétude:

Dans les débats et projets actuels, dont celui sur le CPE, j’ai l’impression qu’on ne cherche pas à faire du travail un vecteur d’harmonie sociale, mais un moyen de panser ses plaies. On parle de flexibilité, de statut, de CDD, de CDI, de productivité…

Comme si, au lieu de chercher à faire du travail un vecteur d’équilibre social, on y plaquait ses fantasmes idéologiques pour brosser un électorat dans le sens du poil. D’un côté on veut briser des supposés “acquis sociaux” pour “générer de la croissance”, de l’autre, on veut “combattre la précarité” et la “remise en cause des acquis”.

Alors que devrait se jouer l’avenir de notre modèle social, on voit combattre 2 visions archaïques, datant d’un modèle productiviste, et dans lesquelles la notion de société est absente pour laisser la place aux combats d’arrière garde et aux plus values.

A titre personnel, je trouve tout ce débat navrant. D’un coté on appelle pompeusement “réforme” un texte bricolé sans concertation. De l’autre, on défend un modèle (le salariat) qui n’est même plus garant de justice sociale et de liberté.

Comme ça c’est dit. On en reparle autour d’une bière ou dans les commentaires quand vous voulez.

[ Formation express : 1/2 journée blog ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:18

Vous souhaitez créer un blog et apprendre à bloguer de manière rapide et efficace ? J’animerai à partir du jeudi 30 mars une série de formation d’une demi-journée consacrées au blog.

Ces sessions ont été élaborées dans le cadre d’un partenariat entre Six Apart et IMFA. Elles sont destinées à toutes les personnes qui veulent connaitre trés rapidement les rudiments du blog. Nous travaillerons sur Typepad, et tous les stagiaires repartiront du stage avec un blog ouvert (et une offre promotionnelle).

Les formations ont lieu à Paris. Le coût est de 300 € HT. Il est éligible à la prise en charge au titre de la formation professionnelle (incluant le DIF).

Voir le détail du programme sur le blog IMFA.

18/3/2006

[ Collectivités locales & Web 2.0 ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:40

Les collectivités locales sont-elles solubles dans le web 2.0 ? C’est en gros la question que nous nous sommes posés lors de mon intervention de jeudi dernier à Toulouse avec les étudiants du M2 “Information & communication de l’espace régional et local ” de l’université Paul Sabatier.

Je remercie encore les zélés participants qui étaient présents. J’étais en effet en concurrence sérieuse avec le beau temps radieux, et surtout la mobilisation nationale contre le CPE.

Une petite ressource de dernière minute : le pays Nivernais Morvan a ouvert un blog pour discuter du nouveau contrat de pays (Thanks to Xavier).

Vous pouvez aussi télécharger mon diaporama [PowerPoint - 7Mo]. Il s’agit d’une introduction au “social software”.

15/3/2006

[ Guignolisme ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:08

Merci à François de m’avoir fait passer un bon moment, grâce à sa veille sur cette pathétique affaire de blogs en bois.

Si vous voulez prolonger la rigolade, et je sais que ce n’est pas trés fair-play, on peut toujours confronter ça aux vieux dossiers.

11/3/2006

[ ça y est, je vidéoblogue en vrai...]

Classé dans : — joel ronez @ 12:49

Grâce à Sony, DailyMotion, Charles Liébert, et le FireWire j’ai découvert la vidéo sur le blog. C’est encore expérimental, et ça va m’obliger à changer de matériel (Macintosh, me voila pour de bon…). Mais cela m’ouvre de nouvelles perspectives dans la façon de communiquer, notamment pour mes clients.

Je pense cependant m’en tenir à des formats courts (voire trés courts…) et uniquement complémentaires à une communication écrite. Par exemple, en évènementiel.

A voir (avec indulgence) :

- une petite dédicace à Emilie 47 cm et 3,4 kgs [quelques secondes] by Pierre Salviac himself
- le compte-rendu du petit-dejeuner des consultants JAM [4'18"], sur le blog du portage salarial que j’anime.

[ En lisant Fred Cavazza ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:24

Fred est à ranger dans la catégorie hors norme des blogueurs mutants. Il produit des notes par tombereaux entiers, c’est souvent trés bien documenté, concis, et en plus il a un vrai travail. Je tenais donc à lui faire un petit clin d’oeil, parce-que les ressources francophones sur le domaine de la conception web, des interfaces et de l’ergonomie ne sont pas légion.

Voici quelques points intéressants à creuser à partir de chez lui.

> Ergonomie, interfaces riches et utilisabilité. Sa présentation au WIF de Limoges est téléchargeable ici. Modèles d’interfaces riches : auto-complétion, validation à la volée, formulaires extensibles, liens lourds, navigation arborsescentes, moteurs de filtre, configurateurs…

Le concept de lien lourd m’a interpellé. Il est un des prolongements de ce que j’appelle l’écriture profonde : une écriture hypertexte visant à laisser apercevoir la dimension profonde des informations sur un site, à opposer à l’écriture “à plat”, que ne raisonne que dans une page, et pour lesquelles les conseils traditonnels sont certes suffisants (5W, pyramide inversée, concision, etc.) mais ne permettent pas de faire vivre un contenu à l’aune de son environement hypertexte.

L’ancêtre du lien lourd pourrait être l’infobulle, ce texte qui s’affiche au survol de la souris, et que nous négligeons trop souvent, car il n’est pas encore rentré dans les reflexes (signalons toutefois l’impeccable régularité de Xavier qui infobulle tous ces liens avec constance…).

> Le concept de landing pages. Je ne suis pas aussi catégorique sur la prédominance à donner à Google dans la conception de ses pages. Mais je suis tout à fait d’accord sur le fait que la page d’accueil n’est plus pas le point d’entrée privilégié. Toutes les pages doivent être conçues de manière à accueillir le visiteur au mieux, en contextualisant sa visite en un coup d’oeil, grâce à une navigation, une charte graphique, une organisation logique du contenu éditorial, et une disposition claire des ressources au sein de la page.

En gros, on doit comprendre immédiatement où l’on est, qu’est-ce que qu’il y a à prendre, et comment continuer la navigation. Comme le disait David Sifry, que je sur-cite à tout bout de champs en ce moment, “le web, ce n’est pas des pages, ce sont des conversations“. Et s’insérer dans une conversation, ce n’est pas proposer des culs de sac. C’est répondre à quelqu’un, et relancer le débat.

Pour faire vite : accueillez au mieux les visiteurs, et facilitez leur départ…

> La fin des newsletters ? Je nuancerais ce titre accrocheur mais efficace : la newsletter a encore des beaux jours devant elle, et les pratiques bidons pour gonfler les abonnés aussi. Par contre, et c’est une énigme pour moi, certains n’ont toujours pas compris qu’il ne sert à rien de forcer la main à quelqu’un avec des procédés déloyaux. Et qu’il vaut mieux envoyer une newsletter bien faite 4 fois par an à 100 personnes qui ont fait le choix volontaire, manuel et sincère de la recevoir plutôt que de l’envoyer d’office à 12 000 personnes abonnées à l’insu de leur plein gré.
Merci pour ces bons sujets de discussion, Fred, et bonnes vacances.

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