23/2/2006

Facteur Celeste, le blog

Classé dans : — joel ronez @ 7:33

Un petit billet népotique éhonté : Anne, ma douce, vient de lancer le blog de facteur Celeste. C’est une boutique/atelier/café/galerie/Show-Room de la rue Quincampoix, et accessoirement une marque mythique des années 90.

[ lestelechargementstréscherspourcequec'est.com ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:23

Plein de gens ont déjà parlé de ce site/blog. Je n’ai rien de trés abouti à dire sur le fond du débat, même si ma position est plutôt en faveur d’un assouplissement des règles brutes qui régissent la propriété intelectuelle pour faire face aux réalités (cf le cas comparable du cannabis, qui est toujours tabou).

Je suis cependant sensible aux arguments liés à la symbolique (le droit à un créateur d’être rémunéré), et pas tellement à l’argument économique, du style “c’est la fin de la production musicale” , alors qu’on sait que le système actuel renforce la stéréotypage des productions via une répatition forfaitaire proportionnelles aux ventes (donc aux créations de Pascal Nègre, pour la plupart limitées aux merdes mainstream diffusées chez NRJ et à la Star Ac, qui ne manqueront pas au patrimoine)

Mais je suis d’avantage en faveur d’un système visant à trouver de nouvelle formes de revenus, plutôt qu’à fossiliser les anciennes avec des “réponses graduées” et autres interdictions abérrantes. Passons, car je ne suis pas assez documenté, et je vais donc m’y employer.

Je voulais cependant poser une question de base, liée à l’aspect financier de cet opération de lobbying, visant à racheter l’honneur d’un ministre humilié par l’assemblée avant la trêve des confiseurs.

Est-ce que tout cela valait vraiment les 180 000 euros annoncés ?

Je trouve positif le fait d’expliquer une loi aux citoyens, et de mettre à disposition des outils pour en débattre. Mais il s’agit tout de même au final d’une opération de propagande, qui sous couvert de débat vise à convaincre avec des argumentaires promotionnels du bien-fondé d’une opération législative. Et le montant de l’opération confié à Publicis me dépasse, au vu des fonctionnalités et du contenu relativement limité à ce stade du bousin.com.

[EDIT vendredi 24 février : sur le même sujet, voir aussi "le prix de l'erreur" par Olivier Ertszcheid, et l'avis contraire celui de François ]

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