2/2/2006

[ Lewis Trondheim, sur la presse ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:40

 

Lewis Trondheim a reçu le grand prix du festival d’Angoulême. Il en a profité pour se faire plaisir en répondant à une interview par mail de 20 minutes (il n’en donne normalement jamais).

"Vous vivez en province, on vous dit reservé… Craignez-vous la surexposition médiatique à venir?
Pas du tout. Les journalistes savent que je ne les aiment pas. Surtout Yves-Marie Labé du Monde. Il y en a quelques autres aussi. J’aimerais bien nettoyer l’univers de la bande dessinée des pseudos-journalistes qui n’y connaissent rien. Je crois que les temps des consensus mous est fini, pour la BD et pour le reste. Il faut nommer nos ennemis, aussi puissants soient-ils. Par exemple, le Monde c’est caca. Ce groupe a racheté Telérama pour en tirer le plus d’argent possible. Usuellement, ça ne se dit jamais, sinon on perd des articles et des ventes hypothétiques. Je me permets donc de chier dans la bouche de qui il me plaira afin d’être enfin un maillon qui permettra d’échapper à cette période sombre du pré-sarkozysme annoncée, du politiquement correct UMPien. C’est la somme des individus de bonne volonté qui fait changer le monde à long terme, pas les mini-Napoléon à vision étroite. Merde ! J’espère que je n’en suis pas un !"

Bon, ça, c’est fait. C’est sans nuances, mais ça habille bien pour l’hiver.

Lewis Trondheim est un des membres fondateurs de l’Association, maison d’édition mythique qui, à titre personnel, m’a redonner envie de lire la bédé (j’avais lâché avec l’Incal et toutes ces trucs ésotérico-héroicfantasy-chiants des années 80 qui faisaient pâmer tout mon entourage). Il est aussi soupçonné d’être derrière le mystère du blog de Frantico.

Puisque l’interview ci-dessous provient de 20 minutes, et que c’est le billet pour se faire plaisir, j’en profite pour sortir deux phrases péremptoires pour la route. C’est sur les journaux gratuits. On peut certes les accuser de tous les maux ("ils prennent la pub aux vrais journaux, c’est pas des vrais journaux, les gens qui les lisent sont des analphabêtes, etc..".).

Mais je tiens à souligner que :

1- Je les lit tous les matins (tous les kiosques de mon quartier on fermé), et c’est vrai que la lecture postérieure de Libération en souffre un peu. Dans l’ensemble, une zone de chevauchement existe bel et bien, y’a rien à faire. C’est à mon avis plus une opportunité pour Libé qu’une menace, mais seul l’avenir le dira.

2- Metro, c’est vraiment de la bouse en barre comparé à 20 minutes (qui n’est pas le Wall Street Journal non plus). Tout y est foireux : les articles (copiés de dépêches), le papier (sale), la format (trop grand), l’editing (y’en a pas, voir photo).

Ouups 

 Il parait qu’ils sortent un spécial sport, je crains le pire.

 

[ Bon, j'en suis où, là...?]

Classé dans : — joel ronez @ 10:54

Depuis 2 semaines, j’ai pris quelques TGV, un Aqualys (c’est celui qui va à Orléans), beaucoup de métro, de bus, un taxi ou deux, pas mal usé mes chaussures, mon clavier et les touches de mon portable. J’ai un peu laissé ce blog au repos, comme un boulanger ferait lever sa pâte, pour m’apercevoir qu’il faut vraiment que je m’attelle à une petite refonte (depuis le temps que j’en préconise à mes clients…).

Je voulais parler de Netizen, de formation, de nouveaux blogs, d’architecture de villes reconstruites (je reviens de Brest), de RSS, de contacts, de déjeuners, de vin rouge et d’essais du bout du monde. Parfois, j’ai l’impresion que des fils se touchent, que certains idées que je m’efforçais de laisser cloisonnées se mettent à furieusement vouloir communiquer entre elles.

Netizen à Brest 

Je repense parfois à quelques états d’âme, aperçus empathiquement entre les lignes chez Sebastien. Il m’arrive de penser que bloguer est, au choix, une source d’inspiration, une opportunité pour l’écriture, ou bien une forme d’épanchement pour écriveurs qui ainsi souffrent moins de n’être pas écrivains. Je me console en me disant que je n’ai jamais écrit autant depuis 2 ans. Jamais autant mis cote à cote des mots et des phrases, avec la jubilation de celui qui n’a pas de prétention et se fait plaisir en publiant.

Conscient du caractère futile de cette note, je tenais cependant à la commettre. Ne serait-ce que pour donner quelques petites nouvelles. Ou reprendre de l’élan d’écriture… Chers amis lecteurs, blogueurs et passants nonchalants : nous avons encore plein de trucs bien à partager. 

 

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