27/2/2006

[ On boit un coup ?]

Classé dans : — joel ronez @ 7:21

Voici le programme de mes déplacements de mars 2006 :

> à Strasbourg les 6, 7 et 8 mars, pour une intervention au Conseil de l’Europe. Je serais ravi de rencontrer un lecteur alsacien, pour un dîner ou une chopine le 6 ou le 7 au soir.

> à Toulouse, le 15 et 16, pour une intervention dans un master sur les blogs et les collectivités locales. On peut se faire un petit apéro le 15 au soir (au St Sernin, place St Sernin vers 19h ?).

> à Lille, du 27 au 29 mars. Le 27 ou le 28, je connais un petit bistro sympa, ou on mange la meilleure carbonade de Flandre.

Si vous avez 5mn et que vous lisez ce blog de temps à autre, envoyez moi un mail et prenons RV. On parlera de blog, de rugby, de Winstub, de Flamekueche et de conception web.

[ Cherche consultant sur Google Stats ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:24

Aidez Fred, un lecteur qui cherche quelqu’un pour l’assister dans le paramétrage Google Stats pour analyser son trafic et optimiser son site. Si vous savez faire, contactez-le directement (et donnez de vos nouvelles ici).

23/2/2006

Facteur Celeste, le blog

Classé dans : — joel ronez @ 7:33

Un petit billet népotique éhonté : Anne, ma douce, vient de lancer le blog de facteur Celeste. C’est une boutique/atelier/café/galerie/Show-Room de la rue Quincampoix, et accessoirement une marque mythique des années 90.

[ lestelechargementstréscherspourcequec'est.com ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:23

Plein de gens ont déjà parlé de ce site/blog. Je n’ai rien de trés abouti à dire sur le fond du débat, même si ma position est plutôt en faveur d’un assouplissement des règles brutes qui régissent la propriété intelectuelle pour faire face aux réalités (cf le cas comparable du cannabis, qui est toujours tabou).

Je suis cependant sensible aux arguments liés à la symbolique (le droit à un créateur d’être rémunéré), et pas tellement à l’argument économique, du style “c’est la fin de la production musicale” , alors qu’on sait que le système actuel renforce la stéréotypage des productions via une répatition forfaitaire proportionnelles aux ventes (donc aux créations de Pascal Nègre, pour la plupart limitées aux merdes mainstream diffusées chez NRJ et à la Star Ac, qui ne manqueront pas au patrimoine)

Mais je suis d’avantage en faveur d’un système visant à trouver de nouvelle formes de revenus, plutôt qu’à fossiliser les anciennes avec des “réponses graduées” et autres interdictions abérrantes. Passons, car je ne suis pas assez documenté, et je vais donc m’y employer.

Je voulais cependant poser une question de base, liée à l’aspect financier de cet opération de lobbying, visant à racheter l’honneur d’un ministre humilié par l’assemblée avant la trêve des confiseurs.

Est-ce que tout cela valait vraiment les 180 000 euros annoncés ?

Je trouve positif le fait d’expliquer une loi aux citoyens, et de mettre à disposition des outils pour en débattre. Mais il s’agit tout de même au final d’une opération de propagande, qui sous couvert de débat vise à convaincre avec des argumentaires promotionnels du bien-fondé d’une opération législative. Et le montant de l’opération confié à Publicis me dépasse, au vu des fonctionnalités et du contenu relativement limité à ce stade du bousin.com.

[EDIT vendredi 24 février : sur le même sujet, voir aussi "le prix de l'erreur" par Olivier Ertszcheid, et l'avis contraire celui de François ]

22/2/2006

[ 6 trucs farfelus sur mon compte ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:43

La patate chaude du moment est plutôt récréative (via François). 6 vérités farfelues sur mon compte. Je m’y colle.

1- J’affiche  les mots de concierges irascibles et de voisins grincheux dans mes toilettes ("Un toxicomane s’est de nouveau drogué dans l’escalier. Merci de laisser la porte vérouillée. Le conseil syndical"). Si vous en avez des bons, je suis preneur (35, rue Crozatier, 75012 Paris).

2- Quand j’avais 15 ans, j’ai traversé la France à pied avec un âne bâté. J’adore cet animal, et d’ailleurs, mes parents en élèvent.

3- J’aime les transports en commun, et en général tous les gros trucs qui flottent, volent ou roulent. Je suis capable de passer 1 heure avec un chauffeur de bus pour qu’il m’explique les subtilités du frein magnétique ou les secrets cachés du Poids Total à Vide. Un voyage de 5h15 en train Corail est un enchantement, surtout si le contrôleur à 5mn pour commenter le dernier incident de caténaire qu’il a vécu entre Neussargues et Bédarieux. Et le spectacle des porte-conteners sortant du port du Havre un premier janvier à l’aube me fait pâmer…

4- Je peux regarder la télévision la nuit 6 heures de suite. J’ai vécu des grands moments depuis que j’ai le câble. J’ai mangé beaucoup de rediffusions de reportages sur les troupes d’élite ou les avions de légende, des séries est-allemandes, des talk-shows américains, des robinets à clips, des émissions de variétés seventies, des recettes de cuisine ou tout ce qui se regarde, y compris les infommercials américains mal doublés. Ma persversion cachée : j’aime le curling. Ma grande fierté : j’ai enregistré la mire de cinestar 1 en 2001, avec des lettres qui tournent sur elle-même et une musique en boucle hypnotique. Je sais, c’est pas sérieux.

5- J’aime la Tour Montparnasse. En matière architecturale, je suis la calamité des amis du pitoresque bucolique. Je suis capable de faire un détour de 200 kms pour voir la base de sous-marins allemands de St Nazaire, ou des éoliennes sur une colline. Et j’adore la Grande Motte.

6- Je collectionne aléatoirement les numéros de Libération depuis 1983. J’en ai plusieurs milliers, et ils occupent 3 mètres cubes dans ma cave. Je ne sais même pas pourquoi, car je n’en fais rien. Je les garde, c’est tout.

Les 6 suivants sur la liste : Olivier d’Affordance.info, qui m’avait infligé une chaine la dernière fois, Anne-Christelle de Lillibulle, Bénito avec qui je sors de table, François qui a écrit un trés bon bouquin sur le blogs d’entreprise, Jérôme qui vient de passer de la télé aux fourneaux et Nelson, un de mes étudiants qui m’a écrit un mail sympa et qui a besoin de munitions pour démarrer son blog tout neuf.

[ Ray Baretto, "manos duros" ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:58

J’aurais aimé le voir jouer, je n’ai fait que le croiser un jour à Orly, devant un tapis à bagage. Et j’ai réussi à le féliciter pour un concert qu’il n’a jamais donné. Indice de retro-honte au maximum.

Pour expier, j’ai écouté en boucle "La Cuna", album solide et mélancolique de 1976, qui contient une reprise jubilatoire de 8mn32 de Pastime Paradise de Stevie Wonder. Si par hasard vous avez "Ô Gringo" de Lavilliers, c’est aussi lui le mercenaire de studio sur La Salsa.

Adios.

 

17/2/2006

[ Google Stats : du nouveau pour les blogs ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:17

Dans un récent billet, je me demandais à quoi pouvait bien servir Google Stats pour mesurer l’audience d’un blog. Je trouvais en gros qu’il y avait trop d’indicateurs avancés (taux de conversion etc. plus adaptés à des sites marchands), et qu’il manquait les essentiels (notamment les URL référentes).

Entre temps, y’a du nouveau : Google a racheté un autre outil, measuremap. Pour l’instant, uniquement accessible sur invitation, j’ai laissé mon adresse, et j’attend la suite pour vous en reparler.

(via Jean-Marc, par mail) 

 

16/2/2006

[ Confiture de liens ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:54

Voici une petite boite à liens, en direct de la potosphère, pour faire de l’oeil à de méritants blogueurs. C’est en vrac, et c’est tant mieux.

- Mon ami Loïc Poujol a vu son agence rachetée par Le Bottin Gourmand. Il en dirige maintenant la partie édition Internet, et en a profité pour lancer un blog. Voir notamment la note "le Net va t’il sauver les restaurateurs". Loïc fut aussi auteur comique avant de travailler dans les lignes de code. C’est avec lui que j’avais monté le Blog Dehouf.

- Gildas et Judith, de l’agence Bonnie & Clyde, lancent 7 webzines "qui sont autant de guides consommation / shopping ciblés et animés par un réseau de journalistes et bloggeurs qui apporteront chaque jour infos et conseils", dixit Gildas. C’est avec eux que j’avais co-animé 600 signes pendant Les Blogs2.0, et ça avait pas mal marché. Merci au passage à Denis Pansu de nous avoir cité dans les 5 blogs de l’année 2005 sur Internet Actu, en nous surévaluant un peu, mais on le prend bien.

 - Richard Collier est le frère grenoblois de mon ancien voisin de palier. Il est journaliste, et a ouvert son blog. Je le soupçonne aussi d’être impliqué dans ovale-podcast, sur le rugby.

- Rugby toujours : notre blog colectif Rugby Pro & Prophéties commence à prendre du volume. La note prophétique de Seb68 sur le tournoi des X nations mérite le détour. Pour info : nous serons au diner "blog & rugby" lancé par Julien et Fred.

- Anne s’est lancé dans le vidéocasting. Faite un détour par la vidéo la plus courte de l’année sur Parisist, et le Kid’s Fashion sur Lilli Bulle.

- Parisist cherche des amis. Tu es un ami ? Va chez Parisist.  

 

15/2/2006

[ Réseaux de blogueurs d'agence : qu'en penser ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:22

De nombreuses agences de communication se sont lancées dans le créneau du blog. Voyant qu’il y a de la lumière, ils se demandent comment s’inviter à la fête. Ce type de démarche me semble légitime, je ne fait pas partie des altercarnetistes anti-commerciaux, et je gagne moi-même ma vie en animant plusieurs blogs. Mais cela mérite de se demander quand même si les modèles en cours ont un sens.

Cela me rappelle ce qu’il s’est passé il y a 10 ans avec les débuts d’Internet : les agences avaient investi ce créneau avec, pour la plupart, des approches stratégiques eronnées. Les compétences et les ressources humaines et techniques étaient encore inadaptées à ce nouveau média, pour deux raisons : on exploitait ce qu’on avait en magasin, et les référentiels n’existaient pas.

J’ai peur qu’on arrive, avec les tentatives existantes, au même genre de résultat.

Pour plusieurs raisons:

- L’approche semble reposer sur l’idée que le blog est un média en lui-même, alors qu’il n’est qu’un format, qui plus est bourré de faiblesses : il repose sur une personne physique, non une équipe ou une personne morale. Cf le débat force d’une rédaction VS un individu.

- Les promoteurs des réseaux veulent créer un espace d’affichage commercialisable en régie auprès d’annonceurs. J’ai peur qu’il n’y ait qu’une alternative : des nanopublications à audience inqualifiable sans valeur marchande, même groupées, et des gros blogs qui en s’embourgeoiseront et rentreront dans la catégorie des medias classiques. La place pour une régie dans le format existant est trés étroite. Je en suis pas un professionnel de l’achat d’espace, mais j’ai cru comprendre que le qualitatif ciblé, c’est sympa, mais que rien ne remplacera une bonne grosse campagne massive sur un média de masse.

- Ce qui est vendu n’est clair pour personne. Une fois que vous avez votre réseau, vous en faites quoi ? Vous les payez pour parler de vous sur leurs publication ? Le risque est de se scier la branche. Qui va aller lire un blog appartenant à réseau d’affiliés dont on connait le lien économique le liant au produit dont il parle ? En agissant ainsi, les agences risquent de tuer leurs affiliés, en leur ôtant toute crédibilité. Ou alors ils sont payés pour parler d’un produit sur un blog collectif. Mais dans ce cas, vous n’avez plus un réseau de blogueurs, mais un réseau de pigistes. Ou alors, vous leur diffusez des infos en avant première, sans contrepartie, pour qu’ils puissent les traiter avant la presse. C’est l’optique "buzz machine". Mais il s’agit alors de RP classiques, et vous comptez sur un effet "notoriété" simple, avec des risques en plus (le blogueur est un être susceptible et versatile, votre produit risque d’être chatié…).

Sur un article du JDNet, l’agence Yades expliquait hier:

"Avec ce réseau de blogueurs, l’agence décentralise le travail, en quelque sorte, et légitimise le discours de la marque sur la blogosphère, tout en accompagnant et en rassurant les entreprises."

Je ne sais qui du journaliste ou de l’agence a pondu cette formule, mais je crains de ne pas saisir exactement ce qu’elle signifie concrétement pour le client, le blogueur et l’agence. L’article en question ne donne pas beaucoup de détails concrets, attendons et surveillons.

Dans un autre article du JDnet (décembre 2005), c’est MRMqui parlait de son approche : disposer d’un réseau de beta-testeurs non rémunérés, et faire ainsi de la veille en pré-lancement de produit. Plus simple, et plus réaliste aussi. On en cherche pas à viser la diffusion, mais on dispose d’une veille,  dans un ecosystème reconstitué et vaguement représentatif.

Influence, le précurseur, s’est lui lancé dans la version conviviale. Entre coaching, mise en relation, création d’opportunités pour les blogueurs, l’idée est apparemment de nouer un contact avec une communauté de talents prêt à servir sur des missions restant encore à définir. L’approche est expérimentale, je ne sais pas vraiment si elle est déjà rentable, il faudra donc la suivre.

Je n’ai pas une opinion arrêtée sur le sujet, et je suis preneur des vôtres. Je veux juste essayer de confronter les effets d’annonce opportunistes à la réalité d’un terrain trés mouvant, sans contours définis.  Le bon calcul en pareille circonstance n’est pas d’essayer d’organiser le marché sur la base de repères contemporains, mais faire un pari à partir de ce qu’on pense être un marché dans plusieurs années.

A ce petit jeu, je prédis des retours à la réalité brutaux pour certains conseilleurs et leurs clients… 

 

 

 

9/2/2006

[ La curée ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:27

Il serait bon, pour le respect des valeurs d’humanisme que tout un peuple réclame hystériquement au vu de l’affaire d’Outreau, de bien vouloir cesser de dépecer en place publique le juge Burgaud, que son destin dépasse.

Le spectacle de son martyre m’est insupportable. Voir les flots de commentaires de comptoirs se déverser sur cet homme trop petit et livide me donne la gerbe.

Certes, le juge Burgaud a merdé. Au vu de 2 procès d’assises et une commission d’enquête parlementaire, on a du mal à ne pas le voir un peu responsable de cette dramatique affaire. Mais quand les sabres de justiciers apparaissent soudain aux ceintures d’un peuple entier, épris de vengeance par procuration et d’envie sauvage de réformer, je trouve pitoyable ce spectacle plus dégradant pour les spectateurs que les auditionnés.

Même à son pire ennemi, on ne peut décemment souhaiter d’être haï et rendu responsable de tous les fléaux par une nation entière de citoyens subitement rendus à la lucidité sur l’arbitraire et les dysfonctionnement de la justice, dont Eolas rappelait justement qu’il n’y a pas que Burgaud qui ait sévi sur les 832 cas d’acquittés, relaxés ou bénéficiaires d’un non-lieu et ayant fait de la détention provisoire en 2004.

Il faut se figurer ce qu’il peut bien se passer dans la tête d’un homme auditionné par un collège de députés, télévisés par 1 chaîne cablée et 2 chaînes nationales (TF1 et France 2), traqué par toute une presse faisant les poubelles avec la ferveur des convertis. Où était TF1 ou France 2 lorsque les députés ont taillé en pièces les lois sur la présomption d’innocence, la limitation des possibilités d’intervention des avocats, l’allongement des garde à vue, la légalisation des dénonciations anonymes et tout le reste ? En train de nous parler de Sarkozy, des radars et du poids des cartables. Aujourd’hui, ils se refont une virginité sur la tête d’un magistrat, et ça me donne la nausée.

Tout le monde s’y met.

Ainsi Libération donne la parole hier au juge Lambert, pour qu’il prodigue ses conseils à l’autre "petit juge". Pour mémoire, le juge Lambert est responsable d’un des plus gros et plus médiatisés foirages judiciaires des années 80, l’affaire Grégory (détention provisoire sur la foi de présomptions pour une Christine Villemin enceinte qui bénéficiera ensite d’un non-lieu, divulgation à la presse d’éléments qui conduiront à l’assassinat de Bernard Laroche par Jean-Marie Villemin, etc.). Il n’a pas honte lui non plus d’y aller de son petit commentaire.

Sur la Chaine Parlementaire, un commentateur enthousiaste hurlait au scandale face à l’absence d’excuses du juge, déplorant ses explications vaseuses avec l’assurance du sniper qui à l’abri de sa cachette tire à vue sur des passants. 

Ce matin, les unes racoleuses étalent leurs titrailles faciles sur les trottoirs. On exige du juge non pas des explications, mais de l’aplomb, de l’éloquence, de la compassion et des réponses qui raviront tout le monde, réglant du même coup la mauvaise conscience de tout un peuple envers des hommes broyés par un système perfectible.

En 1993, le juge Burgaud s’appelait tout simplement Fabrice Burgaud. Il n’était pas encore juge, et s’apprêtait à faire l’école nationale de la magistrature. Il sortait des bancs de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, où j’étais aussi, et d’où je sortirai un an plus tard. Je ne le connaissais pas, mais nous nous sommes sûrement croisés plusieurs fois. Il a bu comme moi le même café de la machine dans la hall, eu les mêmes enseignants et subi les mêmes enseignements. 

J’aurais théoriquement très bien pu être lui.
Et je ne me sens pas une âme de coupable idéal pour autant.

 

7/2/2006

[ Jean-Marc Hardy analyse les blogs ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:02

Le créateur de redaction.be vient de publier un article sur les blogs. Je le recommande vivement à tous ceux qui veulent démarrer sur le sujet, mais aussi aux vieux habitués des comptoirs blogosphériques. Il décrit le phénoméne avec minutie et simplicité, et fixe sur l’écran des notions essentielles d’ordinaires éparses qui seront utile à chacun pour expliquer à son tour les atouts et les limites du phénomène. Les définitions sont limpides et astucieuses, et j’apprécie toujours son sens de la formule.

Il traite notamment de l’intérêt des blogs pour les professionnels :

> La rapidité de publication
> Un canal de publication plus informel
> Un moyen d’obtenir du feedback
> Un moyen de créer des relations
> Un moyen de générer du trafic vers un site web
> La souplesse de publication

Mais son passage le plus intéressant concerne les limites et dérives des blogs. Il tient encore en estime "le bon vieux site web traditionnel" :

"La spontanéité éditoriale a ses limites. L’information défilante et les dépêches intéresseront le cercle étroit des passionnés. Mais, personnellement, dans de nombreux domaines, je continue de marquer un vif intérêt pour les articles nourris, structurés, contextualisés, documentés et riches de recul. Dans un contexte de surinformation, la valeur ajoutée me paraît indispensable."

Merci de l’avoir dit.

Au passage, je suis cité dans son article pour une analyse qui lui a plu. Mais n’allez pas croire que c’est la raison principale de cet étalage d’amabilité à son égard :) J’ai connu Jean-Marc bien avant l’inverse, grâce à son site dont je fais encore presque quotidiennement usage pour les concepts qu’il a su résumer et expliquer avec grande pédagogie.

Et lorsqu’il explique que c’est grace aux blogs que Sebastien, Xavier, François, lui et moi nous nous sommes connus, c’est rigoureusement vrai. Les traces du premier contact sont toujours sur ce blog, dans mes commentaires à une note où je l’interpellais sur son absence dans la blogosphère.

Nous avons tous les 5 créé depuis une petite communauté de spécialistes de la formation au contenu éditorial Internet, autour d’un blog de travail en accès restreint. Nous avons des projets, et nous espérons tous les jours avoir assez de temps pour les mener.

J’ai enfin eu la chance de co-animer une formation avec Jean-Marc, de découvrir le professionnel de la formation en plus du consultant. Une expérience très enrichissante, qui nous a permis de rompre le traditionnel isolement du formateur pour s’évaluer soi-même a travers une prise de parole alternée face à un groupe, et surtout se concerter pour la conduite des journées.

Et accessoirement de vider un très bon Savigny-les-Beaune tout en parlant une soirée entière de milles autres choses que de l’architecture de l’information.

Longue vie à son futur blog, qu’il nous annonce comme imminent… 

3/2/2006

[ Webpolitique déménage ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:09

Le méritant Webpolitique change d’adresse, et c’est intéressant à plus d’un titre.

1- Il rejoint la plate-forme de blog de "Temps réels", section Internet du Parti Socialiste qui semble retrouver une deuxième jeunesse. Cela veut donc dire que la PS a (enfin) une démarche sur les blogs.

2- Il affirme continuer avec le même ton et la même liberté de parole.
Pour mémoire, Nicolas, son créateur, est militant socialiste, mais analysait avec recul et objectivité les initiatives sur tout l’échiquier politique, y compris à l’étranger. Lors de notre dernière entrevue, nous avions cherché des explications au retard indéniable de la gauche sur le web. A part se lamenter, on a pas vraiment trouvé. Nicolas a une bonne démarche : en pratiquant une veille large et objective sur toutes les tendances, il se fait en quelque sorte passeur au sein de son parti.

Au vu d’un de ses derniers billets, le ton reste indépendant et sincère :

"Une nouvelle fois, à l’heure où le site du Projet Socialiste affiche encore en page d’accueil "Forum exceptionnel - Venez consulter l’archive du forum Projet Socialiste organisé le mardi 22 mars", la droite prend de l’avance dans son utilisation du média Web en vue de 2007."

Ca risque de faire tousser, et c’est inhabituel d’un point de vue communication militante.
Mais au moins ça doit faire réagir.

2/2/2006

[ Lewis Trondheim, sur la presse ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:40

 

Lewis Trondheim a reçu le grand prix du festival d’Angoulême. Il en a profité pour se faire plaisir en répondant à une interview par mail de 20 minutes (il n’en donne normalement jamais).

"Vous vivez en province, on vous dit reservé… Craignez-vous la surexposition médiatique à venir?
Pas du tout. Les journalistes savent que je ne les aiment pas. Surtout Yves-Marie Labé du Monde. Il y en a quelques autres aussi. J’aimerais bien nettoyer l’univers de la bande dessinée des pseudos-journalistes qui n’y connaissent rien. Je crois que les temps des consensus mous est fini, pour la BD et pour le reste. Il faut nommer nos ennemis, aussi puissants soient-ils. Par exemple, le Monde c’est caca. Ce groupe a racheté Telérama pour en tirer le plus d’argent possible. Usuellement, ça ne se dit jamais, sinon on perd des articles et des ventes hypothétiques. Je me permets donc de chier dans la bouche de qui il me plaira afin d’être enfin un maillon qui permettra d’échapper à cette période sombre du pré-sarkozysme annoncée, du politiquement correct UMPien. C’est la somme des individus de bonne volonté qui fait changer le monde à long terme, pas les mini-Napoléon à vision étroite. Merde ! J’espère que je n’en suis pas un !"

Bon, ça, c’est fait. C’est sans nuances, mais ça habille bien pour l’hiver.

Lewis Trondheim est un des membres fondateurs de l’Association, maison d’édition mythique qui, à titre personnel, m’a redonner envie de lire la bédé (j’avais lâché avec l’Incal et toutes ces trucs ésotérico-héroicfantasy-chiants des années 80 qui faisaient pâmer tout mon entourage). Il est aussi soupçonné d’être derrière le mystère du blog de Frantico.

Puisque l’interview ci-dessous provient de 20 minutes, et que c’est le billet pour se faire plaisir, j’en profite pour sortir deux phrases péremptoires pour la route. C’est sur les journaux gratuits. On peut certes les accuser de tous les maux ("ils prennent la pub aux vrais journaux, c’est pas des vrais journaux, les gens qui les lisent sont des analphabêtes, etc..".).

Mais je tiens à souligner que :

1- Je les lit tous les matins (tous les kiosques de mon quartier on fermé), et c’est vrai que la lecture postérieure de Libération en souffre un peu. Dans l’ensemble, une zone de chevauchement existe bel et bien, y’a rien à faire. C’est à mon avis plus une opportunité pour Libé qu’une menace, mais seul l’avenir le dira.

2- Metro, c’est vraiment de la bouse en barre comparé à 20 minutes (qui n’est pas le Wall Street Journal non plus). Tout y est foireux : les articles (copiés de dépêches), le papier (sale), la format (trop grand), l’editing (y’en a pas, voir photo).

Ouups 

 Il parait qu’ils sortent un spécial sport, je crains le pire.

 

[ Bon, j'en suis où, là...?]

Classé dans : — joel ronez @ 10:54

Depuis 2 semaines, j’ai pris quelques TGV, un Aqualys (c’est celui qui va à Orléans), beaucoup de métro, de bus, un taxi ou deux, pas mal usé mes chaussures, mon clavier et les touches de mon portable. J’ai un peu laissé ce blog au repos, comme un boulanger ferait lever sa pâte, pour m’apercevoir qu’il faut vraiment que je m’attelle à une petite refonte (depuis le temps que j’en préconise à mes clients…).

Je voulais parler de Netizen, de formation, de nouveaux blogs, d’architecture de villes reconstruites (je reviens de Brest), de RSS, de contacts, de déjeuners, de vin rouge et d’essais du bout du monde. Parfois, j’ai l’impresion que des fils se touchent, que certains idées que je m’efforçais de laisser cloisonnées se mettent à furieusement vouloir communiquer entre elles.

Netizen à Brest 

Je repense parfois à quelques états d’âme, aperçus empathiquement entre les lignes chez Sebastien. Il m’arrive de penser que bloguer est, au choix, une source d’inspiration, une opportunité pour l’écriture, ou bien une forme d’épanchement pour écriveurs qui ainsi souffrent moins de n’être pas écrivains. Je me console en me disant que je n’ai jamais écrit autant depuis 2 ans. Jamais autant mis cote à cote des mots et des phrases, avec la jubilation de celui qui n’a pas de prétention et se fait plaisir en publiant.

Conscient du caractère futile de cette note, je tenais cependant à la commettre. Ne serait-ce que pour donner quelques petites nouvelles. Ou reprendre de l’élan d’écriture… Chers amis lecteurs, blogueurs et passants nonchalants : nous avons encore plein de trucs bien à partager. 

 

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