28/9/2005

[ Podcast : est-ce vraiment le truc dont on parle ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:16

Pour être honnête, mon premier reflexe est de dire du mal sur le podcasting. Mais comme je dis tout le temps du mal sur les choses et les gens, on risque de me prendre pour un gros lourd.

Mon deuxième reflexe, après reflexion, est de dire quand même du mal sur le podcasting. Ou plutôt, sur la frénésie podcastienne (qui reste quand même assez circonscrite, il faut le dire…).

Pour une raison bien simple et empirique : je travaille "dans l’internet" depuis 10 ans, je me considère comme techno-sympathisant, je suis curieux, ouvert et féru d’innovations éditoriales, mais à mon grand dam, écouter les podcasts des autres me fait royalement chier.

En fait, au risque de passer pour un dinosaure, j’avoue avoir écouté un podcast UNE fois. C’était le premier podcast de Pointblog, ou était invité Frédéric Montagnon d’OverBlog. Je l’ai trouvé trés bien, mais je n’ai jamais retenté l’expérience. Pourquoi ? J’ai un problème de base de mode d’utilisation. Je ne sais pas quand écouter ça. Sur mon PC ? ben non, je m’en sers pour bosser. Sur mon baladeur numérique ? Je m’excuse, mais je n’en ai pas (j’en ai eu il y a longtemps, un des premiers Archos, mais passé 2 mois, j’en ai eu marre de trimballer un walkman que je n’écroutais pas…). Sur mon Smartphone ? C’est un Nokia 7710, et le simple fait d’y transférer un fichier son nécessite une logistique compliquée (cable, driver du cable, logiciel propriétaire, format de fichier propriétaire).

La conclusion s’impose d’elle-même : je n’écoute pas de fichier podcasté, car je n’ai pas d’outil ni de moment adapté pour le faire. Et je ne crois pas être le seul dans ce cas.

J’ai également une deuxième objection, sur le format celle-là. Autant il est possible de saisir l’intérêt d’un texte d’un seul coup d’oeil, de se faire une idée avec la titraille, la photo, les paragraphes, les débuts de phrase, de sauter d’une ligne à l’autre, de revenir en arrière, autant cela est impossible avec un fichier tubulaire comme un fichier son enregistré, même indexé avec des plages.

Une troisième objection : les radios et télés fonctionnent sur le principe de la diffusion de fichiers fermés. On ne peut, à la base, que les regarder dans le format, la durée et la conformation prévue au départ. Les promoteurs du podcast mettent en avant la souplesse de leur mode de diffusion. Mais ils négligent une notion essentielle de la radio-télé-diffusion : ce qui fait justement l’intérêt d’un programme, c’est que tout le monde le suit en même temps. On joue sur des instincts grégaires, sur le sentiment d’appartenance à une masse. Etre 2 ou 80 000 dans un stade, ce n’est pas la même chose. C’est pareil pour la télé. C’est ce qui fait encore la puissance des médias de masse, et la fait de la pay-per-view ne soit pas, contrairement à ce qu’on croit l’avenir de la télévision.

Mais je suis ouvert. Je m’intéresse à ce format, et vais même tenter d’en faire, pour voir. Après tout, avant de bloguer, je ne comprenais pas vraiment l’intérêt. Donc je suis obligé de nuancer pour en pas avoir à manger un sombrero.

Mais je ne peux m’empêcher de voir dans le podcast le cousin dégénéré et immature de la radio.

[ Oh mon batôoo... ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:45

Rien à voir avec Internet, mais je me lâche gratuitement…

Dans cette histoire lamentable de navire corse détourné, je ne sais pas qui sont les plus pathétiques.

Les syndicalistes corses ? Leurs revendications corporatistes et poujadistes ont fini par lasser tout le monde. Leurs propos sont réactionnaires, leurs méthodes arriérées, et leur combat dénué de légitimité. Leur entreprise est morte depuis longtemps, et ne survit que grâce à la veulerie des pouvoirs publics qui la perfuse pour rien depuis une décennie au moins.

L’état ? Rien n’est pas navrant de voir un gouvernement se contredire, cafouiller et bafouiller. C’est facile de promettre le bâton, mais quand on a des marins costauds en face, on s’applatit comme des laquais. Alors qu’ils annoncent que la SNCM va être vendue, ils parlent ensuite de "participation minoritaire", puis ils envoient le GIGN.

Ce mouvement s’est radicalisé, car pour une fois il n’intéresse personne. Je n’ai pas vu les habituels usagers monter au créneau. Car on n’a affaire, pour la plupart qu’à des algériens trabendistes rentrant au pays. Les corses pour qui la STC prétend se battre prennent Corsica Ferries depuis longtemps.

Que va t’il se passer pour la suite ? Rien, à coup sur. La SNCM va finir de couler, les finances de l’état avec. Les syndicalistes vont sûrement être relaxés, au nom du droit de grêve, commes de simples viticulteurs fraccasseurs de péages.

En France, pour être délinquant, il vaut mieux trimballer de la picole, des betteraves ou des passagers. Mais pas de la drogue. Traîner dans un hall d’immeuble est passible de la correctionnelle, mais détourner un navire, c’est un mode de dialogue.

Le peuple ne voit ce gouvernement qu’à travers les ruses, feintes, et bons mots de ses dirigeants. C’est ce que la presse mainstream nous fait gober. L’enjeu, c’est 2007. Le reste, c’est les affaires courantes. On laisse un ministre des transports se contredire lui-même. On laisse un ministre gardien de la Constitution (oui, les fameux "sceaux", c’est ça…) bafouer cette dernière avec des propos grossiers sur les bracelets electroniques (les dernières tentatives de lois retroactives, c’etait Vichy).

Finalement, on s’en fout, tout ça n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est 2007.

Encore une raison de regretter le traité constitutionnel. France, ma chère France, je t’annonce qu’à partir d’aujourd’hui, tout mon mince engagement politique aura pour but unique de hâter ta disparition, ta dissolution dans un vaste état fédéral européen dont tu ne sera plus qu’une région de merde.

[ histoires de famille ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:10

Ma chérie blogue chez Lillibulle, ma fille est trop jeune, mais elle a quand même un site (je ne connaissais pas le blog à l’époque).

J’ai ouvert de force un blog à mon frère, mais il a préféré finir d’abord sa maîtrise (dimanche dernier, tard dans la nuit).

Mon père a aussi ouevrt le sien, mais n’a pas encore le haut-débit dans sa maison. Lorsque j’ai demandé au technicien France Telecom ce qu’il fallait pour l’avoir à La Salvetat sur Agout (Hérault), il m’a répondu : "un député qui ait une résidence secondaire dans la circonscricption". Dès que mon frére est complétement converti, on prend mon père en tenaille pour le faire bloguer. Il a plein de combats à mener (contre l’appropriation municipale des terres collectives, les éoliennes, les élus locaux, etc…), et ça lui servira sûrement…

Ma soeur n’a pas encore de blog, mais elle tient le site de l’association dont elle est permanente (fait avec ma cousine), et celui de mes parents (qui font 95% de leur chiffre d’affaires touristique gràce à ce site). Je pense que le  format blog conviendrait parfaitement à ma soeur pour traiter des actualités de son association, et c’est également mon prochain objectif.

Reste plus qu’à créer la catégorie "family" dans la blogroll…

27/9/2005

[ incroyable ! ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:25

Aujourd’hui, ce blog ne parlera pas d’un nouveau site pour acheter des lentilles de contact. Demain non plus, et jamais.

Je deviens amer à force de lire les mêmes choses partout.

C’est d’ailleurs ce qui avait motivé mes résolutions du printemps dernier :
- ne pas citer d’autres billets, sauf si j’ai un argument précis ou complémentaire à y rajouter.
- ne pas publier une information si je l’ai déjà lue ailleurs. Mes chers lecteurs lisent sûrement les mêmes blogs que moi. Je vois pas pourquoi je ferais l’agrégateur humain.

Ces deux résolutions ne sont certainement pas la garantie de ne publier que des billets irréprochables.
Mais elles suffiraient à réduire au silence une bonne moitié de la blogosphère.

Pas moi, je suis un têtu…

[ votre intérieur intéresse quelqu'un... ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:18

chambre_antonin_2_1_2.jpg

Vous avez des enfants ?

Ma blogmestre favorite a besoin d’une photo et d’un descriptif de leur chambre pour sa sa rubrique "Idée déco de Lillli".

Vous avez un sac à main ?

Le sac des filles s’intéresse de près  à son contenu.

[PRIVATE JOKE: un enfant est quand même plus beaucoup plus chic qu'un sac à main comme accesoire de cet hiver - tribute to Ab'Fab']

26/9/2005

[ Les 5 points importants de la page d'accueil ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:32

Je cite souvent ces 5 points lors de mes formations.
Et toujours en anglais, je trouve que ça sonne mieux (et puis je peux faire le malin) :

5 Home Page Essentials: Five Questions Every Home Page Should Answer

Every home page should answer these questions:


1. Who are you?

2. How is information organized at your site?

3. What’s new, hot, or timely?

4. What can the visitor do at your site?

5. How can the visitor get help?

Avec ça comme viatique, vous pouvez vous tirer de bien des pétrins…

L’article complet [ENG) est ici. Je le traduit quand j’ai le temps.
Il est daté de 2004, mais date en fait au minimum de 1999 (vous savez, avant le Grand Bug!). Et reste toujours fonctionnel.

[ Adapter un doc papier sur le web ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:34

"Le web n’est pas le papier" est une des premières maximes que j’ai emprunté à Jean-Marc Hardy en  débutant le métier de formateur (voir son article sur le sujet).

Malheureusement, la chaîne de production de l’information dans les grandes organisations est encore (pour peu de temps) structurée par sa production papier. Bien souvent, le rédacteur web doit mettre en ligne des informations d’abord conçues et mises en forme pour le papier.

Tout ceci pose de nombreux problèmes :

- délais : il n’est pas rare qu’un catalogue saisonnier de produit soit disponible en version brochée deux semaines avant la version en ligne, y compris dans les plus grandes maisons…
- format : quand on est à la bourre, on colle carrément le PDF sous un lien hypertexte. On prend le lecteur en traître, en lui imposant l’énervante ouverture d’Acrobat Reader.
- ton : le langage promotionnel prend souvent le dessus dès qu’on est sur du papier ("face aux enjeux des perspectives d’aujourd’hui...")
- structure : le découpage propre au papier, avec sa structure en table de matières, est caduc dans un espace hypertexte. Il faudrait idéalement procéder à un nouveau rubriquage, mais bien souvent, on passe outre.

Dans la dernière session que j’ai animé, j’ai proposé aux stagiaires de visiter puis commenter 2 tentatives ratées d’adaptations:

> Insee Première, version mise en ligne d’un 4 pages de l’Insee.
> La motion du NPS de Peillon/Montebourg, qui m’a été suggérée par Nicolas (un ancien stagaire lui aussi, et qui tient un trés bon blog).

Dans le cas de l’Insee, il semble qu’on ait atteint le condensé de toutes les erreurs fatales (ils le savent, je leur dit souvent en stage, ils ne m’en tiendront pas rigueur…). Le document cité en exemple est disponible via cette page (voir le numéro 1016, "les français doublent la mise" de mai 2005), sans une ligne de contextualisation. Puis on ouvre un pop-up, dont les concepteurs ont poussé la perversité jusqu’à y prévoir une frame avec une partie nécessitant un scrolling. Toujours pas d’explication, mais un texte qui nous explique que "cet Insee premiere vous est présenté dans une version adapté à l’Internet. Elle facilite la lecture à l’écran et la navigation". Bigre. La première page du document présente une simili-synthèse. Mais après ça se gâte : pour accéder aux parties, il faut actionner soit un menu déroulant, soit un horrible bouton "page suivante" (interdit suprême!).

En fait, l’Insee a inventé le premier support adapté au web qui n’est pas compatible web. La preuve ultime : il n’y a même pas d’URL, c’est un pop-up fermé. Jeudi, je suis à l’Insee, je vais être obligé de leur en reparler…

Concernant le cas de la motion NPS, tout ça est un peu plus complexe…
Ce que nous savons sur l’ergonomie web entre ici en contradiction frontale avec la culture dominante (à mon grand dam, la gauche non-noniste exploite Internet moins bien que mon grand-père qui est nonagénaire - et pas trop de gauche d’ailleurs) et la nature spécifique d’un texte de motion.
Il doit être engagé, mais pas trop : on l’a vu sur la Constitution, on peut facilement isoler un microscopique élément concret pour bousiller une somme de centaines d’articles. Ici, le chapô de la page d’accueil de présentation de la motion ne met d’ailleurs pas en avant des idées mais des gens. Dans un parti balisé, où les repères et clivages sont peu ou prou établis, cela suffit à se repérer.
Il doit convaincre, mais surtout les convaincus. D’ailleurs, ce sont en général les seuls qui vont lire le texte.

A ça, on peut rajouter les obligations statutaires, qui doivent tenir des règles internes au PS, que je ne connais pas, et qui doivent peut-être stipuler des pratiques en terme de diffusion de ce type de document…

Tout cela fait que je ne suis que moyennement surpris du désastre de forme que représente cette mise en ligne.

Au catalogue des erreurs, en vrac : 
- reprise telle quelle du chapitrage avec les repères papier (1ere partie, I, II, etc…)
- navigation en bas de texte (!) sans mise en évidence de la partie dans laquelle on se trouve
- justification du texte, brut, sans découpage de paragraphe
- fausse version imprimable (un javascript qui active fichier>imprimer…)

On peut aisément rajouter :
- absence d’interactivité
- absence de résumé sérieux (la seule synthèse est en PDF et fait 17 pages)
- absence de commentaires
- absence d’actualisation

Nicolas préconise sur son blog :
- la mise en ligne du PDF intégral (ça, c’est fait…)
- une synthèse en HTML des points clés, avec des liens vers d’autres parties du site

C’etait l’option la plus simple, sauf aux yeux du webmestre du NPS. On aurait même pu envisager de garder le découpage initiale, avec des version PDF complètes et séparées de chaque section en plus d’une version intégrale.

Vous avez une autre idée ? Donnez votre avis sur le billet de Nicolas.

[ Fin (provisoire) du marathon de formation ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:32

Je sors de 9 jours consécutifs d’animation de formation "Ecrire pour le Net". Je suis éreinté, mais heureux et enrichi de dizaines de rencontres. Au sortir de ce tunnel de prise de parole, je n’ai plus de voix, et des ressources vitales à reconstituer. Mais j’ai au moins autant appris que les stagiaires.

Je constate cette année une augmentation nette du savoir-faire et de l’expérience du public présent dans les sessions. Les questions sont plus précises, les sites plus conformes aux standards de qualité, l’habitude de l’écriture plus répandue.

J’ai décidé résolument d’orienter l’animation de ces sessions vers l’échange entre stagiaires. Je demande son avis systématiquement à la salle, et tente de me muer en animateur de débat plutôt qu’en précepteur. C’est moins aride pour les auditeurs, et on profite de la somme des expériences de tout monde, plutôt que mes Powerpoint.

Bien sûr, j’ai toujours ma bonne vieille panoplie d’exos qui va bien, que je trimballe dans une chemise verte hors d’âge, et que je photocopie à la demande, en fonction du contexte et de l’envie. Je renouvelle quasiment tout le temps cette base, avec une discipline d’un nouvel exemple par session, que je fais en même temps que les stagiaires, sur des exemples tirés de leurs sites.

Aujourd’hui, nous avons travaillé

> sur deux pages que l’on m’a soumis :
la newsletter du site europa.eu.int (version actuelle &  version projet). J’ai déconseillé l’approche "maquette graphique", pour rappeler l’impératif de bien connaitre au préalable la structure d’un site ou d’un ensemble de pages, avant de passer à la mise en forme. Nous avons donc fait un plan (exemple),  isolé les 5 principales rubriques, et tenté sur un document word de faire une "maquette éditoriale". Concernant la version projet, je déconseille l’emploi du double colonnage pour un même format de contenu.

> sur l’adaptation d’un document papier au format web. Quelle méthodes, quels écueils à éviter. J’y reviens dans un billet à venir.

Demain, pas de train pour Bruxelles ni Strasbourg. Je reste à Paris pour 2 jours. En attendant la prochaine session, jeudi et vendredi. A l’INSEE, où j’animerai avec petit pincement au coeur la dernière session d’un cycle de formation "Ecrire sur un Intranet" qui a commencé il y a 3 ans…

23/9/2005

[ Mac Addicts ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:15

Rien ne m’énerve plus que la révérence fervente des amoureux des macs. Je trouve ça navrant et puéril, ça me hérisse, ça me fatigue. Rares sont ceux qui font preuve d’esprit critique, et leur passion des iGadgets m’est étrangère. Impossible de finir une phrase sans se faire mettre sous le nez un argument sur les bienfaits de iTunes, du iPod, de Tiger, Jaguar, et je sais plus quoi (je ne maîtrise pas bien le vocabulaire, j’ai fait PC en première langue vivante). J’ai été plusieurs fois à l’Apple Expo, et j’en suis ressorti comme de tous les salons : fatigué, en n’ayant rien appris, et en ayant mal mangé.

Il m’est donc absolument impossible de partager le moindre point commun avec cette communauté, tant il me semble incongru d’avoir un engagement affectif, financier voire philosophique avec un manufacturier de produits informatiques. J’achère un ordinateur portable tous les 18 mois, car je traite mal le mien. Je vais bêtement chez le marchand, et je repart avec celui qui me semble être le meilleur ratio prix/performance/poids. Je le transporte alors partout comme un menuisier avec son rabot, et quand il est fini, j’en rachète un autre.

Pour moi, un ordinateur est un outil. Pas un signe extérieur de coolitude et de savoir-vivre. Il est pas né celui qui me verra mettre la mousse de protection entre le clavier et l’écran, où me verra acheter des housses en cuir chez Colette pour mon baladeur. Un outil, ça sert à aller au travail. C’est un objet noble, mais ça ne justifie pas qu’on en fasse un totem.

Je me surprend cependant, depuis quelques temps, à me poser de surprenantes questions. Pourquoi mon VAIO a t’il une autonomie de 20 mn là où le Mac de mon voisin tient 3 heures ? Pourquoi mon VAIO pèse 4,5 kgs (900g rien que pour le bloc alim) et le Mac d’en face moins de 1,8 ? Pourquoi les photos que je regarde sur mon PC sont-elles tout à coup sublimes sur un mac (piqué, couleur, contraste, …) ? Pourquoi j’arrive à monter un film en 1 heure avec iMovie, là où il me faut suivre une formation d’une journée pour Adobe Premiere ? Pourquoi on à l’impression que j’ai acheté mon PC en 1997 et que l’heureux possesseur de Mac a l’air de sortir d’un défilé de mode ?

Sur un site de fans, j’ai lu tout à l’heure une citation de leur gourou :

"Le marché d’Apple, ce sont les gens qui ne veulent pas lire les modes d’emploi" Steve Jobs, sept 2005.

Je trouve navrant de trouver dans cette phrase autre chose que du pipeau de marketeur. Est-ce vraiment les utilisateurs de Mac pensent que les acheteurs de Sony ou Dell lisent les notices ? Est-ce qu’ils pensent vraiment que je n’ai jamais eu à lire une notice de eMac ?

Pour mettre tout le monde d’accord, et avant que les mac-addicts n’interprétent mal mon propos, voici 3 concessions faciles:

1- Steve Jobs est effectivement un gourou. C’est à dire un mélange subtil de de charisme, de sens visionnaire, de génie, et d’illusionniste. Tout dans son parcours personnel et professionnel plaire en sa faveur, donc rien à dire.
2- Les Mac sont globalement mieux conçus et manufacturés que les PC, même ceux de marque (VAIO, etc..). Leur fiabilité est meilleure, et en général leur ergonomie aussi. Même avec de la mauvaise foi, il faut quand même se lever tôt pour les prendre en défaut de ce coté là.
3- Le marketing d’Apple est diabolique. Mais cela ne marche que gràce à la combinaison du point 1 & 2.

La conclusion est que mon prochain ordinateur sera un Mac.
Pourquoi ? A cause du point 2, uniquement. J’ambitionne donc de devenir un utilisateur. Mais hors de question de rejoindre le rang des disciples béats… Pour le fan-club, ils sont déjà assez nombreux. Et casse-couilles…

[ Erratum ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:07

Je viens de recevoir le courriel suivant de la part de T-O-Mirail :

"J’ai lu sur votre blog [...] en faisant une recherche
sur le mot Mirail que vous faisiez référence à
"Skyblog de le-mirail : Le blog qui est passé dans l’journal du 20h"
http://le-mirail.skyblog.com/

[Note du blogueur: il s'agit de ce billet]

Nous sommes ennuyé que vous fassiez un tel lien.
En effet l’auteur de ce blog s’est permis de récupérer sur notre site un
texte sur l’histoire du Mirail et de nombreuses photos sans nous
demander notre autorisation et sans citer ses sources. Il a de plus
ajouté sur nos photos l’adresse de son site, sans doute pour que
d’autres indélicats ne puissent pas faire comme lui. Nous avons essayé
d’entrer en contact avec lui pour discuter mais nos mails sont restés
sans réponse. Idem auprès de Skyblog directement.

Nous ne sommes pas du tout opposé à ce que d’autres utilisent nos photos
mais il nous semble que la moindre des politesses est de faire un lien
vers le site original : c’est la base de la Netétiquette.

Même si le blog est intéressant par ailleurs, nous ne pouvons laisser
passer une telle attitude et faisons notre possible pour qu’elle soit
connue et que les sites "polis" ne leur fassent plus de publicité."

Pour l’équipe de T-O-Mirail
Florence Corpet

Mes excuses sincères aux intéressés.
Je mentionne le problème dans la note initiale.

[ "Global mais vide" ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:39

"Global mais vide" : bon résumé de cet article moisi cité par Pointblog où l’auteur se regarde écrire avec un style cliché et des références à chier ("peu importe l’ivresse…", "la cruauté des paradoxes d’une communication mondiale inscrite en creux", "une communication blonde" (sic)…).

Il est de bon ton aujourd’hui de hurler contre le bruit des blogs, c’est la nouvelle manie des éditorialistes (voir le bizarre rebond de Philippe Jeanne dans Libé).

Ils oublient que depuis des décennies, c’est eux qui avaient le monopole du bruit.

[ le blog, le wiki, , c'est facile...]

Classé dans : — joel ronez @ 9:08

Puisqu’on vous le dit, que c’est facile !

Lundi dernier, à Strasbourg, j’ai parlé du Wiki dans un stage. 10 minutes après, Patrick, allemand travaillant pour le Comité de Prévention de la Torture avait corrigé la page consacré au thème dans Wikipédia, et rajouté son site dans les liens externes.

Hier, j’ai parlé du blog dans mon stage. Ce matin, Xsiao est revenu avec un blog fait dans la nuit ("un homme du milieu", consacré à la Chine).

Il a d’ailleurs trés bien tiré parti de Joueb, la plate-forme hébergée gratuite la plus souple et la mieux conçue de la blogosphère (mais il faut être un peu techno-freak, et travailler impérativement les CSS, car ceux fournis par défaut sont à chier). Nota: pour les pros, je continue à recommander Typepad sans nuances comme plate-forme payante.
Je l’utilise moi-même pour mon moblog, celui du SPF et des blogs de travail (ici, ou …).

22/9/2005

[ formation au CFPJ ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:56

3 jours de formation à Paris, rue du Louvre, avec un sympathique groupe de stagiaires. On a même, vous vous en doutez, ouvert un blog. On travaille a faire des pyramides inversées

20/9/2005

[ contradictions... ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:36

Entendu un jour lors d’une session de formation :

"Vous nous dites depuis 2 jours qu’il faut faire court et concis, mais sur votre blog, vous ne publiez que des articles à rallonge !"

Damned ! Je suis demasqué !

[ Ecrire à Strasbourg (suite...) ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:29

Toujours à bloc sur la pyramide inversée et les 5W, pendant cette session de formation avec l’équipe du Conseil de l’Europe (d’où je blogue pendant qu’ils travaillent..). J’ai aussi ouvert un blog de formation, sur le modèle de celui de Bruxelles. On y regroupe exercices, corrigés, ressources et commentaires. Avantage : on publie réllement ce qu’on écrit, et cela évite les photocopies ou impression.

J’essaie de varier régulièrement les exercices, en en trouvant de nouveaux pris dans les sites des clients. Mais il y en a 2 que je ne me résoud pas à lâcher; c’est celui sur Rouen (piqué dans le bouquin de Sebastien, mais dont j’ai réécrit un corrigé) et un autre sur Nancy (piqué dans leur journal d’agglomération). Il sont au départ trés mal écrits (plan chronologique) et on travaille à les remettre en format pyramide inversée, avec les 5 W (Who?When?Where?Why?What?+How?) dans les premières phrases.

Je donne systématiquement le conseil suivant : prendre le Who? de de votre article, et en faire le sujet (grammatical) de votre première phrase, en commençant par lui, sans apposition ni complément quelconque.

On travaille d’abord à rédiger en 600 signes, puis 1 200 signes (une bonne longueur pour un article web). Puis on organise en paragraphe, on enrichit (gras, italiques, listes à puces…). Puis on fait un chapô (10% de a longueur de l’article). Puis un titre. Puis un sous-titre pour la page précédent celle de l’article.

Tout cela nous prend en général une journée. C’est long de briser les habitudes établies, comme les longues introductions, les mises en contexte inutiles, les détails surnuméraires, le ton promotionnel, etc… Mais c’est toujours passionnant de lutter à bras le corps pour imposer la simplicité, la concision, et le concret. Il faut être trés démonstratif, car passé ces 2 journées, si l’on n’a pas convaincu, le naturel revient à grand galop…

"de tout temps dans le monde contemporain, à l’heure de la globalisation et des nouvelles technologies, l’homme a été au centre des défis face aux enjeux et des perspectives"

19/9/2005

[ à Strasbourg ]

Classé dans : — joel ronez @ 7:39

Après Bruxelles et l’Union Européenne la semaine dernière, je suis à Strasbourg au Conseil de l’Europe pour travailler sur la maîtrise de l’écriture informative. Cela fait un an que je viens ici, et j’aime toujours autant la ville et les interventions dans cette respectable institution. Les organisations internationales, cela a un air de jamais vu ailleurs. C’est trés motivant, car la taille critique des sites webs sur lequels on travaille est démesurée. Cela demande de bien rentrer dans l’esprit du lieu, en saisir l’esprit et l’ambiance qui y règne, les procédés, les rythmes des projets, les contraintes… Un exercice d’empathie impossible mais trés enrichissant.

Jean-Marc, rencontré à Bruxelles jeudi dernier, parle de "l’esprit unesquien" qu’il a réussi à intégrer à force d’intervenir à l’Unesco. Mais cela lui a demandé une somme d’efforts que seule l’exigence d’un lieu pareil lui a imposé. J’ai passé une soirée vraiment super avec lui, ravi que j’étais de rencontrer en vrai LE responsable historique de la formalisation des règles d’écriture sur le web. Je lui ai encore passé une couche sur le blog, dont on devrait voir poindre l’URL dans quelques temps. Le temps qu’il le murisse, qu’il prenne du recul, comme toutes les productions dont il nous a habitué.

J’avoue envier parfois sa capacité à produire ainsi du contenu sans réel déchet. Je me console en me disant que mon caractère prolixe correspond en revanche assez bien à la production bloguesque. Une production dont le but n’est pas de durer, mais de faire du lien…

[ Blues from Louisiane...]

Classé dans : — joel ronez @ 7:04

Martine, médecin bénévole du Secours populaire en mission en Louisiance, a posté sur le blog du SPF auquel je participe (elle a aussi posté sur le moblog, mais on a des problèmes de batterie avec le smartphone…):

Extrait :

[...]Sur les conseils d’ une habitante, nous devons nous dépêcher de partir avant 18h en raison du couvre-feu ; les policiers ayant le droit de tirer à vue. Effectivement nous tombons sur un barrage de policiers qui, sans un bonjour et main sur leur arme, nous contrôlent .Ouf, ils nous laissent repartir. Nous avions l’impression d’être en état de siège, ce qui a déclenché en nous un sentiment de colère ne comprenant pas cette façon des autorités de réagir face à une population dans le plus grand dénuement et oubliée ! Ce sentiment ne nous quittera jamais durant notre voyage. En permanence de gros hélicoptères militaires survolent New Orleans (on pourrait soigner beaucoup de personnes avec ces heures de vol !) [...]
La plupart des gens souffrant de diabète, d’hypertension, d’obésité etc… et des conséquences des ruptures de soins depuis le cyclone (les médicaments ayant aussi été perdus). Je prends du temps avec ces gens pour leur expliquer comment retrouver l’équilibre de leur traitements, leur faire comprendre leur propre prise en charge de leur maladie, les règles d’hygiène, de diététique etc …Une patiente se met à pleurer nous disant que c’était la première fois qu’on les prenait en considération et qu’on leur expliquait comment se prendre en charge (son mari 57 ans a déjà 2 jambes amputées et je le voyais aujourd’hui pour une gangrène à la main gauche ! Elle-même est diabétique).
Ces gens m’expliquent que lorsqu’ils sont malades ils vont dans un hôpital de « charité » où ils doivent subir de longues files d’attente pour voir brièvement un médecin leur remettre une ordonnance. Tout au long de ce voyage je pourrai constater le manque d’éducation médicale, sanitaire et préventive (les consultations chez un médecin au cabinet sont à 175 dollars en moyenne).

C’est aux Etats-Unis, première puissance, gnagnagna…
Réfrenons cependant toute réaction d’orgueil : dans ce charmant pays qu’est la France "où tout cela n’arriverait pas gnagnagna…", un jour, une canicule a tué presque 15 fois plus que ce cyclone…

16/9/2005

[ From Louisiane ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:38

On a équipé Martine, médecin bénévole du Secours populaire, d’un Nokia 7610 pour sa mission en Lousiane.
Elle a réussi hier a poster quelques photos depuis Pass Chrisitan, sur le moblog du SPF. Et leur équipe a été bloguée à son tour !

15/9/2005

[ Blog de formation à Bruxelles (une fois!) ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:46

Que mes lecteurs belges m’excusent la blague de potache du titre.
Je viens de démarrer une formation avec une symathique équipe qui contribue régulièrement à divers sites de l’Union Europénne. Nous avons un blog pour cette formation.

14/9/2005

[ Blog de pierre ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:16

Yannick est un de mes plus vieux potes. Il est agent immobilier à Carcassonne.
A force de m’écouter radoter cet été sur les blogs en parcourant des centaines d’hectares de terrain inconstructibles, il a fini par créer le sien (et au passage fait main-basse sur le trés joli sous-domaine immobilier.typepad.com).

C’est assez éloigné de ce type de communication immobilière. Ou de celle-la.

Extrait :

"Sur ce blog vous ne trouverez pas de photos de moi en maillot à Gruissan en train de balader mon caniche sur la digue. Cela pour deux bonnes raisons :

- premierement , je n’ai pas de caniche

- deuxièmement : ce blog est destiné à faire du COMMERCE!

Pour les particuliers qui cherchent à acheter ou à vendre un bien immobilier, ce blog se veut un outil de gain de temps et d’argent.

Pour les professionnels, mes très très chers confrères, ce blog se veut un outil de gain d’argent et de temps." [lire tout le billet]

Et je suis pour ma part cité comme ingénieur en audit consultatif des gens".
(Au passage, dans son album photo, se cache une célébrité universitaire du blog qui parle de trucs à base de science de l’information sur la toile (qui est tout de suite moins docte avec une bouteille de rosé) . A vous de le débusquer, donc.)

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