L’été sur France Inter, c’est aussi chiant qu’un programme pédagogique du secondaire.
Toutes les émissions se ressemblent, les voix dégoulinent de bons sentiments, et les thèmes sont trés affutés : le reproduction sexuée des mamifères (sic), le camping, les passions (peinture sur ardoise, collections de timbres, …), l’anatomie (le cerveau est il féminin ou masculin), les festivals pointus (la mousson d’été, …).
Bref, on s’emmerde.
Alors que le monde s’embrase ou se desséche, rien sur l’économie, la société, la vie ou la mort des civilisations, l’actualité bouillante et l’innovation dans tous les sens du terme. A la place, des vieux professeurs d’universités viennent hanter la maison de la radio pour se défouler sur nos oreilles en l’absence de leurs étudiants partis se coller des bières sur la côte espagnole.
Les flashs sont présentés par des étudiants frais émoulus de l’école de journalisme, qui trébuchent sur tous leurs lancements, et s’emploient méthodiquement à imiter leurs aînés dans la péroraison ignare ("les soldats du feu dans la cité phocéenne" etc…).
Mais le pire reste à venir, comme en témoigne cette dépêche :
FRANCE INTER . INTERMEDIAS
Marc-Olivier FOGIEL, parti sur RTL, "Vous écoutez la télé" ne survivra pas…. mais pour autant la station généraliste de RADIO FRANCE entend bien creuser le sillon des médias en installant en lieu et place une émission différente mais autour de la même thématique présenté par Yvan LEVAI. A partir de samedi 10 septembre, 11:00.(NEWSMEDIAS)
Bravo ! Voila du sans neuf ! Yvan Levaï le samedi, c’est vraiment un truc inouï, du jamais vu ! Avec ça, Médiamétrie n’a qu’à bien se tenir !
Mais quel est ce monde moisi dans lequel on ose encore tenter sans rire des trucs comme ça ? Pourquoi tolérer encore le rappel ou le maintien de vieilles gloires rondes et molles ? On pourrais aussi déterrer Jean Nohain qui prendrais le créneau laissé vacant par Jo Dona, tout fraîchement décédé aprés 3 décennies de service…
Quand j’avais 7 ans, j’entendais deja dans le poste Bernard Lenoir, José Arthur, Louis Bozon et les autres. J’ai 33 ans. Je pense que quand j’aurais 60 ans, nous aurons toujours le jeu des 1 000 euros présenté par exemple par Sylvain Augier avant le journal de Stephane Paoli, puis les grand entretiens du siècle avec Christine Ockrent avant que la canicule ne l’emporte. L’après-midi serait consacrée à la culture (cad le théatre à Paris), avant le téléphone sonne présenté par Jean-Pierre Elkabach tout liquide, et la chanson française avec Jean-Louis Foulquier et Didier Varrod, de nouveau amis, qui recevraient Guesh Patti. Enfin, le soir, le grand jeu avec une émission sur la musique de vieux présenté par Bernard Lenoir pour les 80 ans de Morissey, puis Laurent Lavige viendrait nous bourrer le mou pendant 3 semaines avec l’intégrale de Calogero.
Il y a des pays où des révolutions ont été fomentées pour moins que ça.