16/1/2008

[ Modération ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:00

Suite à quelques difficultés passagères le mois dernier, j’ai renforcé les outils anti-spams. Cela marche même un peu trop, puisque quasiment tous les commentaires sont modérés a priori. Dès que j’ai 5mn, je règle la molette. En attendant, vous vexez pas, hein ?

15/11/2007

[ France 5 occupe le web social ]

Classé dans : — joel ronez @ 7:41

Chez France 5, ils tentent plein de trucs à faire avec les gens sur Internet, et c’est bien.

Il y avait deja le groupe officiel France 5 dans Facebook, par Stephane Bondoux, directeur de la communication (et camarade de promo de l’IEP Bordeaux). Le groupe compte deja 333 membres (en comparaison Les Echos en ont 174, 20 minutes, 90, le Figaro, 190, Libération, 95 - et Cup Of Tea, 63).

Il y aura bientôt un wiki sur les documentaires, par Pierre Mathieu, de l’équipe FTVI. En attendant de savoir précisément ce qu’il y aura dedans, il a ouvert le blog du wiki pour nous tenir au courant.

f5shemaretouche.jpg

31/8/2007

[ Live blogging / end ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:39

Je suis un social geek.

23/8/2007

[ Le blog de Marie ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:30

Avec tout ça, j’ai oublié de vous dire que Marie, ma talentueuse et optimiste collaboratrice depuis 4 mois, a maintenant un vrai blog à la place de son Vox en bois.

N’en profitez pas pour lui faire des propositions d’embauche honteuses, je la garde (d’autant qu’elle a été à bonne école).

16/7/2007

[ L'écrit web, le blog du livre ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:04

lecritweb1.jpgA la fin du livre, je propose aux lecteurs de se retrouver sur un blog pour toute questions, remarques ou discussions. Après avoir hésité à l’installer sous mon domaine actuel pour en renforcer le backlink, j’ai opté finalement pour un petit biniou rapide sous Typepad (30mn de taf, et des jolies couleurs), outil mutualisé que j’aime bien et qui travaille dur l’ergonomie en ce moment :)

L’adresse : www.lecritweb.com (et la réponse au teasing #3).

11/4/2007

[ Parisist / End ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:19

“Merci d’être venu, d’avoir lu, râlé, complimenté, corrigé, encouragé, insulté, participé, commenté, recommandé, photographié avec nous. Je te fais des bises, et je te dis à bientôt, quelque part dans la blogosphère ou dans Paris. Snirf.”

Fermetist“, la dernière note de David, sur Parisist. La déclinaison parisienne de Gothamist lancée par Dom et Chryde en 2005, et à laquelle j’avais collaboré, ne passera pas l’été.

Il n’y a pas de réelles leçons à en tirer sur l’avenir des publications bénévoles collectives.

Peut-être que l’on peut se contenter de rappeler quelques faits:

- Parisist fonctionnait sur la base d’une implication sincère et désintéressée de ses rédacteurs, et on y a vu de très belles choses.

- le thème était tout de même porteur (Paris est un capitale mondiale), mais apparemment 3 équipes successives n’ont pas réussi à créer une dynamique suffisemment féconde.

- le site accueillait environ 1 000 visiteurs quotidiens, ce qui est peu au regard de l’implication des différents rédacteurs. Mais y’a t’il un potentiel pour un blog collectif généraliste et alimenté bénévolement au-dela de cet étiage ?

- le réseau Gothamist est comptabilisé dans les blogs les plus visités dans le monde (Cosmos Technorati de 141). Le site gothamist a comptabilisé environ 600 billets en fevrier dernier (contre moins d’une centaine pour Paris), presque 2 millions de pages vues (pour quelques dizaines de milliers pour Paris).

Mais cette prestigieuse parenté n’a pas vraiment servi les intérêts de la “filiale” française.

Nul n’est tenu à la pérennité, et c’est ce qui me plaisait dans Parisit. Longue vie aux futurs blogs parisiens, à eux d’inventer l’espace de vie possible entre la publication professionnelle et la nanopublication amateur.

22/2/2007

[ La tête dans l'agrégateur ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:48

Un petit digest des choses que j’ai lues ces derniers jours dans mes 152 fils principaux.

> WorldCat Identities, par Figoblog :

En deux mots, c’est un espèce de mash-up de données sur des auteurs : les livres qu’ils ont écrits, quand il les ont écrits, dans quelle langue, ce qu’on a écrit sur eux…

> Writemaps, un outil en ligne pour créer des plans de site (lu chez Cavazza)

> Rien à ajouter à la chronique de Pascal Fouché dans Libé, reprise partiellement sur La Feuille.

La réponse à leurs problèmes, à laquelle réfléchissent les libraires encouragés par les éditeurs, qui consiste à créer un site de libraires indépendants, est-elle à la hauteur des enjeux ? Les expériences de ce genre aux Etats-Unis et en Allemagne ne sont guère concluantes. Les seuls libraires qui ont déjà profité d’Internet sont ceux qui ont un service de vente aux collectivités et une logistique qui leur permet de faire face à une demande de vente par correspondance.

J’avais donné mon avis à différentes personnes parties prenantes de ce projet de portail de libraires indépendants : il ne peut exister qu’entre des librairies qui possèdent et exploitent déjà des sites Internet. On ne batit pas un projet sur des faiblesses (des librairies qui n’ont pas investi sur le Net), mais sur des atouts (une culture, une logistique, un réseau, des moyens, une audience, une base de données à peu près qualifiée, etc.). D’après mes derniers échos, on s’achemine vers une solution “politique”, qui ne fâche personne et surtout pas les petits libraires, et qui anticipe des chiffres d’affaires risiblement sur-évalués.

> Y’en a maaaaaaaare des captchas, chez Loutrifications et tractopelles :

“Ca fait chier, de ne pas pouvoir cliquer sur ‘poster son commentaire’ et se barrer. Faut vérifier que les hébergeurs n’ont pas la flemme de mettre des filtres, que les blogeurs ont le courage de faire le ménage quand c’est nécessaire. Et je ne vous parle pas (en fait si) des aveugles, qui de par ce fait ne peuvent tout simplement plus poster de commentaires. Je ne sais pas combien de personne ca concerne, mais en fait je m’en fous. Je considère que compliquer la vie de gens pour qui elle est déjà un tantinet plus compliquée que la notre au quotidien, ca relève de la cruauté mentale.

> Le net devrait représenter 60 % du “operating earning” chez Schibsted en 2008, à lire chez Jeff.

Que fait Schibsted que ne font pas les autres éditeurs de l’UE et d’Amérique du nord ?

1- Dès 1995, le groupe a “lourdement investi dans les nouveaux médias”. Aujourd’hui, Schibsted, est le plus gros player sur le net en Norvège et en Suède.[...]

2- Il s’est lancé dans la presse quotidienne gratuite — 20 minutes — et a attaqué des nouveaux marchés en Europe.

3- Il a changé très vite et s’est attaché les services de cadres supérieurs venant d’autres univers que la presse, comme par exemple des cadres sup de McKinsey.

4- Il n’a pas eu peur de la cannibalisation de leurs éditions papiers.

5- Il a racheté des business de petites annonces et les a transformés en business internet.

>  MD, de Mon Avis Sur Tout ne veut pas devenir blogueuse pro, et elle a raison :

“Moi aussi, je pourrais monter un business-blog avec des recettes banales ou des conseils beautés à 2 balles. Il suffit de trouver des lectrices assez cruches pour trouver cela formidable.

Mais non, je te respecte trop mon lecteur (et puis surtout je n’ai pas envie que tu m’écrives des commentaires du style « Merci MD, tu es toujours de très bon conseil » ou encore « Génial, mon mari va adorer »).

Nan, pas possible.” 

> Padawan n’aime pas le sarkospam :

“[...]le responsable derrière supportersdesarkozy.com n’est autre qu’Arnaud Dassier, le soi-disant « enchanteur » des nouveau medias. Le même qui a trempé dans le premier sarkospam. Le même que j’avais traité de cowboy lors de Politique 2.0 pour l’affaire des mots-clés AdWords douteux qui pour n’importe quelle entreprise serait assimilé à de la contrefaçon et du parasitisme (vous pouvez le voir là, quand j’ai des accès de vision comme ça, je me dis que je ne me mérite pas :p).”

> Enfin, n’oubliez pas Yahoo!Pipes (vu entre autres chez Martin)

21/2/2007

[ Vive l'OPML ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:28

Je trouve qu’on devrait davantage partager ses fichiers OPML.

D’ailleurs voici le mien, version brute grand public presque pas retouchée :

- télécharger mon fichier OPML [32 Ko]

- Télécharger l’image des 152 flux dans Feeddemon [JPEG - 186 X 2790 pixels]

Rappel : un fichier OPML (Outline Processor Markup Language) est un fichier texte structuré contenant les libellés, URL de la home page et du flux RSS des sites favoris.

L’intérêt pour un tiers est qu’on peut ainsi récupérer des sources patiemment collectées et tenues à jour par une personne.

Voici quelques exemples d’utilisation :

- import dans un agrégateur desktop ou on line

- import dans une page d’accueil personnalisée comme Netvibes.

- import dans ses favoris navigateur

- import dans un compte de social bookmarking. Cette fonctionnalité n’est pas réellement proposée par les sites en question. Une raison en est avancée dans cette phrase-maxime entendue un jour de la bouche de François “Znarf”, de Blogmarks : “le vieux bookmark n’a pas vocation a se recycler en social bookmark“. En effet, le social bookmarking a besoin que l’utilisateur renseigne autre chose qu’une URL, à savoir des tags et une description.

- mise en ligne de ses sources favorites sur une page web

- publication dans une blogroll. Certaines plate-formes comme Typepad le permettent en natif, pour d’autres, on peut passer par un mash-up.

Quelques exemples d’applications professionelles :

- pour les services de veille d’entreprise : on peut ainsi proposer des fichiers OPML propres et classés par usage ou par thème, à destination de sa communauté.- pareil pour les médias (”suivez les présidentielles avec la selection des meilleurs blogs politiques”)

- pour les blogs d’expert : donner un peu plus de relief et de valeur d’usage à la blogroll.

Quelques sites 2.0 pour faire des mélanges :

- OPML Manager : avec un compte gratuit, on peut importer/exporter/publier un fichier OPML. On se créé un espace en ligne avec tous ses favoris RSS, et bien sur on peu récupérer le tout en RSS (pour republication en chaine sur d’autres blogs ou sites). J’ai par exemple fait un essai avec un très complet fichier OPML (dont je n’ai plus l’auteur) ici.

- Bitty.com : pour créer une iframe avec ses favoris pour republier ou insérer sur une page perso (google, Netvibes). On peut ensuite cliquer sur les titres et visualiser le contenu au sein de l’iframe.
- Share Your OPML : comme son nom l’indique. Une sorte de “social OPMLing“. On y uploade un fichier OPML, on peut le partager, et même voir qui d’autre est abonné au même flux, et voir leurs favoris RSS. J’ai ainsi pu voir qu’Emmanuel et Jean-Philippe me syndiquaient… :). On peut aussi y voir les 100 flux les plus syndiqués.

- OPMLgénérator, pour copier/coller des adresses de RSS (par exemple en mode “veille”) et en fabriquer un fichier XML pour resyndication (vu chez Affordance).

D’autres sites :

- OPML Icon Projet, pour imposer le symbole ci-dessous comme un standard.

opml-icon.jpg

19/1/2007

[ Blogs, wikis, RSS, le social software pour la veille et les services info doc ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:16

Je serais les 8 et 9 février à Bordeaux pour animer ce stage à l’URFIST (voir le blog des Urfist).

Outre mon activité de conseil aux médias, j’interviens régulièrement sur le thème de la veille et des blogs. Je trouve passionnante la thématique liée à la collecte et la diffusion de l’information. Le fait d’être impliqué sur ces deux fronts (presse/veille professionnelle) me permet ainsi bénéficier d’une bonne implication dans les usages, les outils, les logiques humaines et les stratégies liées à l’information, dans deux contextes différents mais qui se touchent. La difficulté est parfois de maintenir une veille sur des domaines et des sources pas toujours connexes…

J’interviens aussi régulièrement pour Comundi/Reed Business sur ces thémes. J’ai passé en décembre 2 jours très enrichissant à Angers avec toute l’équipe de documentation de l’ADEME. Fait rarissime, tout le service au grand complet était en formation, avec son directeur Laurent Morice.

Il faut croire que la formation a produit ses effets, car ils viennent de mettre en place un portail interne de blog de veille, avec Typepad (qui reste toujours selon moi le meilleur outil pour ce type d’usage). De l’aveu même de Laurent, ils ont été remués par ce que j’ai pu leur dire sur la nécessité de diffuser de l’info pour que celle-ci vous revienne (effet hameçon, dont j’ai parlé et ).

ademe.jpg

Les “blogs veille” de l’ADEME fonctionnent de la manière suivante :

- chaque blog est circonscrit à un thème (la veille, le web, la politique énergétique, etc..). Ils sont alimentés par un ou plusieurs contributeurs.

- ils sont principalement constitué de notes lues ailleurs et copiées/collées pour partie, avec lien vers la source.

- les catégories sont mises à contribution pour constituer un début de folksonomie, avec la reprise en “catégory cloud”, les catégories jouant ici le rôle de tag (mais ce système peut évoluer par la suite vers un taguage par les auteurs)

- les blogs ne sont pas conçus comme un contenu ouvert au public. Mais ils le sont quand même.


Cette ouverture est une donnée très positive pour le bon fonctionnement du système :

- elle permet pour commencer à tous les collaborateurs de l’ADEME, permanents ou non, et quel que soit son réseau ou son site de rattachement, d’avoir accès au système, y compris le soir chez lui

- elle donne une chance au support d’évoluer

- elle motive les rédacteurs, maintenus en éveil par une éventuelle audience, fut-elle pointue ou technique

- elle met en oeuvre un gain essentiel de l’Internet contemporain: à savoir le partage de contenu généré par des professionnels qui n’a pas une valeur confidentielle, mais dont l’accès ouvert ne représente pas un préjudice.

Je m’explique : à l’ADEME, on n’emploie pas que des professionnels de l’énergie, on emploie aussi des professionnels de l’information :

- D’un point de vue interne : ces derniers peuvent parfois se retrouver isolés dans l’exercice de leur profession, et le principe du blog leur permet de tisser des relations dans d’auutres sphère, et de recueillir des informations dans leur intérêt.

- D’un point de vue externe, il serait dommage que tout cette bonne veille soit perdue pour la collectivité. D’autant que pour la majorité, elle a été produite avec des fonds publics, dans un secteur non concurrentiel (je rejoins d’ailleurs la lutte armée d’Olivier, qui relaie une pétition sur le sujet),

L’intérêt est aussi dans l’exigence qualitative ciblée qui est mise en oeuvre sur ce type de support. En clair : il s’agit non pas de simples blogs, mais de produits documentaires professionnels, pour un public connu et qualifié, et utilisant le blog. On bénéficie sans être salarié de ladite structure, d’une partie de son savoir-faire, de ses sources et de sa capacité à mettre en forme un contenu pour une audience.

Je prédis donc au service doc de l’ADEME de belles satisfactions devant eux avec la prise en main de ces outils. Pour ma part, je m’abonne à leur flux Web 2.0. Bonne continuation.

[ Cours d'amphi (suite...) ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:08

“Quelles sont les raisons de penser que la presse a un avenir sur Internet ? Vous pourrez notamment traiter des menaces et des opportunités sur le secteur de la presse, ainsi que des facteurs de succès pour une bonne offre éditoriale en ligne.”

Cela vous inspire ? Vous avez deux heures, et ne copiez pas sur le voisin.
C’est le sujet que j’ai donné à mes étudiants en L3 ACL à Nice, suite au cours sur la presse en ligne que j’ai donné fin octobre.

barbara_cours_amphi.jpg

La photo est de Barbara, un des étudiantes dans la salle, qui a même créé un album avec d’autres photos du même cours. Mais il y a aussi d’autres traces numériques : une autre étudiante a mis en ligne sur un blog ses notes complètes des 9 heures du cours.

Amusant de voir restitué un cours transmis oralement. Il va falloir que je me surveille, car si maintenant on met par écrit toutes les balivernes que je dis sans préavis, ça peut me coûter très cher :) (cf Erreur Fatale #9 de jakob Nielsen : “don’t forget you blog for your future customers”)

Après le marathon des cours d’amphi de l’automne, me voici à celui des corrections de copie. J’ai reçu hier celles de mes étudiants de Nantes (M1 Info Com) à qui j’avais donné un sujet (presque trop) facile pour qui était assidu lors des six travaux dirigés que nous avons fait ensemble (une très bonne expérience) :

“Vous êtes le webmaster éditorial d’un site web d’une association. A ce titre, vous êtes chargé de la rédaction d’un guide d’écriture à l’attention d’une dizaine de rédacteurs, peu coutumiers d’Internet. Ceux ci alimentent le site en brèves, en articles, en dossiers thématiques, etc.

Rédigez un guide d’écriture succinct (une dizaine de règles, de 10 lignes chacun environ) leur permettant d’être opérationnels.

NB : Vous pourrez choisir de faire cet exercice en remplaçant le site web par un blog, alimenté par des notes.”

Allez, hop. Vous avez 2 heures.

4/12/2006

[ Apéro Blog à Nantes le 11 décembre ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:57

Je suis à Nantes lundi et mardi prochain, en mission éditoriale pour une collectivité territoriale qui vient de lancer son nouveau site. Je concluerai ainsi avec l’année mes fréquents déplacements nantais, que ce soit pour mes clients ou mes étudiants.
J’en profite pour inviter tous ceux qui sont dans les parages à un apéro-blog lundi 11 décembre dés 19h. Le lieu est à fixer, suggestions bienvenue dans les commentaires, et les inscriptions se font en commentaires également.

[MISE A JOUR : c'est au Vestiaire, 2, place de la petite hollande, prés de la place du commerce] 

La formule est simple :

- un bar pour se donner RV
- on s’inscrit ici bas, en indiquant l’URL de son blog (mais les non blogueurs peuvent venir)
- on vient, on boit un coup, et on part quand on veut

Bon, qui vient ?

[ Forum Intranet : où est l'intranet social ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:59

forum-benchmark1.jpgJe suis intervenu mardi dernier lors du forum Benchmark “Intranet, la nouvelle dynamique” dans la table ronde sur les blogs et wikis. Une journée riche, suivie le lendemain par un séminaire que j’animais sur ce même thème.

Je n’ai pu m’empêcher de faire un peu le malin professionnel en prenant le contrepied du discours ambiant. Depuis le début de la matinée, je n’entendais parler que de “déploiement”,de “rationnalisation des usages”, de “eRooms”, de “communautés de pratiques”, de “contrôle des contenus”, de “vérification”, et plein d’autres termes liés à la projetologie informatique.

J’ai tenté d’expliquer que la façon dont je concevais mon activité était dans une logique totalement inverse (et complémentaire, ça c’est pour être constructif) avec tout ce que j’entendais. Les blogs ne sont pas des formats qui partent du haut pour être déployés, mais des outils dont les gens doivent pouvoir se saisir illico, en fonction des besoins, et ce sans avoir à passer par les fourches caudines d’une direction ou d’un service.

J’ai expliqué également qu’il ne nous fallait pas se tromper de combat, en cherchant des solutions pour lutter contre “l’infobésité”. Nous sommes dans une civilisation de la profusion d’information, où les correspondances deviennent pour partie publiques, et où le numérique garde trace également de l’inutile. Nous sommes les deux pieds dans la surabondance informationnelle. Et pour s’en sortir, il ne faut pas chercher à appliquer les méthodes, les outils, les consignes, les workflows et les reflexes hérités de l’époque du papier.

Il faut au contraire en prendre le parti, et parier sur d’autres modes d’organisation et de mise en valeur du savoir. “The killer application is the people“, disait Yossi Vardi dans la première conférence de Loïc (les blogs @u Senat, 2004). Donnons des outils aux gens pour organiser aux même leurs informations, leurs veilles, leurs production de données, et cherchons à rendre efficaces et lisibles les procédés alternatifs de classification de l’information. Généralisons les pratiques popularisées avec le social bookmarking (pseudo et tags servant de pivot de navigation), et utilisons le XML pour bâtir des stratégies de publication et de recherche automatique par différents indicateurs (auteurs, dates, mot-clefs, catégories, fréquence, taille, type de documents, etc.).

En un mot, donnons enfin naissance à l’intranet social. Celui qui se base sur des échanges et pas sur des consignes.

Pour discuter de tout cela, nous avons eu un déjeuner trés animé, devant une moitié de table médusée devant tant de braillards. Vincent Berthelot occupait avec brio et rhétorique le rôle du grincheux 2.0 (”pas d’accord pour des fermes industrielles de blogs, moi je veux du bio“), Patrick Barrabé alimentait volubilement le débat, Padawan n’en pensait pas moins, Gilbert Reveillon comptait les coups, et Xavier Aucompte n’était même pas là, mais il s’est vengé plus tard dans un billet.

26/10/2006

[ Paris Cap, le blog ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:55

Paris Cap a maintenant son blog. En cadeau, la bande autopromo.

(voir aussi )

29/9/2006

[ Wikio, votes et meli-melo (suite...) ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:35

Dans un récent billet, j’avais expliqué avec force capture d’écran à l’appui qu’il y a avait un problème avec les votes Wikio. En gros, le vote était attribué à tout un groupe d’articles, et pas à l’article en question.

J’avais oublié de signaler le billet d’Emmanuel qui avait levé le lièvre dès le 14 septembre. Du coup, j’ai relu le commentaire suivant de Laurent Binard (Wikio) chez Didier Durand:

Bonjour à tous, Wikio ne génère aucun vote fictif, sinon, vous n’auriez pas autant de news non votées. Ce qui se passe est que vous votez pour une news ou pour un groupe de news. Dans ce cas, chaque news du groupe héritait du vote. Les sujets chauds qui durent plusieurs semaines emmagasinent alors les votes… et créent des disparités entre les différents sujets. Par contre, Wikio dissocie bien les groupes comme vous pouvez le constater en vérifiant les news qui composent chaque groupe. Pour les votes, j’utilise le passé car je me rends compte, à la lecture de vos posts, que la solution n’est pas optimale. Nous allons donc changer l’algorithme et seules les trois premières news du groupe hériteront du vote, ce qui permettra d’éviter l’escalade étant donné le nombre important de news qui transitent sur le site.

Ce n’est pas l’affaire du siècle, c’est juste un peu de cuisine interne. Mais je me demande pourquoi personne à part les 3 personnes dont moi personne n’a relayé l’information, alors que d’ordinaire on s’échauffe pour moins que ça.

Mon opinion est que soit la buzz machine fonctionne diablement bien, et du reste le système des votes n’est pas l’intérêt majeur du produit. Soit au contraire, tout le monde s’en cogne. Tout comme Netvibes (qui sera à mon avis le prochain looser de la redistribution des cartes de l’Internet, on en reparle), les gens s’ouvrent un compte, tripotent un peu au début, et puis lâchent l’affaire dès que possible.

J’en ai profité du coup pour visionner le podcast de Chapaz et Binard chez Le Meur. Je sais pas si c’est moi, mais je me suis ennuyé ferme. Je crains que cela ne soit aussi mauvais signe : il faudrait quand même se rappeler que des Wikio, digg, del.icio.us, technorati et consors restent somme toutes des produits de geek. Des belles machines, mais limitées organiquement, par leur ergonomie et leur usage, pour s’imposer comme un standard. Et pour un geek, le discours est tout de même trés léger. Deux messieurs en friday wear explique que c’est génial, tu pourra “te composer toi-même des infos que tu veux voir toi-même“…

Au final, nous sommes quand même plus près d’un business model par le réputationnel (j’occupe le terrain, puis je revend vite) que par la recherche active d’un marché sur la base d’une réelle innovation.

Je veux pas faire encore le rabat-joie, mais je trouve quand même que tout ça mérite un peu de tempérance.

[UPDATE 5 mn après] 

Sur le blog de Didier : Laurent Binard explique en fait que le système de vote va être revu.
On reviendra donc tester dans un mois… :)

25/9/2006

[Intranet, la nouvelle dynamique (conférence) ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:11

J’interviendrai le 28 novembre au forum Benchmark “Intranet, la nouvelle dynamique, dans la table ronde “blogs, wikis, webconférence, les nouveaux outils pour mieux collaborer“, animée par Dominique Filippone (Journal du Net), en compagnie de Jean-François Pétrignani (Air Liquide), et Michel Ezran (Renault).

Et le lendemain, si vous vous inscrivez, vous aurez la chance de passer une journée entière en ma compagnie pour parler de blogs et wikis et de partage d’information.

benchmark.jpg

22/9/2006

[ Le trackback est (vraiment) mort ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:50

C’est la grande tendance du moment : la disparition du retrolien, en qui j’avais au début naïvement fondé beaucoup d’espoirs.

Je ne le présente même plus aux étudiants et stagiaires, car le temps passé à en décortiquer l’intérêt est à mon grand regret un investissement dans l’obsolète.

Je trouvais le principe du retrolien palpitant, et je me rappelle avoir éprouvé le même frisson, quand je l’avais enfin compris, que lorsque j’avais assisté pour la première fois à un clic sur un lien hypertexte (Toulouse, CICT, 1995).

Las ! Ce truc bizarre aura été le mal aimé de la révolution bloguienne. Accusé de favoriser le squat de visibilité, puis d’influencer l’auteur dans sa rédaction, il a ensuite pris gros sur le carafon avec les attaques monumentales de spammeurs qui ont lui fermé les vannes, souvent à jamais.

J’avais réussi ici, grâce à la complicité magique de mes amis techniciens, à vaincre le fléau, grâce à SpamKarma sur Wordpress. Et ce présent blog accepte encore avec plaisir les retroliens entrants. Par contre, impossible d’en faire sortir un propre qui tienne debout.

Au début, j’ai cru que c’était un truc qui clochait chez moi, avant de m’apercevoir que quasimment aucune plate-forme potable n’en accepte. La seule plate-forme majeure qui a tenu contre vents et marées, c’était Typepad. Depuis 2 ans, jamais eu aucun problèmes en entrée, comme en sortie. Du billard.

Oui, mais depuis, il s’est passé ça.

Terminus, on plie les gaules. Dommage.

8/9/2006

[ Le Parisist nouveau ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:44

parisist-relance.jpgParmi mes défis déraisonnables de la rentrée, j’ai l’honneur de vous présenter le plus fameux : la relance de Parisist.

J’en suis maintenant le co-animateur en chef (sous le pseudo discret d’Owen), avec l’illustre Benito, et une chouette équipe. Nous avons même recruté des américains à Paris pour reprendre la partie anglophone, qui sera dorénavant regroupée avec le français sur la même page d’accueil. A real french / anglais tentative of blogging bilingue, what a cauchemar for redacteurs en chef and lecteurs, see if ça marche…!
Créé par Dom et Chryde, qui nous quittent car accaparés à plein temps par leurs grosses cylindrées, ce blog collectif sur Paris a déjà eu le temps de publier plus de 980 notes et d’user une bonne douzaine de contributeurs. Nous recherchons d’ailleurs activement de nouveaux contributeurs (on annonce d’ailleurs l’arrivée imminente de Nawal).

Un des aspects les plus motivants de cette nouvelle charge de travail est l’appartenance à un réseau international de blog, dirigé avec brio et dynamisme par une nébuleuse de gens (pas encore tous identifiés à ce jour, mais que je vois passer sur des listes de diffusion à la fois nombreuses et précises). On bénéficie donc de l’expérience et de l’expertise d’une équipe assez motivée, qui fournit pas mal de feedback (chiffres, bug report, idées, projets) et qui travaille beaucoup sur les innovations permettant la participation des lecteurs (voir à ce sujet les reprises automatiques de bookmarks del.icio.us ou FlickR, les pieds de notes permettant de social bookmarker ou de recommander, etc.)

Rendez-vous au milieu de l’automne pour un premier bilan. D’ici là, à vos flux RSS !

5/9/2006

[ La politique du pire ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:31

Comment se faire des amis en parlant d’un sujet non constructif, mais des fois je peux pas me retenir.

Ce week-end, des blogueurs émérites ont été invités à assister à une université d’été d’un grand parti politique de droite. Je n’ai rien à dire sur le fond, pour ainsi dire j’aurais plutôt tendance à m’en foutre. A part Loïc, que j’apprécie et qui est plutôt clair dans ses engagements, je ne lis jamais la plupart des autres invités.

Ce que je trouve navrant, c’est l’ébahissement crasse de certains d’entre eux. “J’ai hâte de voir comment ça se passe à gauche“, dit en substance un Thomas Clément tout en synthèse de publicitaire, comme si l’idée de faire un choix lui paraissait obscéne.

Tels des touristes visitant Rome en 2 demi-journées et se sentant pousser des ailes pour parler d’Antiquité dans les diners en ville, les plumes carnetières ont été invités tous frais payés à flâner dans les allées, et donner leurs impressions. Participant sans l’assumer à une opération de relations publiques, ils parlent avec ravissements des détails logistiques (“putain, c’est bien organisé, chapeau!”) ou rhétoriques (“des formules qui font mouches”) sans se rendre compte que leur absence de parti pris rémunéré les rend complices d’un non sens.

En lisant certains billets déprimants de naïveté, je me rend compte que l’apolitisation globale (c’est à dire souvent le triomphe des idées conformistes) n’est pas reservé aux jeunes sans repères, mais aussi à des cadres dirigeants disposant du pouvoir de communiquer.

Ce pathétique manque d’esprit critique, que certains convives ont la prétention de prendre pour de l’objectivité, est un symptôme purulent de notre misère politique. Nous avons le débat que nous méritons, celui des mots markétés, des formules qui font mouche, des stratégies virales, et des ambianceurs.

Nous assistons sans broncher au mélange des genres. Celui où être journaliste serait un tort cardinal de l’ancien monde, et où l’absence d’engagement est vu comme une vertu.

Je n’ai vraiment pas hâte d’être au mois de mai 2007.

26/8/2006

[ Dans le journal ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:43

Je suis en photo dans le journal Sud-Ouest, qui consacre une page aux blogs, et à notre réunion de blogueurs basques qui constituait un “off” prometteur aux rencontres Médias & Proximité.

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J’en ai profité pour remettre une louche sur le “journalisme citoyen”:

« Il est faux de confondre blogueur et journaliste », tempête Joël. « Le blogueur est un passionné pour qui l’important est de savoir faire partager ses infos. Son exigence est celle qu’il se fixe lui-même, il est son propre parapluie. Le journaliste détient un corpus déontologique et est soutenu par une raison sociale. C’est un professionnel qui possède les moyens d’aller à la source de l’info, même si l’on connaît les limites des médias. Le blog est périssable, mais très intéressant car il est informel et représente une bouffée d’air frais qui taquine une presse restée conservatrice. »

NB : j’ai aussi d’autres chemises (je dis ça parce-que c’est la même que )

4/8/2006

[ Vu sur les blogs, en passant... ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:19

Exercice communément appelé “vrac” par la plupart des blogueurs émérites, et totalement contraire à ma ligne éditoriale, mais c’est l’été.

> Stephane Guerry (EuroRSCG) a maintenant un blog, je m’y suis découvert dans sa blogroll (merci à lui). Il traite de communication interne, un peu de pipo de publicitaire (ça vous pose un blogueur, hein?), et aussi un peu de méthode Coué. A sa décharge, je le soupçonne via ce carnet de tenter de faire oeuvre de pédagogie auprès de sa profession sur les grands principes de l’Internet d’aujourd’hui. Longue vie, donc, à Mediapedia, je vais te lire avec intérêt.

> Je me lasse pas de cette histoire sur cette kermesse scolaire à qui la SACEM demande 75 euros (des enfants y ont chanté “Adieu monsieur le professeur” à trois instits partant en retraite, authentique). L’occasion de vous recommander encore une fois la lecture du respectable blog d’Eolas, un avocat blogostar qui nous parle du droit, des lois, et de toutes ces choses ésotériques avec l’enthousiasme d’un jeune premier et l’exigence d’un vieux professeur de mathématiques.

> A la direction de la Sncf, on sait ce qu’est un blog. La preuve, on lit même ceux des autres, surtout quand on parle de soi. Et on va même, audace inouïe, jusqu’à y poster des commentaires ! Cette histoire relatée par Reflect m’inspire deux commentaires :

- Souvent accusé de tous les maux, l’ancien monopole d’état est moins ringard qu’il n’y paraît (mais je suis pas objectif, j’ai toujours adoré les les trains).

- c’est fou ce qu’on peut faire avec un agrégateur et un flux RSS de veille paramétré sur “SNCF” (à votre avis, comment un directeur national est au courant d’un post anecdotique sur un blog?)

> Salima, architecte marocaine de mes amies, poursuit ses restaurations de Qsar et son blog. Etrangement, elle confiait recemment avoir a constaté le déblocage de nombreux goulets d’étranglement administratifs depuis qu’elle blogue… D’où l’on déduit que le fossé numérique c’est peut-être du pipeau, car même dans les zones désertiques, utiliser Internet se révèle un moyen de pression (ou de draguer, faites un tour pour voir dans un cyber-café du sud marocain :) ).

> Hier soir, j’avais prévu d’aller à Paris-Carnet. Sauf que c’était avant-hier. J’en déduis que je suis une buse finie, et que c’est pas demain la veille que je vais voir en vrai tous ces gens bizarres qui parlent de bibliotéquoconomie et de confiture de figue ou revoir Adrien à qui je souhaite de trouver la mission de ses rêves au Brésil.

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