Je serais les 8 et 9 février à Bordeaux pour animer ce stage à l’URFIST (voir le blog des Urfist).
Outre mon activité de conseil aux médias, j’interviens régulièrement sur le thème de la veille et des blogs. Je trouve passionnante la thématique liée à la collecte et la diffusion de l’information. Le fait d’être impliqué sur ces deux fronts (presse/veille professionnelle) me permet ainsi bénéficier d’une bonne implication dans les usages, les outils, les logiques humaines et les stratégies liées à l’information, dans deux contextes différents mais qui se touchent. La difficulté est parfois de maintenir une veille sur des domaines et des sources pas toujours connexes…
J’interviens aussi régulièrement pour Comundi/Reed Business sur ces thémes. J’ai passé en décembre 2 jours très enrichissant à Angers avec toute l’équipe de documentation de l’ADEME. Fait rarissime, tout le service au grand complet était en formation, avec son directeur Laurent Morice.
Il faut croire que la formation a produit ses effets, car ils viennent de mettre en place un portail interne de blog de veille, avec Typepad (qui reste toujours selon moi le meilleur outil pour ce type d’usage). De l’aveu même de Laurent, ils ont été remués par ce que j’ai pu leur dire sur la nécessité de diffuser de l’info pour que celle-ci vous revienne (effet hameçon, dont j’ai parlé là et là).
Les “blogs veille” de l’ADEME fonctionnent de la manière suivante :
- chaque blog est circonscrit à un thème (la veille, le web, la politique énergétique, etc..). Ils sont alimentés par un ou plusieurs contributeurs.
- ils sont principalement constitué de notes lues ailleurs et copiées/collées pour partie, avec lien vers la source.
- les catégories sont mises à contribution pour constituer un début de folksonomie, avec la reprise en “catégory cloud”, les catégories jouant ici le rôle de tag (mais ce système peut évoluer par la suite vers un taguage par les auteurs)
- les blogs ne sont pas conçus comme un contenu ouvert au public. Mais ils le sont quand même.
Cette ouverture est une donnée très positive pour le bon fonctionnement du système :
- elle permet pour commencer à tous les collaborateurs de l’ADEME, permanents ou non, et quel que soit son réseau ou son site de rattachement, d’avoir accès au système, y compris le soir chez lui
- elle donne une chance au support d’évoluer
- elle motive les rédacteurs, maintenus en éveil par une éventuelle audience, fut-elle pointue ou technique
- elle met en oeuvre un gain essentiel de l’Internet contemporain: à savoir le partage de contenu généré par des professionnels qui n’a pas une valeur confidentielle, mais dont l’accès ouvert ne représente pas un préjudice.
Je m’explique : à l’ADEME, on n’emploie pas que des professionnels de l’énergie, on emploie aussi des professionnels de l’information :
- D’un point de vue interne : ces derniers peuvent parfois se retrouver isolés dans l’exercice de leur profession, et le principe du blog leur permet de tisser des relations dans d’auutres sphère, et de recueillir des informations dans leur intérêt.
- D’un point de vue externe, il serait dommage que tout cette bonne veille soit perdue pour la collectivité. D’autant que pour la majorité, elle a été produite avec des fonds publics, dans un secteur non concurrentiel (je rejoins d’ailleurs la lutte armée d’Olivier, qui relaie une pétition sur le sujet),
L’intérêt est aussi dans l’exigence qualitative ciblée qui est mise en oeuvre sur ce type de support. En clair : il s’agit non pas de simples blogs, mais de produits documentaires professionnels, pour un public connu et qualifié, et utilisant le blog. On bénéficie sans être salarié de ladite structure, d’une partie de son savoir-faire, de ses sources et de sa capacité à mettre en forme un contenu pour une audience.
Je prédis donc au service doc de l’ADEME de belles satisfactions devant eux avec la prise en main de ces outils. Pour ma part, je m’abonne à leur flux Web 2.0. Bonne continuation.