8/2/2008

[ Viteuf' ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:10

Quelques liens vite fait, dans mon del.icio.us et ailleurs :

> Damien Van Achter cite mon billet sur l’hypertexte et les médias dans le dernier six35 de Nico Voisin (je les remercie tous les deux). Du coup, j’ai fini par aller visiter le site, et faire mon petit tour. Je salue la tentative, je crois aux formats natifs web. J’apprécie les vidéos indexées, les liens vers les ressources citées. Petits critiques : pas d’embbed, et permalien planqué, pourquoi? Et un format, une écriture encore un peu trop télé. Allez, Nico, fais nous un pur truc web, on sait que tu peux…

> Avec mes étudiants du mastère médias de l’ESCP-EAP, on travaille sur un blog collectif de prospective : les médias en 2028. En gros, on se pose toutes les questions sur le sujet, et on invite des gens à y refléchir avec nous. Allez y faire un tour, y’a aussi un groupe Facebook.  Ils ont deja attrapé quelques beaux poissons pour leurs interviews : Olivier Ertszcheid, Hubert Guillaud, Laurent Beccaria, Nicolas Voisin (encore lui…), Frédéric Shlesinger, Eric Mettout… A venir, encore beaucoup de monde : David Pujadas, Emmanuel Parody, Jerome Perani, François Bon, etc. Le point d’orgue de tout ça : une soirée de gala pour les 20 ans du master le 21 février. On doit pouvoir trouver des invitations (demander aux admin dans Facebook…)

> La France en carte Cassini dans Google Maps (via Ecrans). 

> Embruns en vacances, c’est nul. 

> George Orwell, 5 Rules For Effective Writing, sur Pickthebrain (voir le texte original ici, pas lu en entier).
En fait, elles sont 6, et ma préférée est la dernière.

  1. Never use a metaphor, simile, or other figure of speech which you are used to seeing in print.
  2. Never use a long word where a short one will do.
  3. If it is possible to cut a word out, always cut it out.
  4. Never use the passive where you can use the active.
  5. Never use a foreign phrase, a scientific word, or a jargon word if you can think of an everyday English equivalent.
  6. Break any of these rules sooner than say anything outright barbarous.

Cela me rappelle une répartie éternelle de ma longue carrière de formateur en écriture web : on peut d’affranchir des règles quand on veut, à partir du moment où on les maitrise.

 

31/1/2008

[ Ecosystème web, hypertexte & médias ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:11

Au pied d’un billet de Laurent (qui n’aime pas Le Post.fr contrairement à moi) un excellent commentaire de "tardif" (qu’il se signale ici s’il se reconnait), auquel je souscris presque mot pour mot, et que je reprend in extenso :

"[...] Avez-vous déjà compté le nombre de liens sortants depuis les sites de journaux comme Le Monde, Libération ou Le Figaro ? Il n’y en a pas. Tous ces sites sont des cul-de-sac du web !

Dans les sites de presse classique, il n’y a que le Nouvel Obs qui joue le jeu de proposer une sélection de liens externes pour compléter l’info d’un article.

Tous les autres sites sont refermés sur eux-mêmes et considèrent leur lecteurs comme une sorte de captif, que l’on doit empêcher de partir, retenir prisonnier.

A mon avis, c’est un symptôme très clair de la grande difficulté des journalistes venant du papier à comprendre la logique du net comme un réseau de liens, dont chaque point n’est qu’un noeud, une bifurcation vers ailleurs.

Ils raisonnent en "captage d’attention" du lecteur selon les mêmes techniques professionnelles que sur le papier. Ils ne voient leur site qu’à travers sa Une, comme un journal, alors que leurs statistiques de consultation leurs indiquent pourtant bien que ce n’est pas le chemin d’accès principal (la moitié de leur trafic vient de Google et va directement au coeur du site, le reste se repartit entre l’accès direct à la une, les flux RSS et les liens entrant).

lepost.fr est la première expérience issue de la presse classique a tenter de faire exploser cette vision étriquée des sites de presse. Alors en effet, ça devient une sorte d’auberge espagnole. On va sur le site du Monde, ou de Libé, etc. Mais on passe par celui du Post, de lien en lien, comme sur un blog… et on trouve sur le post.fr tout et n’importe quoi, comme sur n’importe quelle plate-forme de blogs.

C’est un très gros effort intellectuel pour un journaliste venant du papier de comprendre ce fonctionnement radicalement différent de ce qu’il connaît et de ce qu’il maîtrise."

Je me dépense beaucoup et depuis longtemps pour expliquer la logique hypertexte aux éditeurs, rédacteurs, journalistes. Cela fait d’ailleurs l’objet de plusieurs passages de mon livre, parmi lesquels j’ai extrait celui-ci :

"Votre texte est bien souvent un point de départ vers d’autres ressources. Ne vous privez pas de renforcer votre texte par des ressources complémentaires qui seront autant de pistes à explorer pour votre lecteur.

Ne tombez pas dans le piège de ne pas proposer de liens pour « ne pas encourager le lecteur à quitter votre site ». Ce réflexe est contre productif. Quand le lecteur a décidé de changer de page, ce n’est pas en lui murant les portes de sortie que vous allez gagner sa sympathie. Au contraire : jouez le jeu à fond. Faite en sorte de lui faire gagner du temps, en lui permettant de poursuivre son chemin hypertexte.

N’oubliez pas que votre page web n’a de sens que si elle est incluse dans un processus de navigation dans lequel le lecteur va piloter en fonction des incitations et envies. Ne lui rendez pas la navigation compliquée, aidez-le à progresser. Il en tiendra compte dans son jugement envers votre contenu éditorial.

[...]

Pas de texte sur Internet sans liens hypertextes. Internet a popularisé la culture du fragment, sachez vous en servir.

Le lien hypertexte est un indicateur informel de la générosité d’un rédacteur. En proposant des pistes d’approfondissement au lecteur, il démontre ainsi un effort louable d’ouvrir de nouvelles voies d’exploration."

 

21/12/2007

[ Le journalisme contemporain ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:59

En 2007, on a enfin vu apparaître des pratiques de journalistes qui vivent le web.

Au web 3, j’ai fait la connaissance d’Alice, journaliste émérite à 20 minutes.fr, avec qui nous avons hanté le buffet (elle a réussi a avoir de la raclette, pas moi). Alice pratique une forme de journalisme que je qualifierais de contemporain : elle mène des interviews via Twitter (auxquelles je réponds, en râlant, par la négative comme certains) qui font ensuite des bons papiers, ou s’intéresse à des choses de la vie numérique toutes bêtes mais qui font des vrais sujets.

Cet article sur les “status line” est le prototype de sujet qu’on ne trouvait il y a peu uniquement dans les blogs, et qu’on peut lire maintenant dans ce type de medias en ligne d’information populaire, grâce aux journalistes qui utilisent leur agilité numérique pour travailler (et aussi un peu grâce à des redac chef qui essaient de parler l’Internet fluently, bravo Johan).

On n’en est qu’au début, tout est à inventer : les formats, les sujets, les technos, les outils, les codes, les modes d’organisation etc. Vous n’imaginez même pas à quel point le lecteur passionné d’écrit que je suis se joint complaisamment au consultant spécialisé en média et avisé que je suis aussi pour se pâmer de joie devant une année 2008 qui s’annonce abondante…

Lors d’un récent séminaire que j’ai animé pour la rédaction de L’Express.fr, j’avais notamment insisté sincérement sur les raisons qu’un journaliste web avait de se réjouir (plutot que de déprimer en déplorant qu’on lui faisait faire le SR du papier, ou du bâtonnage de dépêches).

Mon avis est d’une part qu’Internet est un moyen unique dans l’histoire de la profession pour collecter des informations différemment, choisir et trouver des sujets, des angles, recouper et obtenir des données. Et d’autres part qu’Internet représente un champs à investir, notamment dans la possibilité qu’on a à trouver des informations qui n’existent que grâce à ce média (impossible de retrouver sur le site du Parisien le magnifique contre-exemple du dossier de mercredi : “Internet : la menace” ou un truc comme ça… avec deux pages de ragots purulents et putassiers sur des pédophiles, des nazis et des arnaques à la carte bleue en veux-tu en voila, indigne du titre…).

Il y a effectivement des bonnes raisons d’être optimistes. Pour être intervenu au CFJ, j’étais dans un premier temps étonné par leur conformisme, et on en avait même parlé ensemble, on s’était même bien engueulé en cours. Lors du Web 3, ils ont tenu un journal en ligne, et se sont confronté au direct. Lors du debrief, j’ai notamment reproché la difficulté qu’ils avaient eu à s’inscrire dans une bonne temporalité (en gros : ils ont fait des bons articles papiers, mais ne nous ont pas fait vivre l’évènement, n’ont pas exploités les possibilités du direct,). Mais j’ai adoré leur fil Twitter (alors que pendant les cours, je m’étais fait moquer avec mon tchat en moins bien, et que ça avait tourné à la récré…) et j’en aurait lu d’avantage. Et la plupart sont d’accord pour dire qu’ils ont pris leur pied à bosser en ligne, avec de l’adrenaline, de la bidouille, de la débrouille, mais une façon différente de vivre l’information.

Rappel : [Cup Of Tea] tient un wiki de veille sur les formats éditoriaux innovants. C’est par la, et vous pouvez jouer vous aussi.

Pas de conclusion, je vais faire le diner de Noël de [Cup Of Tea] avec quelque convives choisis de mon environement professionnel, tout de suite là maintenant.

J’en profiterais pour boire à votre santé, chers et fidèles amis lecteurs. Que 2008 vous rende beaux, charmants, intégres, généreux, omniscients, attentifs, jouisseurs, joviaux, productifs, fiables, inteligents, drôles, créatifs et créateurs.

Et que vos verbes soient en joie.

4/12/2007

[ S'inscrire dans le réseau VS qualifier son audience ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:04

C’est un peu le défi lancé aux médias en ligne en ce moment : comment diffuser son contenu de manière la plus optimale possible, tout en gardant une audience cohérente, seule valorisable en espace publicitaire. L’annonce du lancement de Mediapart donne l’occasion d’en discuter.

Le payant ? Certes, cela génère des revenus, mais aussi des coûts de production. Et surtout, cela coupe les pages du web :

“Pourquoi les sites d’info abandonnent-ils le payant ? Parce que l’essentiel, sur le net, est de s’inclure dans le réseau, d’intégrer les moteurs de recherche, d’être référencé, de participer à l’économie de l’information au sens large. Si vous êtes payant, derrière un mur, vous n’existez plus, dans l’internet. L’internet, ce sont les liens. Le payant les supprime, il exclut.”

Ce n’est pas moi qui vais contredire Versac. Je me tue à expliquer à tous les éditeurs que l’ecosystème Internet implique de concevoir des pages qui puisse s’inscrire dans la dimension hypertexte et sociale du réseau. Dit autrement : diffuser ses contenus par capilarité sur Internet, inclure ses pages dans la sérendipité des chemins hypertextes de ses visiteurs, et exploiter ces derniers comme une clé d’entrée vers la longue traîne de l’information.

Oui, mais voila : l’audience n’a de valeur que si elle est qualifiée. Certains titres de presse quotidienne nationale en ligne ont certes une audience très large, mais pas toujours trés propre. Par exemple, dans certains cas, l’audience hors France est aux alentours de 20%. La seule raison pour laquelle le SNCF, Renault ou La Poste s’en fout, c’est qu’il paye déjà souvent une misère pour son CPM (quelques euros, d’après les chiffres officieux, sauf certains quotidiens spécialisés et hebdomadaires qui ont sur garder leurs tarifs).

Donc le payant, dans ce cas, est donc d’avantage un moyen de sélectionner son audience (donc de la vendre plus cher), que de faire de la marge. En d’autres termes, mieux vaut moins de pages vues, mais plus qualifiées, que des millions de pages vues avec une forte volatilité.

La perspective envisagée par les promoteurs des projets en ligne est donc fondée sur une logique de participation, dans lequel l’acte de paiement n’est finalement qu’une des composantes accessoires, la plus importante étant me semble t’il la création d’un profil lecteur persistant.

Comme le dit Emmanuel sur Ecosphere :

“C’est là que l’initiative de Mediapart rejoint celle d’Arrêt sur Images, en fondant l’acte d’abonnement sur un acte d’adhésion et de participation. Comprenez en se déconnectant d’un acte d’achat.”

Et, ajoute t’il en citant Benoit Thieulin, un des promoteurs de Mediapart :

l’obligation de se loguer dessine, sans qu’on y prenne un garde, un espace délimité dans lequel on appelle à la contribution […], et qui, déployé dans la durée, confère à chaque contributeur une identité liée à ce projet“.

Vous comprendrez donc aisément pourquoi tous les projets éditoriaux sur lesquels nous travaillons à l’heure actuelle pour des grands sites de médias sont centrés autour de la dynamique de réseau social.

Dans ce modèle, certains ont déjà un mécanique en cours d’expérimentation…

28/11/2007

[ Les bons tuyaux de l'International Herald Tribune ]

Classé dans : — joel ronez @ 7:12

L’équipe web du IHT (journal anglophone édité à Paris par le groupe New York Times) a lancé un blog sur le developpement, l’usabilité et les bonnes pratiques web pour les sites de presse. Petit condensé commenté (avec mes traductions maison)

ihtblog.jpg

Mike Cosentino, avec qui j’ai collaboré sur Parisist, distille de précieux conseils. Comme l’écrit Rion, sa compagne, sur leur blog commun où j’ai pioché l’info :

La capacité de cette petite équipe à mettre en oeuvre un flux régulier de nouvelles pépites pour leurs utilisateurs est sans équivalent dans le secteur des sites web de titres de presse écrite de ce rang.

(In my opinion, the small team’s ability to roll out a regular stream of cool new tricks for their users is unprecedented for such a long established and high-profile newspaper site)

J’ai lu plein de choses très utiles :

> 3 conseils pour créer des bons fils de commentaires :

- Régle n°1, L’emplacement, Régle n°2, l’emplacement, Régle n°3, l’emplacement
(Location, location, location): les lecteurs préfèrent cliquer sur un lien contextuel sous l’article “poster un commentaire” que se rendre dans un bloc générique en marge “donnez votre avis”

- Trouver le bon sujet (Pick the right topic). Deux extrémes : l’évocation facile d’une cible facile à dezinguer (“lynch mob”) qui va forcément susciter des réactions pauvres, ou la methode selective (“intellerati method“), en choisissant des sujets pour CSP++ qui vont générer peu de commentaires, et donc donner l’impression de vide. La voie médiane (the sweet spot) : cibler votre audience (IHT parlera plutôt de sujets centré sur l’Amerique du Nord, et peu sur le Lichtenstein ou Belize), et sur des thèmes à clivages (divisives) pour éviter les discussion style “moi aussi”.

- Mener les débats (Lead the discussion) : rappeler à l’utilisateur en une phrase le débat, en le tournant sous forme de question.

J’aime bien la conclusion, qui décrit une méthode de travail que je revendique aussi :

La solution vient en général d’un savant mélange de fine analyse de vos indicateurs, les expérimentations de maquette et de choix de sujets, et l’intuition

(In the end, it comes down to a combination of understanding your site metrics, experimentation with layout and topic choice, and instinct. )

Article complet :  How are the visitors using comments ?

> Votre home page n’est plus votre home page.

Cela me rappelle mes interventions récentes en séminaire ou devant mes étudiants, où je me tue à expliquer que les gens viennent de moins en moins lire un site comme un journal papier, en passant par la home-page, mais directement depuis nimporte où sur Internet, et principalement depuis les moteurs de recherche (et principalement depuis Google, on le sait).

Cela ramène à cette notion de Landing page, dont parlait Frédéric Cavazza il y a quelques temps déja (en 2005, une éternité…).

Pour amener les visiteurs à poursuivre leur lecture, l’IHT propose une “Home Page Snapshot”, sorte de boite reprenant les infos de une, en pied de chaque page. Les visiteurs n’ayant pas de temps pour analyser le rubriquage, le contexte, la navigation, ils trouveront ainsi une incitation simple à reprendre leur chemin sur les infos principales.

iht.jpg

Article complet : When your home page is no longer your home page.

20/10/2007

[ Atelier Ecrire pour le web au CFJ ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:15

De l’intérêt de travailler l’édition web de son texte : Avant / Après.

L’exercice de ce matin : racontez-moi votre semaine en 1500 signes. On veut de l’info, mon gars, de l’info ! Et de l’hypertexte !

Voir aussi le compte-rendu et le débat qui a suivi la leçon inaugurale de Francis Pisani, chez Emmanuel.

24/9/2007

[ Obiwi, c'est pour bientôt ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:25

D’après le canal Twitter officiel, c’est pour mercredi à 18h.

Obiwi est un projet éditorial à dominante participative encadrée, mené par Julien Jacob. Nul doute que la sortie de Lepost.fr lui a donné envie d’accélérer sa sortie. Rendez-vous donc mercredi soir pour un premier debrief sur le bousin.

[ En vrac ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:32

Une petite collection de liens, dans le style vrac bien connu des blogueurs flemmards mais un peu altruistes quand même.

> Adoptez un wiki personnel, conseil du jour lu chez Sylvie Le Bars. Voir aussi la page CraoWiki. Je suis déjà fan de la pratique, que ce soir pour ma veille ou pour la liste des restos et hotels intéressants lors des déplacements.

> Intéressant début de reflexion de Vincent Berthelot sur le blog des managers intranet :

“Si le web 2.0 est considéré comme le web social son application au sein de nos entreprises devraient donc déboucher sur un web social . Un web sur la confiance de la valeur de chacun des salariés dans son apport à l’intellligence collective, pierre d’édifice, de notre société non plus de la panne mais du savoir. C’est le passage du collaborateur salarié de l’anonymat d’une cible inerte et passive de la communication d’entreprise à celui du « Je » capable d’exprimer ses opinions et émotions”

Je trouve pour ma part qu’il ne va pas assez loin. Que ce soit pour accéder aux ressources ou s’exprimer, choisir ses horaires et ses modes d’organisation, le salarié est encore aujourd’hui considéré comme un mineur irresponsable. C’est toute l’organisation et la perception du travail qui est à revoir, pas les outils.

(Petite remarque agacée en passant aux tenanciers du nécessaire blog B-R-ENT : votre design graphique est proprement inepte et rend vos textes illisibles. Les liens systématiques sur tous les mots avec la vignette Technorati sont le symptôme classique de la fausse bonne idée. Les typos des commentaires sont pixellisés, les rendants impossibles à déchiffrer : je suis obligé de les copier/coller dans Word pour les lire, c’est dire. Pourquoi pas une bonne vieille mise en page avec des textes lisibles ?)

> Je découvre le blog d’Alain Joannes, Journalistiques.fr. Je ne suis a priori d’accord sur rien avec lui (voir un affligeant billet sur LePost.fr), mais il pratique une veille sur des sujets liés aux innovations journalistiques où vous pouvez surement trouver des infos. Auteur également du journalisme à l’ére électronique qui vient de sortir (Ed. Vuibert) au titre délicieusement désuet (cette ère a à mon avis commencé vers 1949), et dont, à lire le pitch, je pense avoir de nombreuses raisons de querelles avec son auteur. RV pris pour une note de lecture ASAP ici-même… L’auteur semble cependant défendre un point de vue qui est le mien (et que j’enseignerai aux étudiants du CFJ cette année) : Internet est un terrain d’enquête pour le journaliste. (Via Danielle Attias, signalé aussi chez Philippe)

> Laurent Beaumont nous invite à la lecture du livre de Jérôme Peignot, De l’écriture à la Typographie. La typographie, sorte de 3ème dimension du texte avant l’heure de l’hypertexte. Saurons-nous réinventer une poésie visuelle dans l’écrit web ?

> et sinon, le Mime Marceau est mort.

18/9/2007

[ Lepost.fr, ce que j'en dit sur Médialogues ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:18

Merci à Alain Maillard et Pascal Bernheim, qui m’ont invité avec Philippe Couve à m’exprimer ce matin sur le lancement de Lepost.fr dans Médialogues, l’émission de la Radio Suisse Romande sur les médias (on peut réécouter l’émission, et la télécharger en mp3).

17/9/2007

[ Formats éditoriaux : l'exemple de la coupe du monde de rugby ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:10

J’ai entamé sur un wiki un recensement des formats éditoriaux mis en place pendant la Coupe du Monde de rugby 2007 en France par les médias (presse écrite, télévisions, portails, blogs, etc.).

Cette veille est faite par Marie et moi sur mediaKM, un wiki que nous avions mis en place au départ au niveau de [Cup Of Tea] pour suivre et archiver les travaux de veille ou de préparation que nous effectuons dans le cadre de nos missions.

Nous avons décidé d’ouvrir cette base à tous, en lecture et enrichissement. L’objectif est de recenser les bonnes pratiques, bons exemples et innovations, notamment à l’étranger, dans le domaine des médias en ligne.

N’hésitez pas à rajouter les exemples intéressants, dans les divers domaines que nous avons jusque là exploré, notamment:

- le marché de la presse senior en ligne
- les webTV des parlements
- les formats éditoriaux audio-visuels
- les prestataires video en ligne

C’est tout en bordel, mais c’est avant tout une construction itérative en devenir, à vocation très professionnelle, hein…

9/9/2007

[ Lepost.fr, le projet néo-info du Monde.fr ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:52

Le site doit ouvrir dans les heures qui viennent ici.
Pas encore vu, on guette. Plus d’infos d’ici la fin de la journée.

[Update : annoncé aussi chez Philippe, qui l'a lu chez Rue89]

[Update 2 - 17h22 : ça y est, c'est ouvert ]

lepost.jpg

20/8/2007

[ Rencontres Médias & Proximité, à Biarritz les 29 et 30 aout ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:41

Pour la deuxième année consécutive, je serais à Biarritz la semaine prochaine pour participer aux 2èmes rencontres Médias & Proximité. Le programme est chargé puisqu’en plus de l’animation du blog en direct avec Marie, ma collaboratrice, je participerai à deux ateliers :

rmp-capture2.jpg- Atelier 11 : Web et élection, Jeudi 30 août 2007 à 11h30, en compagnie notamment de Thierry Vedel et de mon vieux camarade Franck Bousquet, avec également la participation de Benoît Thieulin, responsable de la campagne Web de Ségolène Royal et Benoit Cassaigne, de Médiamétrie.

- Atelier 12 : Ecriture journalistique, Jeudi 30 août 2007 à 14h30, débat modéré par Laure Adler, et auquel participera notamment Jean-Claude Bonnaud, président du directoire de Sud-Ouest, Maria Santos-Sainz, directrice de l’Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine, et Hervé Brusini, Directeur Délégué à l’information de France 3. L’occasion de reparler de mon bouquin sur l’écriture web.

Nous prévoyons de monter un pool Internet dans la grande galerie, conjointement avec Cote Basque.net, qui enverra une équipe pour suivre la manifestation. Au menu : Podcast son et vidéo, photos, en blog en direct.

Sans oublier le désormais rituel apéro de blogueurs, qui aura lieu comme l’an dernier au Caféo sur la grande plage, mercredi 29 mardi 28 aout à partir de 19h. Inscription sur ce wiki, là, maintenant, tout de suite… :)

Offre spéciale : 5 invitations pour assister aux 2 jours de la manifestation offertes aux premiers qui m’en font la demande par mail.

19/7/2007

[ Quizz de l'été ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:47

Dans la série “je daube sur les visionnaires”, devinez qui a bien pu être aujourd’hui l’auteur d’une telle fulgurance :

“J’ai une double conviction : le haut débit et le mobile sont le sens de l’histoire technologique. Nos enfants et la génération numérique auront connu un écran d’ordinateur avant la télévision, la radio ou la lecture d’un journal.
Nous devons donc mener une véritable transformation de XXX pour être en phase avec l’évolution technologique et sociologique de la société.”

Mon avis : y’a encore du chemin pour XXX. La moitié de l’article parle d’économies d’échelle sur les commande de papier et d’imprimerie, de “mutualisation de contenus sur les reportages qui vont attirer les les plus grands talents ainsi que les grands annonceurs internationaux“, “d’integration du Web 2.0 dans les sites actuels“, et “de réflechir sur le traitement de l’information sur Internet“.

Avec une telle indigence stratégique, je crois qu’on pourrait nous aussi se faire proverbial, et comme disait le poëte : “c’est au fond du seau qu’on voit le mieux le fond du seau

16/7/2007

[ VOD & contenus audiovisuels : la tendance sponsor ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:53

Voici 3 points faciles à mémoriser pour résumer ce qu’il se passe d’après moi dans la video en ligne.

niptuck.jpg

#1 - Le payant à l’acte c’est mort.

Je crois qu’à part France 2, tout le monde l’a compris. Pendant que le service public propose le Tour de France à 2,99 TTC la journée en ligne, M6 propose l’intégralité de la saison 4 de Nip/Tuck gratuitement sur M6video.fr (source Satellifax). Chaque épisdode peut être visionné gratuitement pendant 28 jours après sa diffusion.

#2 - C’est le parrain qui paye.

Pour M6, c’est Magnum (Unilever) qui passe à la caisse. A priori, il s’agit d’une première en France. Il y aura 2 spots par épisode, et la présence du logo pendant le visionnage. Cela arrange tout le monde, le client comme le diffuseur et l’annonceur.

C’est si simple, qu’on se demande pourquoi on a attendu 2007 pour ça…

#3 - La webTV, ça n’existe pas.

La télévision, par définition, fonctionne sur le principe grégaire du broadcast. Internet est par définition un media de la demande, délinéarisé, en flux, hypertexte et sans chronologie commune. On ne peut donc reproduire en ligne le format mythique de la télévision.

Pour bâtir une offre de contenus vidéos en ligne, il faut donc inventer des formats, basé sur des concepts forts (fiction, communautaire, reportages, etc.), disposant d’une bonne distribution (sur son site, sur les sites communautaires, joost), différentes normes techniques (stream, FLV, podcasts, etc.) adaptés au usages et la cible, et en cohérence avec le contenu de son activité éditoriale (intégré au contenu, en complément, dans un contexte temporel ou évènementiel spécifique, etc.).
Vous voyez d’autres points ?

6/6/2007

[ Laurent Mauriac : "le journaliste doit savoir animer le débat" ]

Classé dans : — joel ronez @ 9:59

J’ai invité Laurent Mauriac à intervenir lors de la dernière édition du Café du Commerce, sur Paris Cap’. L’occasion de l’interroger sur le lancement remarqué de Rue89.


Laurent mauriac
Vidéo envoyée par pariscap75

Voici les principaux thèmes abordés par Laurent dans ce podcast :

- L’ambition de Rue89 : faire travailler trois groupes ensemble (journalistes, experts, internautes). Marier l’expérience journalistique avec la culture de l’Internet [Question oubliée par l'intervieweur : n'est-il pas anachronique de continuer à les opposer ?]

- C’est la tenue d’un blog à Libé qui a décidé Laurent de franchir le cap. Il avait l’impression de faire certes le même métier, mais de deux manières différentes. Il semblait intéressant de les rapprocher.

- Le modèle économique du site est l’espace pub. Il faut franchir le cap mythique de 1 million de VU / mois. Le démarrage est bon, avec 600 000 VU sur le premier mois de lancement. Constitution à venir d’un tour de table.

- 2 axes editoriaux : sortir des sujets, et miser sur la qualité du débat. C’est à dire éditorialiser, organiser, valoriser les bons commentaires pour donner du sens à la publication.

- Y’a t’il un lectorat pour les médias participatifs ? Journaliste est un métier, publier du contenu sur Internet ne signifie pas être journaliste. Mais il y a une alchimie qui peut se produire. De plus, la génération de l’Internet [celle qui ne lit pas les journaux - note du blogmestre] a pris l’habitude de prendre la parole, et elle ne la rendra pas.

- Est-il facile de passer d’un journalisme de périodique (quotidien papier) à un journalisme de flux (celui de l’Internet) ? La manière de produire de l’info et de la consommert est différente dans les rythmes. Rue89 réflechit notamment à collaborer avec d’autres fuseaux horaires (l’Argentine par exemple) pour produire du contenu 24/24.

- Un bon journaliste en 2007 ? Il doit savoir faire ce qu’il faisait avant, plus être polyvalent dans le maniements des outils (CMS) et des médias (video). Il doit aussi apprendre à distribuer la parole, à animer le débat, ce qu’il n’avait pas spécialement l’habitude de faire.

Merci à Laurent d’avoir pris du temps pour venir intervenir dans l’émission, et bonne chance à Rue89.

14/5/2007

[ Café du Commerce, ce soir ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:10

Voici une petite vidéo d’introduction de l’émission de ce soir.


conversations de café du commerce
Vidéo envoyée par pariscap75

5/4/2007

[ Vidéo participative & responsabilité des médias ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:13

Metro diffuse en ce moment sur son site web une vidéo non sourcée (mais incluse dans une page signée par une journaliste) prise par des individus qui ont eu une idée stupide : placer une caméra sur le balast et attendre que le TGV passe dessus, pour faire une prise de vue rigolote.

tgv.jpg

Ce comportement éditorial me laisse un peu pantois. Je ne sais pas très bien si je deviens un vieux con qui joue les moralistes (après tout, j’ai jamais râlé contre Jackass) ou bien si j’ai raison de trouver complétement irresponsable de la part d’un média grand public la mise en valeur d’un comportement hors la loi et dangereux (un train peut en cacher un autre, et celui là en particulier arrive sans préavis dans ta gueule).

J’avais déjà fait du mauvais esprit contre d’autres médias qui ne modéraient pas assez leurs contenus participatifs, et je continuent de penser que certains font une erreur dans la surenchère avec les plate-formes communautaires ouvertes.

Votre avis ?

29/3/2007

[ Petit-déjeuner "outils sociaux & medias" avec Six Apart ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:38

J’interviens demain matin à l’aube, à l’invitation d’Olivier Creiche, dans un petit déjeuner où l’on parlera des blogs et des médias (non, on n’a pas épuisé le sujet, je dirais même que les choses sérieuses commencent…).

Je tiens à votre disposition un petit diaporama des familles par ici.

[UPDATE : Luc Legay a fait un petit résumé vidéo ici

Je tiens également à remercier toutes les personnes que j’ai interrogées cette semaine en vue de préparer mon intervention :

- Benoit Raphaël dont l’entousiasme est sans limites en ce moment, et ça fait plaisir à entendre (il est déchaîné, il envoie même la PQR dans Second Life…)
- Emmanuel Davidenkoff, de Phosphore, à propos du blog lycéen sur la présidentielle (avec Le Mouv/CLEMI)
- Vincent Giolito, de PLus News
- Jean-Philippe Defawe, du Moniteur (faites un tour sur leurs sympathiques blogs pointus et ouverts, notamment celui sur le développement durable ou l’archi)
- Johan Hufhagel de 20minutes.fr, qui est décrit dans ma prez comme “l’empirique efficace, créateur de valeur éditoriale”

22/3/2007

[ Libé par les écrivains ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:37

Pour ce numéro, 54 écrivains ont pris la place des journalistes.

Une très bonne idée, bien meilleure que la fausse piste de la personnalité “rédacteur en chef” (en général, des commentaires bateau entre guillemets dans la marge).

libe.jpg

L’opération est résumée ainsi par Laurent Joffrin :

“Sans grand souci d’équilibre politique ou philosophique, nous avons livré les clés du journal à une pléiade de hasard et d’amitié, complices en mots et en phrases sinon en opinion.”

Après une première lecture rapide, certains s’en sortent mieux que d’autres :

- Tillinac près de son tropisme (la Corrèze et le rugby) nous relate avec émotion un match de rugby de gala à Brive.

- Cypora Petitjean-Cerf donne ses explications pour capter le langage ado en constante évolution.

- François Bon est irremplaçable dans son portrait de Matt Cuts, l’américain ordinaire derrière Google (à lire aussi pour sa description des critères de référencement du moteur) :

“Les algorithmes de Matt Cutts rentrent à l’intérieur de nos bibliothèques, peuvent même vous servir à indexer votre disque dur. Matt Cutts sait tout ça. Il en parle dans son blog. Il a conscience de l’importance de sa tâche, et qu’elle ne doit pas servir qu’aux marchands de soupe.

C’est pour ça qu’il faut adresser une supplique à Matt Cutts : continuer, sur le blog, à nous parler aussi de ses chats et de sa voiture, et pas seulement des nouveaux outils de Google Labs, ou du problème passionnant de savoir quelles données on doit effacer, et à partir de quelle durée, ou bien de ce qu’on peut regrouper, pour quiconque, dans le concept d’identité numérique.

On a de la chance que Matt Cutts soit un type bien. Un type ordinaire, presque un copain. Mais quand même, ce n’est pas un peu de disproportion ?”

- Frédéric Beigbeder fait le malin, faussement engagé et se regardant écrire, sur une histoire effroyable d’esclavage moderne, dont il trouve amusant le parallèle avec la sordide affaire Kampusch. Bof.

- Joy Sorman (qui?) est à chier à peu près dans toutes ses (trop nombreuses) interventions [pas de liens, c'est exprès].

- Yves Pagès truffe les marges de la page Médias de commentaires facétieux, et il rajoute même un claviste qui ne l’est pas moins :

“L’homme d’affaire Vincent Bolloré s’est félicité hier matin du lancement de Bretagne Plus, dernier né de son réseau de presse régionale gratuite [Non, non ceci n'est pas du faux texte... note du claviste]. Diffusé à plus de 20 000 exemplaires sur Quimper, Brest, Morlaix Lorien, le nouveau titre revendique déjà, faute d’enquête neurocognitive plus approfondie, un “taux de prise en main du journal de 100%”.

En plus, il a la chance d’avoir la coquille élégante : à la dernière ligne de sa descente de brèves, le “claviste” est devenu “caviste”.

Bref, un numéro qui ne se lit plus en 10 minutes, et ça fait plaisir de revoir Libé comme ça.

19/3/2007

[ Les titres qui tuent...]

Classé dans : — joel ronez @ 5:33

Je suis abonné depuis peu à la newsletter quotidienne de 20minutes.fr. J’avoue que pour des raisons diverses, je suis assez fan de leur titraille aléatoire répondant à une alchimie low-cost secrète composée d’un tiers d’incitatif (parfois trés relou, parfois très inventif, sur le papier surtout), un tiers d’informatif (une condition de base sur le web), et un tiers de putassier de bon aloi.

Par exemple, j’aime beaucoup la poësie subtile de celui-ci, en queue de liste :

pedalo.jpg

Alors ? Vous aussi vous auriez cliqué ? Ne faites pas les petits malins…

[Mise à jour Mardi 20 mars : ils sont décidément incorrigibles...]

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