Orange a propose à ses clients un service de boite vocale un peu pénible. Quelques impression d’un client Bouygues depuis 10 ans qui découvre son nouvel opérateur.
- On peut pour rigoler utiliser la commande vocale, ce que j’ai fait, par défi ou par jeu, je ne sais plus. Il suffit de dire “suivant“, et Hop ! on passe au message suivant. L’ennui, c’est que ça prend aussi tous les bruits ambiants. Tout à l’heure, me voila en train de rappeler un numéro alors que j’avais rien demandé (mais mes voisins à l’arrêt de bus, si). Voila une option à désactiver dès demain matin, sans compter que je me fais moquer par ma femme en train de parler à mon téléphone (”supprimer”, suivant”, “oui”…).
- Les messages sont classés par ordre chronologique d’arrivée. Pour une raison que j’ignore, l’écoute partielle (on passe par la commande vocale “suivant” ou le dièse) conserve le statut “nouveau” au message, alors qu’elle devrait logique le marquer comme lu. Résultat : à chaque nouveau message, je me tape tous les messages depuis le début. Ou alors, je dois supprimer.
- pour passer d’un message à l’autre, la touche dièse n’est pris en compte qu’après le “bip“. Chez Bouygues, on pouvait taper 6 dièses d’un coup pour passer directement au septième.
- la lecture des message commence par une annonce fastidieuse. J’ai mis en italique les mots en trop qui servent à rien : “Bonjour, vous avez 8 nouveaux messages. Message reçu lundi 18 à 22h35″. Cela n’a l’air de rien, mais à la longue, ces mots intercalés sans aucune valeur d’usage gaspille le temps d’écoute. Chez Bouygues, là encore, on faisait dans le concis : pas de formule de politesse, pas de “message reçu” à la con (pourquoi faire ? Au cas ou on ait reçu autre chose qu’un message ? Un poulet frit ? Un arbuste du Japon ?)
- le temps de lecture de la voix synthétique est atrocement long, entrecoupé de silences pesants. Chez Bouygues, pas de temps morts, pas de silences. Tout ça dans l’idée édifiante de faire gagner du temps à l’utilisateur.
Tout cela ne représente pas un préjudice gravissime. Mais le problème est qu’ici ce n’est pas le temps réel qui est problématique (ça se joue à quelques secondes), c’est le temps perçu par l’utilisateur, qui souffre de tous ces délais inutiles qui font baisser de manière drastique son confort utilisateur.
Bon après, hein, c’est sur que pendant ce temps, on n’est pas non plus au fond de la mine en train de pousser des wagonnets…