…tout ça pour poursuivre la série des acronymes à la con.
Les gens qui s’occupent du destin de ce pays ont trouvé un truc pour financer leur politique sans augmenter les impôts : les prélèvements forfaitaires au jugé, appelés également "taxes à la con" (TALC).
L’exemple du jour : la taxe sur les hotels pour financer le patrimoine. Dans le même genre, on a eu aussi la taxe sur Internet pour financer la télé publique. Dans le registre encore plus clownesque, on avait eu aussi il y a longtemps la suppression de la Pentecôte pour financer les vieux.
Alors que la gauche a depuis longtemps decrêté son monopole sur les charges sociales et les impots, la droite est en train de faire de la TALC une vraie spécialité. Il est vrai que taxer la consommation est organiquement une vraie politique de droite. Pourquoi ? Parce-que la taxe s’exerce sans rapport avec les revenus, et par définition pèse moins sur les ménages à fort revenus que chez les pauvres (enfin presque : elle part de l’idée primaire que les trucs chers sont achetés par des gens riches, et que plus l’objet est cher donc plus la taxe est importante, donc c’est progressif, vous me suivez? ).
C’est d’ailleurs pourquoi le gouvernement, après des amnisties fiscales, des plafonnements, des baisses de seuil d’impots, etc. tente de nous ramener sur le tapis une hausse de TVA (appelée putassiérement "sociale"). Et que croyez vous que ce soit, le "T" de TVA ?
Le cahier des charges d’une bonne Taxe à la con (TALC):
- elle doit être affectée précisément à un truc, et plutôt à une bonne cause (les vieux, les malades, les bouilleurs de cru, les chefs d’oeuvre en péril, Patrick de Carolis, etc.)
- elle doit porter sur un secteur en rapport, même ténu, avec le sujet. Au besoin, on fera appel à un postulat arbitraire bidon (les gens qui profitent des monuments historiques vont dans les hotels, ceux qui ont Internet regardent des émissions avec, etc.)
- elle doit être "infinitésimale" (en gros, quelques piécettes par rapport au service ou bien sur lequel elle s’exerce). Au niveau macro-économique, c’est toujours moins de pouvoir d’achat, mais l’électeur, lui, ne voit pas la différence.
- elle doit être temporaire (au moins les 25 premières années)
Je me permet donc de venir au secours du gouvernement qui s’évertue à la quadrature du cercle fiscale pour lui suggérer des nouvelles idées de taxes :
- une taxe sur le PQ et le Canard WC pour financer le retraitement des eaux usées
- une taxe sur le fromage, le beurre et la charcuterie pour financer la lutte sur les maladies coronariennes
- une taxe sur les sodas, pour financer la lutte contre les alcools qui y sont mélangés
- une taxe sur les costards bien coupés pour financer ceux de Nicolas Sarkozy
- une taxe sur les idées pour financer les honoraires de consultants de son gouvernement
Si vous avez des idées, vous pouvez exercer votre mauvais esprit plus bas dans les commentaires…