22/4/2008

[ A Toronto, pour Hot Docs ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:29

(Et non les Hots d’Or, c’est trop facile).

 

Je pars demain pour le Canada, invité à faire partie d’un groupe de professionnels des nouveaux médias chargés de donner leurs points de vue argumentés sur les travaux menés dans le cadre d’un "interactive boot camp" par 4 équipes de documentaristes. J’interviendrai également dans une table ronde intitulée "Who is who in the digital Docland", et j’appréhende quand même un peu d’aller si loin parler de sujets dont les contours sont récents pour moi entourés de plein de gens qui ont l’air assez calés (en clair, je flippe grave, mais ça ira mieux après).

Si vous avez des adresses à Toronto, au fait, je prend en commentaires. 

[UPDATE - 24 avril, 14h heure locale : ça y est, le panel est passé, je m’en suis sorti, malgré une assez intimidante brochette de réalisateurs et producteurs multimedias  qui parlaient en anglais trop vite] 

21/4/2008

[ I sHuD haZ wEar mAh SuNgLaSSes ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:41

68bis, la grande opération de retroblogging ouverte avec les petits gars de Fresh bat son plein sur arte.tv/mai68. Nous en sommes maintenant au stade des lolcatz pompidoliens, dont voici un de mes préférés (fourni participativement par Clément).

 

 

 

Rappel des objectifs de l’opération pour l’équipe web d’Arte :

- mettre en avant une chronologie des évènements, de manière vivante
- servir de relais à la programmation thématique sur Arte ("point fort" antenne)
- s’appuyer sur les ressources du réseau, et mettre en valeur la participation
- permettre aux visiteurs de s’approprier les contenus
- proposer une autre clé d’entrée dans les contenus, notamment audio-visuels
- trouver un angle inédit
- tenter une collaboration avec une équipe externe

Il s’agit d’une tentative, dont les contours s’écrivent aussi en cours de route. Ce projet a été monté très rapidement, et nous permet de tester nos capacités à s’organiser autrement et s’approprier un mode d’expression.

Quelques infos concretes:

- plate-forme Wordpress, blog design by blogagency (crédits complets ici)
- environ 3 billets par jour
- revue de web en continu via del.icio.us/ronez/68bis
- stats via Google Analytics. Nous utilisons weborama pour l’ensemble du site, mais nous ne disposons que d’un tag générique pour tout le dossier mai68. J’ai donc installé un comptage supplémentaire via l’outil de Google (résultats : 1 940 visites depuis mardi soir, et 51 sites référents, pour un total de 18 000 visiteurs uniques sur l’ensemble du dossier mai 68 coté FR).

Pour le wiki, le démarrage est assez soft : 588 VU depuis mardi. Peu de mises à jour pour l’instant, il est vrai le concept est loin d’être tout à fait grand public. Mais on persévère…

 

 

 

15/4/2008

[ Mai 68 sur Arte.tv ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:49

Pendant que je ne publiais pas sur ce blog, j’étais en train d’apprendre un nouveau métier. Voici en avant première deux petits projets lancés ce soir, à l’occasion de la première soirée mai 68 sur Arte.

> Le blog 68bis : on refait 68 avec les vrais faits historiques et sociaux, mais avec le web d’aujourd’hui. Un téléscopage narratif entre deux époques, à travers la plume alerte d’un dénommé François Mansot. Vous pouvez lire nos histoires, faire la vôtre, ou consulter les documents d’époques relus, revus. Bonus : on peut même s’abonner en RSS au vrai fil AFP de l’époque (un exclusivité). Sur une idée originale de Dom W et Chryde (Fresh media), produit par Arte France. 

> le lexique franco-allemand de mai 68, en wiki. Sur la base de 68 mots fournis par notre rédaction allemande et traduit, modifiez ces définitions, ajoutez les votres pour raconter en wiki mai 68 avec style.

 

25/3/2008

[ Les chronologies bizarres de l’information ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:53

Thierry Gilardi est mort ce soir, je l’ai appris sur Facebook.

C’était via la status line de Laurent.

Aujourd’hui, l’info chaude va plus vite que les médias, même les plus chauds : Lepost.fr est allé se coucher (Ben alors, Benoît, c’est quoi cette info minute par minute aux heures des bureaux :) ), et 20minutes a publié l’info dans les premiers, mais avec près de 3 heures de retard… sur Wikipédia, où quelqu’un a modifié la page à 19h25, soit 2h20 avant que Rolland Courbis n’en parle sur RMC au téléphone vers 21h45 (annoncé sur le site de la radio à 22h09).

Conclusion hâtive en forme de maxime à la con : l’info n’est jamais là où elle devrait, et moins tu la cherches là où elle est, plus tu la trouves. Et aussi la contre-maxime corollaire qui va avec : le web, c’est bien pour reconstituer la chronologie qui nous échappe…

(Une pensée pour Thierry Gilardi, d’une part parce-qu’il faisait son métier avec une forme heureuse de conviction, et une absence honorable de mauvais gout dans une discipline qui n’en est pas exempte, et d’autre part, parce-que ses proches doivent penser qu’il aurait pu attendre quelques années avant de rejoindre la mauvaise catégorie…)

 

25/2/2008

[ Christophe Barbier, sur les médias en 2028 ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:01

Parmi l’ensemble des interventions des 15 professionnels des médias qui étaient amenés à répondre en public jeudi soir lors de la soirée Medias 2028, il faut absolument visionner celle de Christophe Barbier (ici aussi), qui se livre à un grand numéro sans en édulcorer les chiffres précis. Un pur exercice de style, du grand style.

 

23/2/2008

[ Medias 2028, la soirée ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:21

C’était hier, et c’était le point d’orgue du travail fait en commun par mes étudiants du mastère médias ESCP-EAP. En attendant les vidéos intégrales, le teaser.


19/2/2008

[ Nominé ]

Classé dans : — joel ronez @ 4:17

Lu dans CBnewsletter de ce jour, au chapitre "Nominations" : 

 L'image “http://blog.ronez.net/wp-content/uploads/2008/02/cbnews.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

J’en profite pour remercier toute l’équipe technique, et aussi ma famille sans qui rien de tout cela n’aurait été possible, etc. Merci également à tous ceux qui m’adressent leurs félicitations, je suis en plein ego-trip total aujourd’hui :)

Bon, assez ri, maintenant au taf (je commence demain matin…).  

17/2/2008

[ Une web réputation pour “web réputation” ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:12

Je profite de mon backlink pas trop mauvais, et de mon page rank perfectible mais enviable pour parler de web reputation sans mettre le mien là où apparemment il faudrait.

C’est dingue, quand même ces histoires de web reputation, quand même… Tout ça, parce-qu’il paraît qu’on aurait pas le droit d’utiliser web réputation ?

Blague à part, je m’étonne qu’en pleine époque où la notion de droit d’auteur est moribonde, on trouve encore des gugusses pour déposer des noms communs, et tenter de faire valoir leur droits dessus… D’habitude, je hurle pas avec les loups, mais là ça m’énerve…

Cela finit de me convaincre d’une vieille conviction : le dépôt d’idées, c’est vraiment pour les gens qui en ont pas.

8/2/2008

[ Viteuf’ ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:10

Quelques liens vite fait, dans mon del.icio.us et ailleurs :

> Damien Van Achter cite mon billet sur l’hypertexte et les médias dans le dernier six35 de Nico Voisin (je les remercie tous les deux). Du coup, j’ai fini par aller visiter le site, et faire mon petit tour. Je salue la tentative, je crois aux formats natifs web. J’apprécie les vidéos indexées, les liens vers les ressources citées. Petits critiques : pas d’embbed, et permalien planqué, pourquoi? Et un format, une écriture encore un peu trop télé. Allez, Nico, fais nous un pur truc web, on sait que tu peux…

> Avec mes étudiants du mastère médias de l’ESCP-EAP, on travaille sur un blog collectif de prospective : les médias en 2028. En gros, on se pose toutes les questions sur le sujet, et on invite des gens à y refléchir avec nous. Allez y faire un tour, y’a aussi un groupe Facebook.  Ils ont deja attrapé quelques beaux poissons pour leurs interviews : Olivier Ertszcheid, Hubert Guillaud, Laurent Beccaria, Nicolas Voisin (encore lui…), Frédéric Shlesinger, Eric Mettout… A venir, encore beaucoup de monde : David Pujadas, Emmanuel Parody, Jerome Perani, François Bon, etc. Le point d’orgue de tout ça : une soirée de gala pour les 20 ans du master le 21 février. On doit pouvoir trouver des invitations (demander aux admin dans Facebook…)

> La France en carte Cassini dans Google Maps (via Ecrans). 

> Embruns en vacances, c’est nul. 

> George Orwell, 5 Rules For Effective Writing, sur Pickthebrain (voir le texte original ici, pas lu en entier).
En fait, elles sont 6, et ma préférée est la dernière.

  1. Never use a metaphor, simile, or other figure of speech which you are used to seeing in print.
  2. Never use a long word where a short one will do.
  3. If it is possible to cut a word out, always cut it out.
  4. Never use the passive where you can use the active.
  5. Never use a foreign phrase, a scientific word, or a jargon word if you can think of an everyday English equivalent.
  6. Break any of these rules sooner than say anything outright barbarous.

Cela me rappelle une répartie éternelle de ma longue carrière de formateur en écriture web : on peut d’affranchir des règles quand on veut, à partir du moment où on les maitrise.

 

[ J’ai un nouveau métier ]

Classé dans : — joel ronez @ 5:12

Après les signes avant-courreurs, l’info : à compter du 20 février, je deviens responsable du pôle web d’Arte France. Ce qui signifie rien de moins qu’un tournant radical dans ma vie profesionnelle et personnelle, et me rend heureux comme un moineau.

Cette proposition, que j’ai acceptée il y a quelques jours, s’est finalement imposé à moi comme une évidence :

- Après 5 ans d’expertise et de conseil auprès des entreprises et des médias, le temps était venu de mettre en application coté éditeur les valeurs que je préconise tout azimut en tant que consultant.

- Je ressentais tapi en moi l’envie de changer de rythme, de me consacrer à un projet complet, sur la durée, et non plus à plusieurs projets en simultané. Certes, les sprints permanents entre les disciplines ont l’avantage inouï de pouvoir rester alerte, dans une position de précarité fructueuse, tendant toujours vers le renouvellement. Mais ils finissent aussi par frustrer d’être privé de la fin de l’histoire, et de la satisfaction de l’aboutissement.

- A Arte, je travaillerais au quotidien avec une équipe. J’espère être en mesure de mener avec eux de nombreux projets, et les aider au mieux à les réussir. Dans mon petit commerce de conseil, j’étais plus solitaire, quoique toujours entouré. Cette contrepartie de la liberté ne m’a pas vraiment dérangé jusque là. Mais la perspective de travailler de manière suivie au contact de nombreuses compétences, en interne et ailleurs, a fini par me titiller, et me convaincre.

- L’ambition n’est rien moins que contribuer à inventer en ligne le futur d’un média, et pas nimporte lequel. Il y a de nombreuses opportunités pour créer et mettre en place des projets sur l’ecosystème web. J’espère là aussi être utile, à mon niveau.

- Arte est une chaine véritablement bi-nationale, objet unique, et au résultat si fascinant. Je ne parle pas allemand, mais j’ai une véritable foi en la nécessité supra-nationale. Ne serait-ce que parce-que c’est la seule manière pour nous de se libérer de nos piètres décideurs locaux. Je me donne donc pour commencer 2 ans pour pouvoir écrire dans la langue des grands voisins (comme si j’allais pas avoir assez de boulot comme ça :) ).

- Arte, c’est la chaine des Thema, de Tracks, de Summer Of Love, de Court-Circuit… Etre en mesure de mettre en oeuvre et de piloter une stratégie web est quand même, il faut le dire, un luxe inouï, et j’espère en être digne.

En attendant, quelques petites infos pratiques :

- ce blog reste ouvert, et plus que jamais.

- la raison sociale [Cup Of Tea] SARL continue également sa vie. Je n’en serais qu’associé, et non gérant. Et je mène jusqu’à leur terme les missions en cours. Marie, ma collaboratrice, reste également en poste, elle a un planning garni.

- euh… d’ici quelques semaines, apéro à prévoir. 

 

31/1/2008

[ Ecosystème web, hypertexte & médias ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:11

Au pied d’un billet de Laurent (qui n’aime pas Le Post.fr contrairement à moi) un excellent commentaire de "tardif" (qu’il se signale ici s’il se reconnait), auquel je souscris presque mot pour mot, et que je reprend in extenso :

"[…] Avez-vous déjà compté le nombre de liens sortants depuis les sites de journaux comme Le Monde, Libération ou Le Figaro ? Il n’y en a pas. Tous ces sites sont des cul-de-sac du web !

Dans les sites de presse classique, il n’y a que le Nouvel Obs qui joue le jeu de proposer une sélection de liens externes pour compléter l’info d’un article.

Tous les autres sites sont refermés sur eux-mêmes et considèrent leur lecteurs comme une sorte de captif, que l’on doit empêcher de partir, retenir prisonnier.

A mon avis, c’est un symptôme très clair de la grande difficulté des journalistes venant du papier à comprendre la logique du net comme un réseau de liens, dont chaque point n’est qu’un noeud, une bifurcation vers ailleurs.

Ils raisonnent en "captage d’attention" du lecteur selon les mêmes techniques professionnelles que sur le papier. Ils ne voient leur site qu’à travers sa Une, comme un journal, alors que leurs statistiques de consultation leurs indiquent pourtant bien que ce n’est pas le chemin d’accès principal (la moitié de leur trafic vient de Google et va directement au coeur du site, le reste se repartit entre l’accès direct à la une, les flux RSS et les liens entrant).

lepost.fr est la première expérience issue de la presse classique a tenter de faire exploser cette vision étriquée des sites de presse. Alors en effet, ça devient une sorte d’auberge espagnole. On va sur le site du Monde, ou de Libé, etc. Mais on passe par celui du Post, de lien en lien, comme sur un blog… et on trouve sur le post.fr tout et n’importe quoi, comme sur n’importe quelle plate-forme de blogs.

C’est un très gros effort intellectuel pour un journaliste venant du papier de comprendre ce fonctionnement radicalement différent de ce qu’il connaît et de ce qu’il maîtrise."

Je me dépense beaucoup et depuis longtemps pour expliquer la logique hypertexte aux éditeurs, rédacteurs, journalistes. Cela fait d’ailleurs l’objet de plusieurs passages de mon livre, parmi lesquels j’ai extrait celui-ci :

"Votre texte est bien souvent un point de départ vers d’autres ressources. Ne vous privez pas de renforcer votre texte par des ressources complémentaires qui seront autant de pistes à explorer pour votre lecteur.

Ne tombez pas dans le piège de ne pas proposer de liens pour « ne pas encourager le lecteur à quitter votre site ». Ce réflexe est contre productif. Quand le lecteur a décidé de changer de page, ce n’est pas en lui murant les portes de sortie que vous allez gagner sa sympathie. Au contraire : jouez le jeu à fond. Faite en sorte de lui faire gagner du temps, en lui permettant de poursuivre son chemin hypertexte.

N’oubliez pas que votre page web n’a de sens que si elle est incluse dans un processus de navigation dans lequel le lecteur va piloter en fonction des incitations et envies. Ne lui rendez pas la navigation compliquée, aidez-le à progresser. Il en tiendra compte dans son jugement envers votre contenu éditorial.

[…]

Pas de texte sur Internet sans liens hypertextes. Internet a popularisé la culture du fragment, sachez vous en servir.

Le lien hypertexte est un indicateur informel de la générosité d’un rédacteur. En proposant des pistes d’approfondissement au lecteur, il démontre ainsi un effort louable d’ouvrir de nouvelles voies d’exploration."

 

26/1/2008

[ Eliot, une bouse logicielle ? ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:47

On sait pas tout sur l’histoire Jerôme K. Mais ce qui semble se profiler, c’est qu’Eliot est un système de busard. Ou bien qu’on a oublié qu’il était utilisé par des salariés faillibles.

Eliot, c’est le nom du système informatique central du marché dérivé action. Il a apparemment l’air aussi efficace pour éviter les risques de courtage qu’Echelon pour empêcher le 11 septembre. Je vous conseille ce passionnant billet de professionnel de la finance, et surtout les nombreux commentaires de spécialistes, dont celui-ci :

J’ai bossé sur Eliot pendant 3 ans, et c’est très simple de prendre un login dans une macro Excel pour insérer une nouvelle contre-partie. La première faille est là. JK a juste récupéré de cette manière des logins car les traders sont toujours attachés à leurs macros, ils ont des équipes de dev dédiés appelés "Commando" qui leur font des macros sur mesure, et les login/password sont en clair dans le code. Pas besoin d’avoir les droits DBO sur la base de données Eliot pour faire des insertions. Pour l’insertion dans BDR, ca ne doit pas être très difficile non plus.

On a un peu parlé avec des gars de SAS (support Eliot), et ils nous ont confirmé que c’est bien ce qu’il s’est passé. Personne n’avait pensé qu’un opérateur pourrait monter un truc pareil, les controles servent à encadrer les opérations et à remonter les risques, pas à detecter les psychopathes en salle.

Tout est dit. Le système n’a pas été prévu pour détecter qu’un jeune trader n’avait pas pris de vacances depuis 2 ans, ni qu’il venait du back-office et avait conservé relations et savoir-faire, et que les login se baladent sur des feuilles excel à la con. Normalement, ça, c’est le boulot des humains, des chefs. Pour ça, normalement, ils perçoivent jusqu’à 10 millions d’euros par an

Mais apparemment, ça n’était pas assez pour s’apercevoir qu’un gars avait pris des positions frauduleuses sur un montant similaire au PIB du Maroc

(sur les blogs d’experts, voir la bonne analyse d’Alain Johannes). 

MISE A JOUR  : je viens de lire le dernier commentaire du billet en question, rien à dire. Le voici in extenso, j’ai graissé les points d’intérêts :

Comment un système informatique supposé contrôler que les employés ne font pas de bêtises peut-il se satisfaire de ne contrôler que la somme des positions fictives et de ses positions réelles et de vérifier qu’elle est nulle, au lieu de calculer la somme des positions réelles, la somme des positions fictives, et d’envoyer une alarme si l’une ou l’autre de ces sommes dépasse la moyenne des sommes des positions réelles et fictives d’autres opérateurs ayant la même limite de 20 millions je crois?

D’autre part, les comment se fait-il que les comptes utilisateurs de Jerome Kerviel (" logins qu’il aurait gardés" n’aient pas étés révoqués lors de son départ du département back office, ou bien les privilèges associés à ces comptes abaissés ?

Comment, alors que l’inputabilité se doît d’être une caractéristique d’un système d’information sécurisé, est-il possible sinon que des opérations effectuées avec ces anciens comptes n’aient pas déclenché des alarmes ?

Alors que les banques se servent couramment des données collectés sur les opération effectuées par leur clients afin de détecter des anomalies dans l’utilisation de leurs cartes/comptes, comment ce fait-il que des logiciels de gestion de risque ne comportent pas de dispositifs de ce type compte-tenu des sommes en jeu ?

Pour finir, quelle est la société qui a développé ces logiciels ?

 

 

 

21/1/2008

[ La Taxe à la con (TALC) ]

Classé dans : — joel ronez @ 3:45

…tout ça pour poursuivre la série des acronymes à la con.

Les gens qui s’occupent du destin de ce pays ont trouvé un truc pour financer leur politique sans augmenter les impôts : les prélèvements forfaitaires au jugé, appelés également "taxes à la con" (TALC).

L’exemple du jour : la taxe sur les hotels pour financer le patrimoine. Dans le même genre, on a eu aussi la taxe sur Internet pour financer la télé publique. Dans le registre encore plus clownesque, on avait eu aussi il y a longtemps la suppression de la Pentecôte pour financer les vieux.

Alors que la gauche a depuis longtemps decrêté son monopole sur les charges sociales et les impots, la droite est en train de faire de la TALC une vraie spécialité. Il est vrai que taxer la consommation est organiquement une vraie politique de droite. Pourquoi ? Parce-que la taxe s’exerce sans rapport avec les revenus, et par définition pèse moins sur les ménages à fort revenus que chez les pauvres (enfin presque : elle part de l’idée primaire que les trucs chers sont achetés par des gens riches, et que plus l’objet est cher donc plus la taxe est importante, donc c’est progressif, vous me suivez? ).

C’est d’ailleurs pourquoi le gouvernement, après des amnisties fiscales, des plafonnements, des baisses de seuil d’impots, etc. tente de nous ramener sur le tapis une hausse de TVA (appelée putassiérement "sociale"). Et que croyez vous que ce soit, le "T" de TVA ?

Le cahier des charges d’une bonne Taxe à la con (TALC):

- elle doit être affectée précisément à un truc, et plutôt à une bonne cause (les vieux, les malades, les bouilleurs de cru, les chefs d’oeuvre en péril, Patrick de Carolis, etc.)

- elle doit porter sur un secteur en rapport, même ténu, avec le sujet. Au besoin, on fera appel à un postulat arbitraire bidon (les gens qui profitent des monuments historiques vont dans les hotels, ceux qui ont Internet regardent des émissions avec, etc.)

- elle doit être "infinitésimale" (en gros, quelques piécettes par rapport au service ou bien sur lequel elle s’exerce). Au niveau macro-économique, c’est toujours moins de pouvoir d’achat, mais l’électeur, lui, ne voit pas la différence. 

- elle doit être temporaire (au moins les 25 premières années)

Je me permet donc de venir au secours du gouvernement qui s’évertue à la quadrature du cercle fiscale pour lui suggérer des nouvelles idées de taxes :

- une taxe sur le PQ et le Canard WC pour financer le retraitement des eaux usées

- une taxe sur le fromage, le beurre et la charcuterie pour financer la lutte sur les maladies coronariennes

- une taxe sur les sodas, pour financer la lutte contre les alcools qui y sont mélangés

- une taxe sur les costards bien coupés pour financer ceux de Nicolas Sarkozy

- une taxe sur les idées pour financer les honoraires de consultants de son gouvernement 

Si vous avez des idées, vous pouvez exercer votre mauvais esprit plus bas dans les commentaires…

 

 

17/1/2008

[ Pendant le cours ]

Classé dans : — joel ronez @ 10:58

Les étudiants d’avant jouaient à la bataille navale, faisaient leurs exos pour le cours d’après ou s’envoyaient des petits mots. Ceux de 2008 prennent des photos du prof (qui comme ses illustres aînés fait semblant de ne pas voir).

joel ronez, cours a escp-eap ms medias

Par Julia, future diplômée du mastère médias ESCP-EAP, où j’interviens sur les médias en ligne.

Une nouvelle pièce à rajouter donc à ma collec de photos de moi en train de parler à des gens devant un tableau (voir aussi , ou mais pas là, car ça n’a rien à voir). 

16/1/2008

[ Modération ]

Classé dans : — joel ronez @ 2:00

Suite à quelques difficultés passagères le mois dernier, j’ai renforcé les outils anti-spams. Cela marche même un peu trop, puisque quasiment tous les commentaires sont modérés a priori. Dès que j’ai 5mn, je règle la molette. En attendant, vous vexez pas, hein ?

[ Une soirée formidable ]

Classé dans : — joel ronez @ 1:54

J’ai fait une near death experience avant-hier : un épisode complet d’une famille formidable, grosse locomotive de TF1.

On ne peut se figurer plus indigente façon de faire de la fiction filmée : les acteurs, à l’exception notable de Bernard Lecocq, toujours impeccable, sont tous mauvais au-dela du raisonnable. Philippe Khorsand a l’air d’être resté dans la pub de la MAAF, et il a un physique si bizarre qu’on est inquiets pour lui. Les dialogues sont d’une pauvreté syntaxique à hurler de rire, et les situations trés souvent grotesques, frisant la crédibilité d’Hélène et les garçons revisité par le scénariste des Charlots font l’Espagne.

Les costumes et les décors sont d’un luxe inouï. Annie Duperey doit par exemple avoir un contrat de placement produit avec un vendeur de nappes provençales dont elle s’évertue à faire des châles. Certains comédiens portent des couleurs qui n’existent même pas chez le marchand, et qui n’existaient pas non plus en 1993, ce qui représente un tour de force dans la création ex nihilo d’une ambiance vestimentaire complète. Les décor sont en carton, et ils ont du dévaliser un entrepôt des meubles Jean-Pierre Delmas.

Le plus amusant est l’écriture audiovisuelle. Le cahier des charges est brillant de simplicité : on filme en fixe la personne qui est en train de parler, et rien d’autres (plans de coupe interdits). L’avantage évident est que les acteurs tournent leurs répliques chacun de leur coté, et que la magie du montage recrée une ambiance trés conviviale, en mettant bout à bout des acteurs intermittents en train de parler à des paper-boards hors-champs.

Parfois, pour sortir de Saint-Germain en Laye, on ose le tournage à l’étranger, pretexte à une collection de paysages somptueux qui coutent pas cher, et qui plaisent toujours à la cible. Il suffit de créer une séquence où toute la famille se rend de Rabat à Ouarzazate en minibus pour filmer 10 minutes de minibus dans le sud-marocain, attention, la bas au loin le bus apparait, puis se rapproche lentement, puis petit à petit, puis depasse, hop travelling, le bus s’éloigne, ça fait toujours ça de gagné en temps. Cela sent à plein nez le film de boule des années 80 où le facteur part de la poste, roule, se gare, monte chez la mère Michel qui a perdu son chat, sonne à la porte, oh monsieur le facteur, c’est un gros paquet que vous avez là, entrez. Cela fait reposer les dards des spectateurs et sert de séparateur entre les scènes chaudes pour l’avance rapide.

Ici, normalement, devrait se trouver un paragraphe enervé où je parlais du summum du conformisme dans le non-conformisme par l’utilisation astucieuse d’homosexuels dans le scénario sensés faire frémir la mégère de Pithiviers, mais attention, hein, des homosexuels bien comme il faut (galeristes ou un peu hétéro quand même), mais j’ai tout perdu par une manip et j’ai la flemme de réécrire. A la fin, je disais que le public qui regardait ça était moins con que les scénaristes l’imaginait.

Mais, pour terminer, et calmer tout le monde, les chiffres de la série lundi 14 janvier: 33% de part d’audience, et 8,3 millions de specateurs. TF1 est leader, et fait 105% de mieux que l’an dernier (source Médiamétrie). Dont acte.

 

[ Bon, ça c’est fait ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:10

Lu chez Superconnasses :

"Ce n’est pas un geste d’art que d’entretenir l’illusion que Beigbeder a des fans qui s’adonnent au plagiat et qu’écrire sous cocaïne, ça marche. Viens là que je te tue ma belle c’est 19 euros, 159 pages d’une logorrhée prétentieuse et bancale et, à la fin, l’envie de se dire qu’en littérature comme ailleurs, on ne bâtit pas d’édifices à coups de phénomènes de mode."

Lire le billet complet.

L’occasion de créer une nouvelle catégorie dans mon pandémonium taxinomique : "bon, ça, c’est fait!" 

7/1/2008

[ Vendredi, c’est fête ]

Classé dans : — joel ronez @ 11:20

7 bonnes raisons de venir à la [Cup Of Tea] Party, vendredi 11 janvier à partir de 18h30 au Baron Rouge (Paris, 12ème).

1 - Je tiens un blog depuis belle lurette, et ne rencontre certains d’entre vous que dans les commentaires

2 - [Cup Of Tea], c’est aussi une SARL de conseil avec des associés, une collaboratrice méritante, et bientôt la traite des stagiaires, et on est aussi à l’aise derrière un comptoir que devant un Powerpoint.

3 - Jeudi, c’est mon anniversaire, et je suis dans l’âge où on ne fête plus l’évènement sans prétextes

4 - J’ai écrit un livre et certains n’ont pas encore fait acte d’achat, donc j’en aurais plein avec moi pour les signer sur un tonneau

5 - C’est la rentrée, et il ne faut pas perdre les bonnes habitudes prises pendant les fêtes (5 fromages et charcuteries différents par jour).

6 - je lance un nouveau concept de rezoting dans des lieux pas hype, sans cartes de visites, et sans rien à vendre (on a trop de taf, de toutes façons on ne vend plus rien)

7 - Le lendemain, c’est samedi.

Bon tu viens ?

Concept : vins au verre (à partir de 2,20) ou en bouteille (une dizaine d’euros), assiette de fromage / charcutaille à 5 balles, direct au comptoir. J’aurais une bouteille sans fond pour ceux qui passeront me faire un coucou (et mes étudiants, car ils sont fauchés). Pas de wifi, ça repose.

RSVP là où vous pouvez (prioritairement Facebook, Twitter ou les autres trucs ringards comme le mail ou le téléphone +33663081012)

Baron Rouge, 1, rue Theophile Roussel, marché d’Aligre, Ledru Rollin (Ligne 8 )
plus d’infos.

21/12/2007

[ Le journalisme contemporain ]

Classé dans : — joel ronez @ 6:59

En 2007, on a enfin vu apparaître des pratiques de journalistes qui vivent le web.

Au web 3, j’ai fait la connaissance d’Alice, journaliste émérite à 20 minutes.fr, avec qui nous avons hanté le buffet (elle a réussi a avoir de la raclette, pas moi). Alice pratique une forme de journalisme que je qualifierais de contemporain : elle mène des interviews via Twitter (auxquelles je réponds, en râlant, par la négative comme certains) qui font ensuite des bons papiers, ou s’intéresse à des choses de la vie numérique toutes bêtes mais qui font des vrais sujets.

Cet article sur les “status line” est le prototype de sujet qu’on ne trouvait il y a peu uniquement dans les blogs, et qu’on peut lire maintenant dans ce type de medias en ligne d’information populaire, grâce aux journalistes qui utilisent leur agilité numérique pour travailler (et aussi un peu grâce à des redac chef qui essaient de parler l’Internet fluently, bravo Johan).

On n’en est qu’au début, tout est à inventer : les formats, les sujets, les technos, les outils, les codes, les modes d’organisation etc. Vous n’imaginez même pas à quel point le lecteur passionné d’écrit que je suis se joint complaisamment au consultant spécialisé en média et avisé que je suis aussi pour se pâmer de joie devant une année 2008 qui s’annonce abondante…

Lors d’un récent séminaire que j’ai animé pour la rédaction de L’Express.fr, j’avais notamment insisté sincérement sur les raisons qu’un journaliste web avait de se réjouir (plutot que de déprimer en déplorant qu’on lui faisait faire le SR du papier, ou du bâtonnage de dépêches).

Mon avis est d’une part qu’Internet est un moyen unique dans l’histoire de la profession pour collecter des informations différemment, choisir et trouver des sujets, des angles, recouper et obtenir des données. Et d’autres part qu’Internet représente un champs à investir, notamment dans la possibilité qu’on a à trouver des informations qui n’existent que grâce à ce média (impossible de retrouver sur le site du Parisien le magnifique contre-exemple du dossier de mercredi : “Internet : la menace” ou un truc comme ça… avec deux pages de ragots purulents et putassiers sur des pédophiles, des nazis et des arnaques à la carte bleue en veux-tu en voila, indigne du titre…).

Il y a effectivement des bonnes raisons d’être optimistes. Pour être intervenu au CFJ, j’étais dans un premier temps étonné par leur conformisme, et on en avait même parlé ensemble, on s’était même bien engueulé en cours. Lors du Web 3, ils ont tenu un journal en ligne, et se sont confronté au direct. Lors du debrief, j’ai notamment reproché la difficulté qu’ils avaient eu à s’inscrire dans une bonne temporalité (en gros : ils ont fait des bons articles papiers, mais ne nous ont pas fait vivre l’évènement, n’ont pas exploités les possibilités du direct,). Mais j’ai adoré leur fil Twitter (alors que pendant les cours, je m’étais fait moquer avec mon tchat en moins bien, et que ça avait tourné à la récré…) et j’en aurait lu d’avantage. Et la plupart sont d’accord pour dire qu’ils ont pris leur pied à bosser en ligne, avec de l’adrenaline, de la bidouille, de la débrouille, mais une façon différente de vivre l’information.

Rappel : [Cup Of Tea] tient un wiki de veille sur les formats éditoriaux innovants. C’est par la, et vous pouvez jouer vous aussi.

Pas de conclusion, je vais faire le diner de Noël de [Cup Of Tea] avec quelque convives choisis de mon environement professionnel, tout de suite là maintenant.

J’en profiterais pour boire à votre santé, chers et fidèles amis lecteurs. Que 2008 vous rende beaux, charmants, intégres, généreux, omniscients, attentifs, jouisseurs, joviaux, productifs, fiables, inteligents, drôles, créatifs et créateurs.

Et que vos verbes soient en joie.

[ Blacklisté ! ]

Classé dans : — joel ronez @ 12:53

Ca m’arrive à moi, qui exploite une petite plate-forme artisanale et conforme au développement durable des bons usages de la nétiquette de l’Internet : je suis blacklisté de l’index de Google.

C’est a priori trop d’honneur, ou bien une couille technique. Mais il faut bien se rendre à l’évidence, j’ai cherché partout : ce blog est carrément absent de l’index de Google, et ce depuis quelques semaines apparemment. Mon site pro, sous le “www”, reste lui indexé. Et mon Page Rank reste (provisoirement ?) à 5/10.
J’ai mis du temps à m’en apercevoir, car le nombre de visites restait lui constant. Ce qui au passage, me rassure sur la fidélité des visiteurs, consultant beaucoup ce blog via Feedburner, Netvibes, et autres agrégateurs RSS.

Je suis un peu dépité, et surtout un peu interloqué. Le spamdexing de fait pas partie de mes pratiques, et je ne crois pas avoir lancé des attaques de trackbacks, ni installé un norobot dans mes templates…

Quelqu’un a une idée ?

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